Emploi, apprentissage, inégalités : l'alerte de la Cour des comptes sur les jeunes
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Le président de la Cour des compte, Pierre Moscovici.
Reuters
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La jeunesse française est-elle le parent pauvre des politiques publiques ? Dans son épais rapport annuel de près de 600 pages dévoilé ce mercredi 19 mars, la Cour des comptes dresse un état des lieux préoccupant de la jeunesse âgée de 15 à 25 ans.
Reconnaissant que « beaucoup d'efforts ont été faits » pour cette catégorie, le président de la Cour des comptes a relevé « des disparités énormes » entre les départements en matière d'accès à la formation, l'enseignement supérieur, le logement et l'emploi.
Le document a été remis le jour même au président de la République Emmanuel Macron « dans un contexte préoccupant pour les finances publiques », a-t-il rappelé. Empêtrée dans un déficit record à 6 %, la France va devoir financer une montagne d'investissements dans la défense alors que le contexte géopolitique se dégrade sur le Vieux Continent.
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Confrontée à une fragmentation des mesures et dispositifs, la Cour des Comptes a fourni pour la première fois une estimation des dépenses de l'État allouées aux jeunes : 53,4 milliards d'euros. « Ce chiffrage inédit ne prend pas en compte les dépenses des collectivités et de la protection sociale », a rappelé Pierre Moscovici. Les magistrats soulignent le manque de lisibilité budgétaire dans les politiques publiques consacrées à la jeunesse dans leurs travaux.