Après les législatives, le roi Macron est nu !

Marc Endeweld
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Photo d'illustration
PHILIPPE WOJAZER

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Il aura donc fallu trois jours pour qu'Emmanuel Macron réagisse aux résultats des élections législatives. Dans son intervention télévisée, le président a mis un terme aux rumeurs et propositions autour d'un éventuel gouvernement d'union national. Droit dans ses bottes, il a tenu à dire que les Français l'avaient élu sur « un projet clair », oubliant un peu vite que nombre d'entre eux avait plutôt utilisé un bulletin Macron contre Marine Le Pen. C'est justement en grande partie les conditions de cette réélection présidentielle qui explique le résultat sous forme d'impasse des élections législatives.
Emmanuel Macron n'en a cure. L'hyper président préfère parier sur un élargissement de sa majorité pour l'instant toute relative. Et comme à son habitude, il préfère renvoyer la balle de la responsabilité à ses opposants. En leur donnant un ultimatum de 48 heures ! Chez Emmanuel Macron, l'irresponsabilité juridique d'un président doit donc s'élargir à la politique... Depuis le soir du second tour, c'est pourtant la panique à l'Elysée et au sein de la macronie. Les discours contradictoires se multiplient. « Ils sont en train de couler », flingue un ancien du quinquennat Macron. « Les mecs sont en PLS », dit un autre « ex ». Le château de cartes de la macronie serait-il en train de s'écrouler sous nos yeux ?
Dans le camp présidentiel, Alexis Kohler, le puissant secrétaire général de l'Elysée, est la cible de toutes les critiques. Comme La Tribune le dévoilait la semaine dernière, les tensions se sont multipliées depuis la présidentielle entre le président et son principal collaborateur. C'est à ce dernier qu'on doit d'ailleurs le tir de barrage contre Catherine Vautrin, la présidente de l'agglomération de Reims qui avait été choisie initialement par Emmanuel Macron pour remplacer Jean Castex à Matignon.
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Pour Alexis Kohler, l'heure est tellement grave qu'Ismaël Emelien a cru bon venir à son secours en parlant en « on » à l'Opinion : « Quand on affaiblit le principal collaborateur du président, on affaiblit le président », estime l'ancien conseiller stratégie d'Emmanuel Macron. Une tentative de sauvetage qui pourrait au contraire sceller le sort d'Alexis Kohler. Il est en effet de notoriété publique que le président déteste toute pression médiatique ou qu'un de ses collaborateurs puisse se retrouver dans la lumière...
Marc Endeweld