Ce sera une négociation « flash », résume la CFDT. Et pour cause, syndicats et patronat ont moins d'un mois pour se mettre d'accord. Michel Barnier leur a laissé jusqu'au 15 novembre. Un véritable défi pour les partenaires sociaux qui doivent trouver des compromis pour réformer les règles du régime d'assurance chômage, et notamment l'emploi des seniors, là où ils avaient précisément échoué au printemps dernier.
Aussi, syndicats comme patronat retrouvent-ils le chemin de la négociation avec un fort sentiment de responsabilités. Ils savent qu'ils n'ont pas le droit à l'échec. Certes, le Premier ministre leur a proposé, au nom du dialogue social, de les remettre au centre du dossier, mais non sans quelques pressions. S'ils échouent, Matignon reprendra la main. Et l'exécutif a posé un cadre financier. Charge à eux de réformer le régime de l'assurance chômage, dans un contexte économique bien plus contraint que précédemment. A la clé ? Réaliser, au moins, 440 millions d'économies par an.