Retraites, assurance chômage : Astrid Panosyan-Bouvet veut être une ministre plus sociale

Fanny Guinochet
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La nouvelle ministre du Travail, Astrid Panosyan-Bouvet.
Reuters

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La nouvelle ministre du Travail, Astrid Panosyan-Bouvet.
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C'est dans un hall bondé, rue de Ségur dans le VIe arrondissement, qu'Astrid Panosyan-Bouvet a prononcé ses premiers mots en tant que ministre du Travail et de l'Emploi. Emue, cette proche d'Emmanuel Macron a d'emblée voulu inscrire son action en se démarquant des objectifs de performance affichés ces dernières années : « Le plein emploi ne doit pas être la seule priorité », a -t-elle asséné.
Et de poursuivre, « la réforme de l'assurance chômage n'est pas une urgence ». Autrement dit, il s'agit d'une véritable rupture avec la position du gouvernement précédent. Gabriel Attal, à Matignon, comme Bruno Le Maire à Bercy, n'avaient de cesse, avant la dissolution, de marteler que le durcissement des droits des demandeurs d'emploi devait se faire sans attendre.
Certes, Astrid Panosyan-Bouvet n'a pas précisé ses intentions concernant la réforme de l'assurance chômage suspendue entre les deux-tours des élections législatives, mais alors qu'elle était députée de Paris, elle s'était démarquée en montant au créneau contre le gouvernement, jugeant la réforme trop rude, notamment pour les seniors.
Ce lundi 23 septembre, lors de la passation de pouvoir, la nouvelle ministre n'a pas hésité à apporter une touche plus sociale : « le plein emploi n'est pas le travail, il ne dit rien de sa réalité individuelle et subjective... le travail, est un lieu de construction de l'estime de soi et du lien social, le moyen d'une vie digne et décente ». Et de mettre en avant la qualité du travail et ses conditions d'exercice, quitte à faire un pas de côté avec la promesse d'Emmanuel Macron d'atteindre le plein emploi à la fin de son quinquennat.
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D'ailleurs voulant donner de la chair à son discours, elle s'est adressée à des travailleurs, chefs d'entreprise, demandeurs d'emploi... dont elle a égrené les prénoms et les lieux : « Je pense à Delphine, à Paris, qui en dépit de de son expérience et de sa motivation, à 50 ans passés, n'arrive plus à trouver d'emploi à la mesure de ses compétences et de ses envies. Je pense au dirigeant d'une grande usine de maquillage dans la campagne de Lassigny, et à celui d'une PME de remorques industrielles dans la périphérie de Compiègne qui ont les mêmes difficultés de recrutement...»
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Fanny Guinochet