Au Salon de l'agriculture, de grandes concessions aux syndicats
Giulietta Gamberini
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Emmanuel Macron, au salon de l'agriculture le samedi 24 février 2024.
Christophe PETIT TESSON / POOL / AFP
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Emmanuel Macron, au salon de l'agriculture le samedi 24 février 2024.
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De nouvelles annonces,
et de taille. C'est ce qu'ont encore obtenu les agriculteurs samedi matin avant la visite très chahutée du président de la République au Salon international de l'agriculture. L'une des principales concessions : la mise en place d'un prix plancher au-dessous duquel les transformateurs ne pourront pas acheter aux producteurs leurs aliments et les distributeurs ne pourront pas non plus les vendre.
« C'est la chose la plus engageante qu'on ait jamais faite »,
a souligné Emmanuel Macron lui-même lors d'un débat avec des délégations des syndicats agricoles.
Ces prix correspondront aux indicateurs des coûts de production que chaque filière aurait déjà dû élaborer en vertu de la loi Egalim 2 de 2021 mais que certaines professions n'ont pas encore définis, a expliqué le président. La mesure figurera dans un projet de loi consacré à une révision des lois Egalim et déjà promis par le Premier ministre mercredi. Ce projet sera rédigé à l'issue d'une mission d'évaluation confiée à deux députés, Alexis Izard et
Anne-Laure Babault. L'objectif est que la mesure puisse s'appliquer aux négociations commerciales de 2025.À lire également
À plus court terme, afin de calmer l'exaspération des agriculteurs confrontés à une hausse de leurs charges non compensée par de meilleurs revenus, le président a promis le lancement d'un plan d'urgence sur la trésorerie. Dès demain, le gouvernement amorcera la définition d'un cadre national avec l'ensemble des acteurs concernés. En même temps, un recensement local sera lancé par chaque préfecture pour identifier les situations les plus difficiles. Le plan d'urgence ne concernera d'ailleurs pas que les agriculteurs, mais aussi d'autres secteurs en crise comme le BTP, a précisé Emmanuel Macron.
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