Baisse des dépenses publiques : au lieu de tout raboter, si on sélectionnait ?

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En 2015, les dépenses publiques atteignaient 57% du PIB, soit près de 10 points de plus que la moyenne de l'OCDE.
En 2015, les dépenses publiques atteignaient 57% du PIB, soit près de 10 points de plus que la moyenne de l'OCDE. (Crédits : Charles Platiau)
Historiquement, la politique de la France en matière budgétaire s'est résumée à couper dans la dépense, sans grands résultats. Dans une note publiée ce jeudi, le Conseil d'analyse économique préconise une autre méthode : celle de cibler les priorités de l'action publique, en délaissant les pans inefficaces, le tout, couplé à un programme d'investissement temporaire.

Obsession des gouvernements successifs depuis maintenant 30 ans, la baisse des dépenses publiques* n'advient toujours pas. En 2015, elles atteignaient 57% du PIB, soit près de 10 points de plus que la moyenne de l'OCDE. Seuls le Danemark et la Finlande dépensent autant. Dans une période de croissance molle, l'entretien de cette situation risque de conduire à une aggravation du niveau de la dette qui avoisine aujourd'hui les 100% du PIB. La France devrait consacrer 42 milliards d'euros au remboursement des intérêts de la dette en 2017, soit cinq fois le budget de la Justice a rappelé Edouard Philippe lors de son discours de politique générale. S'ils veulent se dégager des marges de manœuvre, les pouvoirs publics doivent résoudre la problématique de gestion des dépenses publiques.

Il faut donc agir. Certes, mais comment ? Qu'elle soit dirigée par la droite ou par la gauche, la France a historiquement opté pour la politique du "rabot", à savoir des coupes égales dans les postes de dépenses, à l'image du fameux "non remplacement d'un fonctionnaire sur deux", sans grande efficacité. C'est pourquoi le Conseil d'analyse économique (CAE), organe placé sous l'égide de Matignon chargé de réaliser des analyses économiques indépendantes, a réfléchi à une solution alternative. Dans la note "Quelle stratégie pour les dépenses publiques ?", rendue publique ce jeudi, les économistes proposent une méthode basée sur une redéfinition du périmètre de l'action publique. Explications.

"Qu'est-ce qu'on ne finance pas ?"

D'abord les auteurs ont cherché à identifier d'où provient cette hausse des dépenses. Entre 1978 et 2014, le poids des dépenses de l'administration centrale dans le PIB est resté stable (20%), quand celui des administrations locales a pris quatre points du fait de la politique de décentralisation (de 7% à 11%). A noter d'ailleurs que la part de l'emploi public dans l'emploi total en 2013 est plus faible en France que dans des pays comme le Canada, qui ont pourtant réussi à baisser leurs dépenses publiques. La réduction drastique des effectifs, comme certains le préconisent, ne serait donc pas efficace.

En revanche, les dépenses de la sécurité sociale ont plus fortement progressé, passant de 19% à 26% du PIB sur la période, selon les chiffres de l'Insee. En 2015, la France a dépensé plus dans tous les domaines (santé, enseignement, etc.) que la moyenne de la zone euro, mais particulièrement dans la protection sociale, où l'écart avec ses voisins représente environ 4,5 points de PIB. Les auteurs de la note du CAE estiment alors que les pouvoirs publics doivent revoir, dans le détail, leurs domaines d'intervention, quitte à en abandonner certains.

"Il faut une discussion au plus haut niveau de l'Etat sur : qu'est-ce qu'on finance et qu'est-ce qu'on ne finance pas ? Puis mettre en place des dispositifs compensatoires de substitution à court terme pour éviter que 'les perdants' soient les ménages les plus pauvres", résume Xavier Ragot, président de l'OFCE et co-auteur de la note du CAE.

En clair, il s'agit de lancer une grande concertation pour trier les dépenses inefficaces, et ne cibler que celles qui sont ou seront utiles. Par exemple, l'aide au logement, mentionnée par Edouard Philippe lors de son discours de politique générale, est souvent accusée de contribuer à la hausse des loyers. L'idée serait alors de la supprimer progressivement, tout en lançant parallèlement, à titre compensatoire, un plan d'investissement dans la construction de logements étudiants. Ce type de dispositif de substitution permet de compenser les effets récessifs à court terme des décisions de baisse structurelle des dépenses publiques.

"Il ne manque qu'un arbitrage politique"

Pour développer cette proposition, les auteurs se sont inspirés des expériences menées dans d'autres pays. Leur constat est sans appel : "ceux qui ont réussi [à baisser durablement leurs dépenses publiques]ont été plus sélectifs", assure Dominique Bureau, délégué général du Conseil économique pour le développement durable (CEDD) et co-auteur de la note. "Par exemple, l'Allemagne a réduit ses dépenses, mais a augmenté celles de l'Education, alors que la stratégie française a toujours été d'échapper à l'examen du contenu des dépenses", déplore-t-il.

Les auteurs recommandent à Matignon de placer ce travail d'examen et de ciblage en haut de l'agenda politique et, sur le modèle vanté du Canada, d'associer ministres et directeurs d'administration dans la définition de ce nouveau périmètre de l'action publique. "Les travaux économiques pour mener à bien cette transformation existent déjà", estime la présidente déléguée du CAE, Agnès Bénassy-Quéré. "Il ne manque qu'un arbitrage politique."

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*Les dépenses publiques regroupent les dépenses des administrations centrales et locales, ainsi que celles de la sécurité sociale.

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Commentaires
a écrit le 10/07/2017 à 13:36 :
Hé oui la grande question est: ou part l'argent?
Car ça en fait, principalement avec la TVA (rentre t'elle bien?)
Bon on voit bien quelques gaspillages, des voitures capables de faire le bonheur d'un manant pendant 10 ans bradées aux domaines.
Le don à titre gracieux d'autoroutes (on fait quoi des déjà bien mous de la DDR)
Et la sous-traitance?
Je sais il ne faut jamais remettre au lendemain ce qu'on peut faire faire par les autres le jour même.
Qu'est-ce qui interdit au "fonctionnaire" de passer le balai de son lieu de travail alors qu'il ne bosse pas toute la journée?
Une anecdote intéressante, vu dans un rapport municipal le pret d'une personne pour faire le ménage à la gendarmerie.
On en est rendus au point de tout sous-traiter y compris chez les militaires, je suis même passé il y a quelques années sur un site sensible (très) gardé par des vigiles.
Heureusement pas d'espionnage supposé.(j'espère)
Le système est rongé de partout, on commence par ne plus rien sous-traiter, mettre les fonctionnaires au boulot (tous les boulots ça s'appelle de la polyvalence) et la les économies vont tomber, enfin pas tout de suite, on doit souvent 1 ans aux sous-traitants comme ça le fonctionnaire responsable du truc a le doigt dans l'engrenage.
a écrit le 08/07/2017 à 11:03 :
Il faut supprimer l'article 63 alors... Pour éviter la concurrence déloyale et l'esclavagisme moderne....
Revoir les termes de l'Europe au niveau économique, ceux qui ont plus comme l'Allemagne aide à la dette grec (c'est un exemple) c'est à eux de montrer l'exemple : pour la solidarité.
Ensuite ça va être dure pour la France de "réparer" les dégâts des socialistes depuis 1981...bon courage.
Il aurait pas du appellera le PS le PS mais plutôt ça ressemble au PS mais c'est pas du PS. Tout dans les apparences et rien dans l'authenticité. La plus grosse arnaque social du millénaire.
a écrit le 08/07/2017 à 8:00 :
Parler de la baisse des dépenses publiques permet d'en masquer la hausse vertigineuse illustrée par le doublement du nombre de fonctionnaires depuis 1981. Passer de la France assistée à la France en marche est seulement une question de stratégie. Le rabot et les ronds de cuir étaient le lot nos politiques très majoritairement issus de la fonction publique avant 2017.
a écrit le 07/07/2017 à 23:30 :
C' est l' UE qui ...enrichit la nation française la nation française et la France doit se mettre au pas de l' oie...

Il a raison Philippe le Rabot, l' européïste, raison sur tout. Moi, j’adore l’UE, et surtout l’article 63 du TUE ! Cet article dit qu’il est impossible aux états membres d’empêcher la libre circulation des marchandises et des capitaux entre les pays membres et avec les pays tiers de l’UE. Cet article est génial car il permet les délocalisations ! Et ça c’est super car au lieu de produire en France, n’importe quel patron peut délocaliser son usine dans n’importe quel pays ou les ouvriers sont payés un euro de la journée ! C’est vraiment super cet article, car ça désindustrialise notre pays et génère encore plus de chômage ! Vraiment on ne pouvait rêver mieux pour l’économie française ! Vraiment ces articles des traités de Lisbonne, mieux on les connait, plus on aime l’Europe ! Enfin, on ne va quand même pas continuer à salarier des français ! Et pourquoi pas les soigner gratuitement non plus ? Ou même leur donner une éducation gratuitement pendant qu’on y est ? Les Français ce qu’ils veulent, c’est plus de
Réponse de le 11/07/2017 à 17:02 :
Cela ne date pas du traité de Lisbonne mais des traités des années 80 du marché unique.
C'est sans doute trop compliqué pour vous, mais c'est un marché gagnant-gagnant.
Les consommateurs peuvent aussi payer moins chers leurs produits, et l'on exporte plus facilement.
L'ensemble est économiquement plus efficace, plus fort en termes de négociations commerciales.
a écrit le 07/07/2017 à 18:52 :
Baisse des dépenses publiques : au lieu de tout raboter, si on sélectionnait ?

Oui en effet, il faut imposer une CURE drastique immédiate aux catégories qui plombent la Nation Française tant leur coûts exorbitants que leur inefficacité :

par exemple,

les HAUTS fonctionnaires : ce sont surtout les hauts fonctionnaires et leurs grands chefs petits chefs avec leurs bureaux luxueux et leurs trains de vie ruineux auxquels il faut couper tous les avantages, et compresser leurs grilles de salaires et réduire la taille de leurs bureaux et de leurs appartements de fonction

a l'évidence ce sont nos hauts fonctionnaires qui ont produits et qui font appliquer tous ces règlements alambiqués absurdes que personne ne comprends et qui in finé sont très contre-productifs

autre exemple :

les structures para publiques pléthoriques, ruineuses, impotentes et in finé inutiles :

il convient de réduire de 75 % les effectifs de toutes les structures parapubliques inutiles contreproductives qui sont devenues obèses ces 20 dernières années

donc établir un régime ultra sec pour les CCI blas blas banquets qui portent les échecs de l'industrie et du Commerce durant ces 20 dernières années,

et vendre leurs biens immobiliers luxueux ruineux, reprendre leurs énormes sommes en cash dans les organismes de finance et d'assurance

donc établir un régime ultra sec pour les Agences blas blas banquets inutiles et contreproductives, agences Nationales, Régionales, Départementales, Agglomérationales, Métropolonationales... etc...

donc établir un régime ultra sec pour les faux centres de faux experts auto-proclammés bons à rien mauvais à tout

il faut dégraisser le mamouth des structures parapubliques qui ont engendré tous les échecs de la France
a écrit le 07/07/2017 à 14:56 :
De l’adaptation à l’économie et à la société actuelle et du bon usage du pouvoir.

L’efficacité est liée à un niveau d'expertise et de spécialisation, tout autant qu'à une organisation simple et adaptative aux changements.
C'est toute l'organisation et les missions qui sont à définir clairement, une forme de démarche projets avec des objectifs à atteindre. Pas du rendement et du chiffre "bêtes et méchants", mais essentiellement des objectifs qualitatifs, puisque les coûts semblent figés à court terme, autant en avoir pour son argent.
Dans le privé, dans la plus part des entreprises et de grands groupes, cela fait des décennies que l'on a participé à ces évolutions majeures. Evolutions qui ont permis de s’adapter et à devenir plus performants. J'ai l'impression qu’il n’y a eu rien d’équivalent dans la secteur public, à part des cas d'objectifs modestes fixés par des instances de régulation.
Certes, le secteur public a au moins le mérite d'avoir continué à fonctionner, malgré les coups de volants à gauche et à droite et à des changements de ministres (il y a eu de sacrés chauffards aux commandes et parfois des irresponsables), mais à quel prix ?
Du coup, on peut parfois lui reprocher un manque d'efficacité ou de cohérence, mais qui en sont les responsables ? Les simples fonctionnaires qui font leur travail et sont soumis à des pressions quasi permanentes, ou la hiérarchie déresponsabilisée et en partie auto-protégée ?

Comment améliorer les choses et « assainir » ?
Public ou privé, il y a des principes d’égalité et d’intégrité à respecter, sous peine de dérive.
Améliorer n’est pas le souci, il suffit comme indiqué dans l’article de mener les réformes structurelles et de compenser les effets trop dévastateurs pour l’équilibre social.

Le principal problème est ailleurs, généré par plusieurs décennies de méthode "open bar". C’est d’avoir laissé se former et dériver des groupes ou réseaux, qui ont pu parasiter le système pendant longtemps et user du bien commun pour des intérêts privés. Ont-ils intérêt à ce que cela change et d’ailleurs ne bénéficient ils pas d’une forme de complaisance ou d’impunité, accordées de fait à tout fonctionnaire ou élu ?
Ce à quoi on assiste actuellement, c’est à une forme de concentration des pouvoirs, privilégiant l’administratif sur le législatif, le répressif sur le préventif.
Cela peut être efficace, comme se montrer extrêmement dangereux pour la démocratie.

Déjà cela présuppose l'exemplarité !
Sinon des contrepouvoirs et des instances de contrôle totalement indépendantes sont toujours indispensables, y compris les médias. A trop concentrer les pouvoirs et à s’entourer de béni-oui-oui revient à ne plus admettre la critique et plus rien ne garantit l’équité et que les bonnes décisions soient prises.

Pour connaitre le sens de la politique menée, il faudrait savoir ce qu’ont prédit les oracles du mont olympe, d’ailleurs quels sont leurs intérêts ?
a écrit le 07/07/2017 à 12:11 :
BRAVO, la conclusion logique de cet article serait donc de supprimer cet organisme (le CAE). En effet, payer des fonctionnaires de très haut niveau pour énoncer des truismes que tout chef d'entreprise petite , moyenne ou grosse applique tout les jours relève d'une incompétence évidente.
Malheureusement, tous ces hauts personnages ne vont pas scier la branche sur laquelle ils se sont perchés comme le corbeau de la fable avec son fromage. quand va-t-on arriver à les faire chanter.....?
Réponse de le 07/07/2017 à 15:45 :
D'accord, mais où thouver le Renard?
a écrit le 07/07/2017 à 10:51 :
Il faut une loi restrictive obligeant le collectivités locales à baisser leur train de vie, façon de les obliger à baisser les impôts locaux. Tout le monde doit être maintenant à la manœuvre des économies !!!
a écrit le 07/07/2017 à 10:20 :
Un article écrit par un gauchiste favorable au public ! Seul la Corée du Nord fait mieux en matière d'emploi public que la France et non le Canada (lol). Il a été démontré que la réduction de la dépense publique des administrations et de sureffectif de fonctionnaires se traduisait par une augmentation de la croissance. Il faut avoir tout simplement le courage de dire la vérité : mettre fin à l'absentéisme culturel chez les fonctionnaires et à particulier chez les enseignants, augmentation des heures de travail des agents comme dans le privé chu, police, enseignants tous les fonctionnaires !!! revoir le mode de calcul des soi-disant heures de travail qui est aberrant en particulier chu, police, fermeture d'administrations sans utilités ou en doublons, licenciement sec des agents sans tâches de travail surtout dans la territoriale, etc, tec, etc... Mettre fin une fois pour toute à la gestion bananière de l'état et des services publics... Avec une dette explosive, il faut avoir le courage de la vérité et de taper dans le dur quitte à se confronter à cette mafia des syndicats du publics !!!!!
Réponse de le 07/07/2017 à 12:00 :
Non les enseignants ne sont pas les fainéants que vous dénoncez, venez assister à une heure de cours dans un quartier "sensible", vous comprendrez !
Réponse de le 07/07/2017 à 14:29 :
Vous refusez toutes les analyses qui vont à l'encontre de vos croyances !
Cela fait une décennie que les gouvernements rognent sur les effectifs et le budget de la fonction publique d'Etat sans que ne baisse la dette avec toutes les conséquences que cela a engendré: la réduction des services du renseignement en pleine menace terroriste. Après vous viendrez critiquer les forces de l'ordre parce qu'elles n'arrivent pas assurer votre protection!!!!!
La fraude fiscale,elle, (90 milliards par an) est la plus grosse dépense de l'Etat avec l'évasion fiscale! Ne pourrait-on pas s'atteler à en récupérer une partie! Ah mais non, les grandes entreprises pourraient faire de chantage à la délocalisation. C'est tellement mieux de sacrifier la santé, l'ordre, l'éducation et la justice.
Réponse de le 07/07/2017 à 16:15 :
100 % d'accord avec yugduaner. Il faut en finir avec cette idée fausse des enseignants tranquilles. D'ailleurs nombre de places sont vacantes et les candidats peuvent présenter les concours. Après il y a la réalité du quotidien d'aujourd'hui, où les enseignants sont coincés entre élèves plus que turbulents et non éduqués, administration sclérosée et ubuesque, programmes déments bien souvent et parents s'imaginant trop souvent d'avoir Einstein à la maison
a écrit le 07/07/2017 à 9:19 :
La comparaison de la France avec le Danemark, la Finlande ou même le Canada n'est absolument pas pertinente voir même provoque des confusions... Que ce soit en terme de PIB par habitant, en taux de chômage, en ressources ou en habitant par Km², la France est loin derrière. On peut faire des comparaisons en évitant de prendre de mauvais exemples.

Si les dépenses public sont si élevés en rapport avec son PIB, c'est qu'il y a un taux de chômage plutôt élevé, donc les services public sont plus sollicités que si ces chômeurs étaient salariés.

Le conseil économique offre une piste intéressante, mais il faut garder a l'esprit que le rôle des services public n'est pas d'être rentable, il est là pour maintenir l'ordre public collecter l'impôt etc.. On peut travailler pour qu'ils coutent moins cher oui, mais pas en faire un bouc émissaire pour dissimuler des intensions de transfert d'argent vers la finance.
a écrit le 07/07/2017 à 9:13 :
Excellente idee mais il faut avoir du courage. Car si vous coupez dans un domaine, vous allez avoir tout ceux qui en vivent qui vont hurler !
Par ex tailler dans les subventions a l immobilier (supprimer PTZ, APL et PInel) va faire hurler les promoteurs et le BTP. Supprimer le regime des intermittent du spectacle va generer des manifs tres televisuelles. Tailler dans les subvention de la FNSEA geremer des ependage de purin dans les sous prefectures .... Limiter les depenses de sante fait hurler les medecins (perte de CA) et les vieux (qui profitent des remboursements)
Réponse de le 07/07/2017 à 14:31 :
Quelle découverte! les autres ne pensent qu'à leurs intérêts, tout comme vous !
a écrit le 07/07/2017 à 8:58 :
Merci beaucoup pour cet article qui met du coup l'incompétence des politiciens sous leurs nez et surtout leur unique volonté d'affaiblir l'état afin de le dépecer et le revendre aux privés.

Si le but de l'austérité c'était de retrouver de la croissance ou de faire prospérer le pays jamais nous ne la subirions.

Voilà où nous en sommes, nos politiciens sont des terroristes.
a écrit le 07/07/2017 à 7:31 :
Ce qui a évité ce sont les dépenses inutiles de communication!
a écrit le 07/07/2017 à 7:04 :
1ère solution : vérifier la cohérence des prix lors des appels d'offres pour marché public et ne pas payer n'importe quoi. Les dirigeants de la fonction publique semblent totalement déconnectés du marché et les prix surgonflés. Soit ils n'y connaissent vraiment rien soit c'est pour favoriser leur petits copains qui vont obtenir le marché via un dessous de table.
2ème solution : faire un grand nettoyage du personnel dans les collectivités, département et région. Quand on voit le salaire de certains (50k€/mois) et que ces fonctionnaires viennent faire la morale à des chefs d'entreprises sur leur bonus ...!!!
a écrit le 07/07/2017 à 1:41 :
Ben oui il faut faire des choix, la puissance publique à vouloir trop en faire ne fait plus ses missions principales comme il faut et en plus à un prix prohibitif. Nous n'en avons pas pour notre argent.
Sorti du régalien, il faut faire de la délégation de service et mettre dans les contrats des conditions d'exécution et les pénalités en cas de manquement. Il faudra toujours payer, peut être même facilement plus, mais fini le non management des ressources humaines, fini l absentéisme, fini l'emploi à vie donc in fine bravo les économies.
Pour paraphraser Madelin, pour faire des économies, il faut faire de l'économie.

Une fois qu on a fait ce "bout" là, on passe à la sécu, retraite selon les mêmes principes contractuels (obligation de prestation sinon grosse pénalité).
a écrit le 06/07/2017 à 22:38 :
Le système public est à bout de souffle, il faut réformer mais dans "l'équité" beaucoup abuse du système de sécurité sociale, par ailleurs la sécurité sociale et l'OMS ne sont pas cohérent (transparent) sur certains sujets, alors que ça permettrait de faire une meilleure prévention pour informer les populations donc des économies.
Ensuite le secteur de l'éducation : c'est du n'importe quoi depuis 10 ans, comme un jeu entre LR et PS, du ping-pong au détriment des enseignants et des enfants(classes hyper sur chargées) . L'éducation est autant importante que le budget de la défense sauf pour ceux qui pensent que à part les Élites, le "reste" c'est Rien. Mais non à ce niveau, on peut rien pour ceux qui pensent que leur vie est au-dessus des autres vies, c'est juste de l'égoïsme et de l'aveuglement car finalement tout le monde mérite la dignité, la liberté et le respect de sa vie.
a écrit le 06/07/2017 à 22:31 :
Bien sûr qu'il existe des "missions" qui sont injustifiables, que personne ne comprend, qui n'apportent rien à la compétitivité de la France, et que personne n'accepterait de financer si la question était clairement posée. il faut en faire la revue, et supprimer les choses que l'on ne comprend pas. Beaucoup de missions, ou d'agents, ne devraient être mis(e)s en place que le temps d'une Présidence, et ne perdurer qu'avec un nouvel engagement, et non pas tant que personne ne s'y intéresse. la limite de l'exercice est qu'il est impossible de se défaire d'un fonctionnaire, et que quand on le met à la retraite, il coute la même chose à l'état..
a écrit le 06/07/2017 à 21:39 :
Il faut surtout arrêter de tourner autour du pot et cibler enfin ouvertement l'Education Nationale. Trop d'enseignants qui forment toujours davantage de chômeurs lesquels, auparavant, ne trouvent même plus de place en universités et obligent à pratiquer le tirage au sort et à envisager de rétablir des examens d'entrée à l'université. Le tout à la place d'un bac généralisé qui n'a plus aucune valeur mais condamne à l'infamie les rares malheureux qui ne l'ont pas... Et tous nos élus et dirigeants laissent faire depuis 40 ans, démagogie oblige...
Réponse de le 07/07/2017 à 15:01 :
trop d'enseignant! qui forment des chômeurs! Vous êtes au courant que tous les postes de l'éducation nationale ne sont pas pourvus et que les classes sont surchargées!
Alors quoi! on arrête de scolariser tous les enfants!
a écrit le 06/07/2017 à 20:28 :
Il faut assumer les responsabilités.
N'oublions pas que ce sont majoritairement des dirigeants issus d'une élite, formée au management de l'administration, qui sont nommés à la tête de l'Etat et qu'ils sont censés en connaitre les rouages.

Peu importe la méthode, il suffit d'essayer, ou de faire du benchmarking.
S'inspirer du secteur privé, après tout ce sont des comptes à gérer, avec des recettes et des dépenses et des ressources humaines. Certes très nombreuses, mais aussi très hiérarchisées.
La différence c'est que dans le privé, les mauvais dirigeants ne restent pas (hors exception)
C'est peut être là le problème, les responsabilités ne sont elles pas diluées ou carrément évacuées, vers quoi, vers qui ? c'est bien là le mystère.

L'inertie est forte et à n'en pas douter, ce sera difficile.
a écrit le 06/07/2017 à 20:19 :
Il me semble que ce gouvernement a déjà sélectionné, notamment avec l'augmentation de la csg pour les retraités et la baisse de l'aide au logement. D'autre part, la sémantique de Macron, c'est les sans rien pour changer de la sématique de Hollande (les sans dents). Ne sait-on pas déjà quelle est l'orientation de ce gouvernement ? Faut-il sortir de la cuisine à Jupiter (Macron) pour le deviner :-)
Réponse de le 06/07/2017 à 20:54 :
En tout cas, vous, vous n'en êtes pas sorti. Qui vous paye pour déblatérer toujours la même rengaine sur le web ? Marine ou François ?
Réponse de le 07/07/2017 à 8:19 :
Et vous,le jojo de service, encore un illuminé de la secte des macro-maniaques...il a été élu votre gourou et au vue des premières décisions bonjour la déception....
Réponse de le 07/07/2017 à 17:48 :
@Albert: tout à fait, mais il déchantera comme d'autres qui après quelques temps de Mitterrand portaient la pancarte " je suis un con, j'ai voté tonton" :-)
a écrit le 06/07/2017 à 20:13 :
ça ne serait pas c.n , mais les fonctionnaires en sont ils capables ?
a écrit le 06/07/2017 à 20:08 :
La dette publique n'existerait pas si l'Etat n'avait pas confié le financement de cette"dette" aux banques privées. Les Banques privées n'ont aucune légitimité à faire ce financement, qui rappelons-le est de la création de monnaie ex-nihilo. L'argent que prêtent les banques n'existe que sous la forme d'une "écriture". Ce n'est pas de l'argent que "possèderait" la banque qui est prêté. Cet argent n'existe pas. Ce système qui fonctionne depuis 1973 est la plus "GRANDE ARNAQUE" du siècle dernier. Sous la forme d'intérêts, ce sont les contribuables Français qui ont payé, ce qui représente environ...Le total de la dette en Capital! Je considère donc que "LA DETTE" n'existe pas, puisque largement (grassement) payée.
Réponse de le 07/07/2017 à 12:17 :
BRAVO pour avoir trouvé la solution idéale. Mais si ce ne sont pas ces gens là qui financent la dette de l'Etat, ce sera qui ? les contribuables bien sûr donc vous et moi. cela me semble aussi de l'ARNAQUE à moins que l'arnaque ce soit de laisser l'Etat s'endetter....
a écrit le 06/07/2017 à 20:03 :
On doit faire le même raisonnement avec nos 449 niches fiscales. Elles représentent un manque à gagner pour l'état de 84 milliards d'euros par an. Pour mémoire l'IR ne rapporte que 79 milliards d'euros. En supprimant des niches non performantes pour l'économie, on pourrait récupérer de 10 à 20 milliards d'euros. Avec ces milliards, on pourrait baisser les charges des entreprises et baisser les charges sociales. La hausse de la CSG frappant les retraités pourrait-être évitée. Il y a des niches qui ne profitent qu'aux français ayant les moyens de pouvoir les utiliser, il faut rappeler qu'une économie d'impôt représente un investissement que beaucoup de personnes ne peuvent financer.
a écrit le 06/07/2017 à 19:59 :
Soyons sérieux. Lé dépense publique ne baisse pas. On n'a jamais réellement passé le rabot ni pratiqué d'ailleurs la baisse ciblée des dépenses.
Il y a pourtant des choses à faire, comme augmenter raisonnablement (2 à 3 élèves) les effectifs par classe ce qui permettrait de supprimer des dizaines de mlliersd'emplois d'enseignants (là ou se trouve l'essentiel des effectifs de la fonction publique d'état).
Réponse de le 07/07/2017 à 15:23 :
allo!
Pénurie d'enseignants , classes surchargées !
Faut s'informer un peu!
Réponse de le 07/07/2017 à 16:56 :
Ni pénurie de profs ni classes surchargées en moyenne. Simplement une mauvaise allocation des moyens (consequents) disponibles. Il y a moins de 25 élèves par classe au college' un objectif de 27 en moyenne n'aurait rien de déraisonnable quitte à dédoubler les cours de langues oû l'oral est important. Des économies à faire aussi au lycée en faisant le ménage dans le maquis des matières optionnelles.
a écrit le 06/07/2017 à 19:57 :
Non parce que les organismes publics ont besoin de personnel qualifié et j'aimerais apporté mon expertise pour que l'état fonctionne mieux.
a écrit le 06/07/2017 à 19:29 :
Le CAE: encore un Comité Théodule.
Cordialement
a écrit le 06/07/2017 à 18:44 :
Oui il faudrait réfléchir au lieu d'aligner les lieux communs. De ce point de vue, le nouveau pouvoir n'a pas l'air de très bien commencer ...
Et il faudrait comparer ce qui est comparable. La France a une natalité beaucoup plus élevée et une espérance de vie parmi les plus hautes. Est-il normal d'utiliser les mêmes critères ?
Les pays d'Europe sont membres d'une alliance militaire, mais seule la France a une armée opérationnelle.
a écrit le 06/07/2017 à 18:37 :
Et vous n' avez encore rien vu car il faut RENFLOUER l' UE, toujours plus et un peu comme la médaille d'amour, aujourd' hui plus qu' hier et bien moins que demain..

car l' Union européenne, c'est le tonneau des Danaïdes.

L'Union européenne, c'est un gouffre financier, qui appauvrit les classes populaires, qui appauvrit les classes moyennes, et qui demande toujours plus d'argent aux contribuables.

Mercredi 28 juin 2017, nous venons d'apprendre que, dans les années qui viennent, il manquera 20 milliards d'euros par an au budget de l'Union européenne !

20 milliards d'euros par an !

Contribuables, préparez-vous à payer pour remplir … le tonneau des Danaïdes.

Lisez cet article :

La combinaison du Brexit et de nouveaux défis coûteux comme la défense européenne vont représenter un "trou" de jusqu'à 20 milliards d'euros par an pour le budget de l'UE, a prévenu mercredi le commissaire européen en charge du dossier.

Le Royaume-Uni "était un contributeur net malgré le rabais accordé à Margaret Thatcher" et "il nous manquera entre 10 et 11 milliards d'euros chaque année" après son départ, a souligné Günther Oettinger lors d'une conférence de presse.

« Dans le même temps, l'UE doit financer de nouvelles mesures, en matière notamment de défense, de sécurité et de migrations », a-t-il ajouté, lors de la présentation d'un rapport de la Commission sur l'avenir du budget européen à 27.
a écrit le 06/07/2017 à 18:27 :
Il faut supprimer ce qui est "inutile" et " tape à l'oeil", les dépenses inutiles pour les citoyens, notamment les avantages, privilèges aux anciens députés, ministres, président, réduire à un chauffeur et pour la sécurité, prendre la sécurité intelligente sans embaucher, un truc qui revient moins chers au Français.
Réponse de le 06/07/2017 à 19:30 :
Certes mais au final ça ne fait pas grande économie... Même si on remplaçait les coûteux congrès de Versailles destinés à la com présidentielle, pour les remplacer par une visioconférence, ça ne fait que quelques centaines de milliers d'€ d'économie.
Réponse de le 07/07/2017 à 19:12 :
@bruno_bd: sûr, mais ce sont les petits ruisseaux qui font les grandes rivières. Je serais d'ailleurs curieux de savoir combien coûte maintenant le coiffeur de l'Élysée :-)
Réponse de le 10/07/2017 à 13:49 :
Comment, ce n'est pas Brigitte qui fait des coupes tondeuse à Jupiter ?
a écrit le 06/07/2017 à 18:23 :
C' est quand même plus facile de rincer les français que taper les 80 milliards d' évasion annuels des multinationales ...
Réponse de le 06/07/2017 à 19:31 :
Plus facile à dire qu'à faire. La France a plus besoin des multinationales que l'inverse...
a écrit le 06/07/2017 à 17:48 :
Voila des réflexions comme on aimerait en lire plus souvent !!! Si cette intelligence pouvait atteindre nos gouvernants, il aurait de l'espoir !!

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