Bayrou, les blessures d’un procès
Ludovic Vigogne
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François Bayrou
Sarah Meyssonnier
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François Bayrou
Sarah Meyssonnier
Ces dernières nuits sans sommeil, François Bayrou a relu Le Monde d'hier de Stefan Zweig. En exergue de son livre-testament sur le naufrage du continent européen lors de la première moitié du XXe siècle, l'écrivain autrichien repris une citation extraite de Cymbeline de Shakespeare : « Faisons face au temps comme il vient et change. » Le maire de Pau va, lui, connaître un automne maussade. À partir de lundi, il comparaîtra pour complicité de détournement de fonds publics européens, avec dix autres cadres centristes, devant le tribunal correctionnel de Paris dans le cadre du procès des assistants du MoDem.
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Celui-ci durera six semaines. François Bayrou se rendra à toutes les audiences. Impatient de s'expliquer après plus de six années de procédure, il s'y est assidûment préparé. Il a lu les 7 500 pages du dossier, cherché, parmi le 1,4 million de documents contenus dans les archives de son ordinateur, les pièces montrant que les assistants parlementaires des députés européens de son parti avaient bien, entre juin 2005 et janvier 2O17, travaillé pour le Parlement strasbourgeois et n'étaient en rien des emplois fictifs. Un temps, le haut-commissaire au Plan a même pensé se défendre lui-même afin de démontrer qu'il n'y avait jamais eu de système organisé. Mais ses trois avocats l'ont convaincu de ne pas se passer d'eux.
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