Budget 2019 : Le Maire dévoile les contours du projet de loi de finances
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L'opposition crie a l'echec apres les annonces budgetaires
Philippe Wojazer
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L'opposition crie a l'echec apres les annonces budgetaires
Philippe Wojazer
Prenant acte d'un ralentissement économique qui affectera le budget 2019, le Premier ministre Édouard Philippe a dit, ce 27 août, vouloir maintenir "le rythme" des réformes. Le projet de loi de finances 2019 sera marqué par un rebond du déficit public, sur fond de ralentissement de croissance - plutôt 1,7% au lieu de 1,9% -, et actera des économies dans le champ des prestations sociales. Voici les principales pistes du gouvernement.
Jusqu'ici, l'exécutif restait sur une croissance de 1,9% en 2019, alors que la Commission européenne, le FMI et la Banque de France avaient déjà revu à la baisse leurs prévisions à 1,7% au début de l'été. Cette moindre croissance et la diminution des recettes fiscales qui en découle auront "forcément un impact" sur le déficit public a admis Bruno Le Maire, qui sera aussi affecté par la transformation du CICE (Crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi) en baisse de charges pérenne, avec un impact d'environ 20 milliards d'euros sur les finances publiques.
Alors que le gouvernement prévoyait pour 2019 un déficit stable par rapport à celui attendu en 2018, à 2,3% du PIB (contre 2,6% en 2017), "il va y avoir, en 2019, un rebond du déficit", prévient Edouard Philippe, sans donner de chiffre.
Pour tempérer la progression des déficits publics - au-delà des économies déjà annoncées, à savoir la baisse des crédits affectés au ministère du Travail de 2,1 milliards d'euros, une nouvelle régression des contrats aidés et de 1,2 milliard pour le ministère de la Cohésion des territoires avec la réforme des aides au logement -, l'effort portera, comme prévu, sur les prestations sociales.
Dans une interview accordée dimanche au JDD, Edouard Philippe a annoncé que les pensions de retraites, comme les allocations familiales et les aides personnalisées au logement (APL), ne seraient pas indexées sur l'inflation mais "progresseraient de façon plus modérée, de 0,3 % par an en 2019 et en 2020 " pour "maîtriser les dépenses publiques". Cette faible augmentation fait grincer des dents les retraités, déjà très remontés contre la hausse de la CSG. Le revenu de solidarité active (RSA), quant à lui, échappera à cette désindexation.
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La prime d'activité, le minimum vieillesse et l'allocation pour les adultes handicapés, augmenteraient, quant à eux, "très significativement" conformément aux promesses de campagne d'Emmanuel Macron.
Dans son envie de maîtriser la dépense publique, Edouard Philippe prévoit la suppression d'environ 4.500 postes dans la fonction publique d'État en 2019, et le chiffre sera "supérieur à 10.000 en 2020".
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L'examen de la révision constitutionnelle, stoppé à l'Assemblée en juillet en raison de l'affaire Benalla, reprendra "dès que possible", a en outre affirmé le Premier ministre en évoquant un "décalage de quelques mois tout au plus". La session reprendra par le projet de loi Pacte sur les entreprises "car nous voulons concentrer en cette rentrée notre action sur les chantiers économiques", a précisé le chef du gouvernement.
Enfin, Edouard Philippe a mis de côté l'hypothèse d'un remboursement des arrêts maladie de courte durée par les entreprises, entre le 4e et le 7e jour.
(Avec agences)
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