Budget 2026 : Moscovici hostile à la piste d'une « année blanche »
latribune.fr

Une « année blanche », « ce serait ce qu'on appelle un 'one shot'. On le fait une fois et après, qu'est-ce que vous faites ? » s'interroge Pierre Moscovici.
AFP
latribune.fr

Une « année blanche », « ce serait ce qu'on appelle un 'one shot'. On le fait une fois et après, qu'est-ce que vous faites ? » s'interroge Pierre Moscovici.
AFP
Le Premier ministre François Bayrou doit annoncer d'ici au 14 juillet ses orientations pour le prochain budget, pour dégager 40 milliards d'euros d'efforts. Plusieurs pistes circulent dont celle d'une « année blanche », soit un gel budgétaire, qui n'a pas les faveurs de Pierre Moscovici.
Une « année blanche », « ce serait ce qu'on appelle un 'one shot'. On le fait une fois et après, qu'est-ce que vous faites ? Alors que ce n'est pas en 2026 qu'il fait faire des efforts, c'est en 26, 27, 28, 29 et 30 au moins. Et pour cela il faut modifier les politiques publiques », juge-t-il. « Il y a un effort important à faire », à partager « entre toutes les catégories d'institutions publiques, il faut faire des économies sur l'Etat, sur les collectivités locales et sur la sécurité sociale », argumente-t-il.
« Ce doit être partagé entre les Français en fonction de leur capacité contributive, plus vous avez de moyens, plus vous devez payer » et « il faut d'abord faire des économies en dépenses, et ensuite, éventuellement, marginalement et de façon juste, recourir à l'outil fiscal », ajoute Pierre Moscovici.
Alors que les dépenses publiques atteignent « 57% du PIB (...), le taux le plus élevé d'Europe. Si nous revenions progressivement vers 54, 55, on aurait juste un peu minci, (...) on n'aurait pas fondu. On n'est pas en train d'imposer l'austérité aux Français », qui consisterait à « toucher aux prestations, (...) casser le service public », fait-il valoir.
À lire également
Interrogé sur une éventuelle candidature à la présidentielle en 2027, Pierre Moscovici indique qu'en septembre 2026, à l'issue de son mandat à la Cour des comptes, il serait « un homme libre. Je participerai au débat politique, je participerai aussi à la réflexion sur l'élection présidentielle. Candidat, je n'y pense même pas », affirme-t-il. « Vous pouvez y penser ou pas ? » le relance le journaliste: « ça peut me venir comme ça peut ne pas me venir, quand je vois toutes les personnes qui y pensent... Je n'ai jamais été obsédé par la présidentielle » ?
Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.

(Avec AFP)
latribune.fr
Pêche : la transformation artisanale, une solution pour survivre ?
Japon, États-Unis, Europe… Les pays où le nombre de millionnaires a le plus augmenté en 2025
17 colis par an par Francilien : l'impact massif des livraisons en Île-de-France
La pérennisation du dispositif zéro chômeur longue durée à l’épreuve des contraintes budgétaires