Budget : l'économie sociale et solidaire en alerte, 400.000 emplois menacés
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Les associations redoutent des coupes sombres dans le budget 2026.
Reuters
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Les associations redoutent des coupes sombres dans le budget 2026.
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Des associations de lutte contre les violences faites aux femmes aux formations en journalisme (EMI-CFD), le malaise se propage à grande vitesse face aux coupes budgétaires. Au lendemain du grand raout organisé par François Bayrou sur les finances publiques, l'économie sociale et solidaire (ESS) est en état d'alerte. « Nous tirons la sonnette d'alarme. De nombreuses organisations ont commencé à licencier. C'est un plan social diffus à l'oeuvre », prévient Benoît Hamon, président de ESS France et ancien ministre sous François Hollande.
Dans le budget 2025 déjà, le gouvernement de François Bayrou avait prévu un sérieux tour de vis sur les emplois aidés dans les associations. Et les annonces de dimanche dernier du ministre de l'Économie, Eric Lombard, sur les 40 milliards d'euros d'économies font craindre le pire. En effet, passer d'une cible de déficit de 5,4 % du PIB en 2025 à 4,6 % du PIB en 2026 va nécessiter un effort jugé considérable par plusieurs économistes. Devant les députés mercredi, la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin a notamment évoqué plusieurs revues de dépenses dans le logement social, la santé, les investissements dans les collectivités ou le milieu associatif.
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Conviée au comité d'alerte organisé par Matignon, l'Union des employeurs de l'économie sociale et solidaire (UDES) a salué dans un communiqué « la méthode du gouvernement de vouloir associer l'ensemble des parties prenantes ». En prolongeant le tour de vis en 2026, le président de l'UDES David Cluzeau redoute cependant « un plan social sans précédents ». L'organisation annonce que « 400 000 emplois » pourraient être menacés contre 186 000 à l'automne. Dans une récente enquête réalisée pour plusieurs acteurs de l'ESS, près d'un tiers des associations employeuses déclare n'avoir que trois mois de trésorerie devant elle. Et 28 % anticipent une baisse de leur activité.