Capteurs de CO2, purificateurs d'air : la facture de la rentrée scolaire s'envole pour les collectivités
César Armand
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
Reuters
César Armand
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
Reuters
Ça y est, c'est la rentrée ! Les parents sont soit stressés soit soulagés, les enfants surexcités et... les collectivités territoriales surprises - les communes gérant les écoles, les départements les collèges et les régions les lycées. A la question du JDD le 21 août dernier « Pourquoi ne pas rendre obligatoire l'installation de capteurs de CO2 ? » dans les classes, le ministre de l'Education nationale Jean-Michel Blanquer a déclaré vouloir les « généraliser ».
Cela tombe bien : l'assemblée des départements de France (ADF), qui porte la voix des conseils départementaux, recommande aussi la mise en place des capteurs de CO2, mais ne se déclare « pas favorable à une obligation ». « Rappelons que ces outils ne permettent que de s'assurer de la bonne aération des espaces clos. Ils n'apportent rien de plus à ce qui est déjà mis en œuvre : à savoir renforcer les cycles de nettoyage, s'assurer d'une circulation de l'air optimal, notamment dans les espaces de restauration », communique-t-on au cabinet de François Sauvadet, président (UDI) de la Côte d'Or et nouveau patron de l'ADF.
À lire également
Il n'empêche : plusieurs conseils départementaux se sont déjà équipés pour « répondre aux inquiétudes de la communauté éducative », dit-on encore. Par exemple, la Haute-Vienne en a installé dans les réfectoires de tous ses collèges de la même manière que la Mayenne en a mis à disposition 300 pour les 41 collèges publics et privés. Idem en Eure-et-Loire avec deux capteurs par collège, un pour la cantine, un autre à la discrétion du chef d'établissement.
César Armand