Il n'est pas tombé dans la marmite de la politique quand il était petit. Philippe Laurent a grandi entre un père ouvrier syndiqué devenu « quasi-ingénieur » et une mère dont les frères étaient arboriculteurs, principaux producteurs de kiwis d'Europe et parmi les premiers producteurs de pomme en France. « Autant dire que le monde de l'usine et les problématiques économiques m'ont attiré bien plus précocement que les affaires publiques », écrit le candidat à la présidence de la puissante Association des maires de France, dans son dernier livre Maires de toutes les batailles - En finir avec l'hypocrisie décentralisatrice (Editions de l'Aube).
Ce n'est qu'en 1977 à sa sortie de Sciences-Po Paris, après être passé par l'école Centrale, que le jeune ingénieur est recommandé au maire de Sceaux (Hauts-de-Seine) qui cherche un jeune pour compléter ses listes. Résultat : à 22 ans, il est élu conseiller municipal dans la ville, avant de devenir adjoint au maire en 1983 et maire en 2001. Deuxième vice-président de la métropole du Grand Paris délégué aux finances et à l'information citoyenne depuis juillet 2020, il a été réélu conseiller régional d'Île-de-France en juin 2021, délégué spécial chargé du suivi du Grand Paris Express.