Choose France : beaucoup d’investissements pour peu d’emplois

Maxime Heuze
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Des critiques émergent sur le bilan de cet événement porté par le Président.
LUDOVIC MARIN

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Des critiques émergent sur le bilan de cet événement porté par le Président.
LUDOVIC MARIN
C'est la vitrine internationale d'Emmanuel Macron. La huitième édition de « Choose France » est vantée par l'Élysée comme un succès incontestable avec 53 projets d'investissements annoncés représentant 37,3 milliards d'euros d'investissements, 13.000 emplois directs et 105.000 emplois indirects promis.
Des chiffres encore plus vertigineux quand on totalise toutes les éditions. Depuis 2018, 231 projets d'investissements ont ainsi amené 84,2 milliards d'euros sur le territoire. Ils auraient permis de créer ou maintenir 307.940 emplois de 2017 à 2023, auxquels s'ajoutent les 10.000 de l'édition de 2024 et les 13.000 de cette dernière édition.
Le bilan n'en est pas moins contesté. « 330 940 emplois, ça fait beaucoup d'argent pour peu de postes », affirme auprès de La Tribune Virginie Neumayer, chargée des questions environnementales et industrielles à la CGT. Les montants investis depuis la première édition de « Choose France » représentent en effet 253 822 euros par employé. Un chiffre bien loin du salaire minimum.
Si le nombre de postes créés semble peu cohérent avec les sommes investies, c'est parce que les investissements annoncés par les entreprises françaises et étrangères réunies à Versailles sont surtout dédiés à des infrastructures. « Le gain réel d'un événement comme "Choose France" pour l'emploi est assez limité », reconnaît Sylvain Bersinger, chef économiste chez le cabinet Asterès.
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Le meilleur exemple étant les 17,3 milliards d'euros annoncés cette année pour financer des data centers et de l'intelligence artificielle. « Ils représentent peu d'équivalents temps plein par rapport aux sommes investies », ajoute la responsable syndicale. Brookfield va par exemple mettre 10 milliards d'euros sur la table pour ouvrir un data center à Cambrai qui emploiera 4 000 personnes, ce qui revient à une injection de 2,5 millions d'euros par poste créé.
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