La France a déboursé 2,5 % de sa richesse nationale en 2023 afin de lutter contre le chômage, selon l’Insee. Priorités de l’enveloppe : les soutiens aux revenus des chômeurs et la formation professionnelle.Combien la France dépense-t-elle dans sa politique de lutte contre le chômage et l’insertion professionnelle ? L’Insee a dévoilé sa publication phare sur l’emploi ce jeudi 2 juillet. L’institut révèle que l’Hexagone y a consacré 70 milliards d’euros en 2023. Ce montant représente 2,5 % du produit intérieur brut (PIB). Ce montant vertigineux classe la France en tête des pays européens pour les dépenses en faveur du marché du travail. Viennent ensuite l’Espagne (2,4 %) et le Danemark (2,1 %). Quant à la moyenne de l’Union européenne à 27, elle frôle 1,5 % du PIB.
Sur la période 2019-2023, les dépenses ont baissé en France et en Europe, hormis lors de la pandémie mondiale. Ces dépenses comprennent les budgets consacrés à l’alternance ou à l’apprentissage. Selon des chiffres de l’économiste Bruno Coquet révélés par La Tribune, la France s’est distinguée sur ce dossier. Elle a alloué des enveloppes astronomiques de l’ordre de 25 milliards d’euros par an. La facture a baissé depuis. Les montants demeurent colossaux (20 milliards d’euros), malgré des résultats mitigés sur l’emploi des jeunes.
Soutien aux revenus : la France juste derrière l’Espagne
Dans le détail, les dépenses de soutien aux revenus représentent une grande part de l’enveloppe du marché du travail. Sur ce critère, l’Espagne fait la course en tête, suivie de près par la France. Ces sommes couvrent les dépenses destinées à compenser une perte de revenu. Elles s'appliquent en cas de chômage, d’activité réduite ou de perte d’emploi. C’est par exemple le cas des indemnités de chômage, du chômage partiel ou des dispositifs de préretraite.