Climat des affaires : légère dégradation dans l'industrie et le commerce

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Les industriels considèrent leurs carnets de commandes étrangers et globaux un peu moins garnis et sont par conséquent moins optimistes sur les perspectives générales de production du secteur, souligne l'institut statistique.
Les industriels "considèrent leurs carnets de commandes étrangers et globaux un peu moins garnis" et sont par conséquent "moins optimistes" sur les perspectives générales de production du secteur, souligne l'institut statistique. (Crédits : Reuters/Regis Duvignau)
Le climat des affaires a de nouveau légèrement fléchi en mars, tout en se maintenant à un niveau "favorable", avec de bonnes perspectives du côté de l'emploi, a annoncé jeudi l'Insee dans un communiqué.

L'activité continue de ralentir au cours du premier trimestre. Selon le dernier communiqué publié par l'Insee ce jeudi 22 mars, le  climat des affaires diminue légèrement au mois de mars. L'indice qui le synthétise calculé à partir des réponses des chefs d'entreprise des principaux secteurs d'activité, perd un point pour le troisième mois consécutif. "À 109, il demeure néanmoins bien au-dessus de sa moyenne de longue période (100)." Selon l'économiste du cabinet Markit Alex Gill, "la croissance ralentit en mars dans le secteur privé français, l'Indice PMI composite se repliant en effet pour le deuxième mois consécutif."

Selon la dernière note de conjoncture de l'Insee, la hausse du PIB devrait s'établir à 0,4% au premier comme au deuxième trimestre. D'après les dernières prévisions de la Banque de France, la croissance devrait atteindre 1,9% sur l'ensemble de l'année, un niveau très proche de la croissance du PIB atteint en 2017 (2%).

| Lire aussi : La baisse du pouvoir d'achat pourrait freiner la croissance

Repli dans l'industrie

Selon les chefs d'industrie interrogés au cours du mois, la conjoncture dans l'industrie ralentit mais reste très favorable. "L'indicateur qui le synthétise perd un point, après deux en février. Il avait atteint en début d'année son plus haut niveau depuis dix-sept ans. À 111, il reste nettement au-dessus de sa moyenne de longue période (100)." Les patrons de l'industrie sont également moins optimistes qu'en février sur les perspectives de production. Les répondants considèrent que leurs carnets de commande sont moins remplis.

Le commerce de détail recule

Du côté du commerce de détail, la confiance des patrons s'érode un peu.  L'indicateur qui le synthétise perd deux points, à 113. Il reste largement supérieur à sa moyenne de longue période (100), qu'il atteint ou dépasse depuis février 2015. Concernant les perspectives, les chefs d'entreprise sont beaucoup moins nombreux qu'en février à prévoir un accroissement de leurs ventes et de leurs commandes à venir.

Stabilisation dans les services

Du côté des services, la confiance des entrepreneurs est relativement stable. D'après les patrons interrogés par le service de statistiques, le climat des affaires se stabilise à 107 après un recul de deux points le mois précédent. L'indicateur qui le synthétise reste bien supérieur à sa moyenne de long terme. Sur les perspectives générales, l'organisme de statistiques note une léger recul depuis le début de l'année.  La confiance des répondants dans le transport routier de marchandises demeure à des niveaux très élevés (115). En revanche, elle est en repli dans l'hébergement et la restauration.

Le climat des affaires s'est amélioré dans le bâtiment, après un recul de deux points le mois précédent. "Les entrepreneurs sont bien plus nombreux qu'en février à indiquer avoir augmenté leurs effectifs au cours des trois derniers mois", précise l'Insee.

Un climat de l'emploi favorable

Sur le front de l'emploi, les prévisions sont plutôt favorables. L'indice qui synthétise le climat de l'emploi est stable à 111,5, un niveau inédit depuis 2011. Selon le cabinet Markit :

"La forte demande clients, tant sur les marchés intérieurs qu'à l'export, continue de soutenir l'activité et l'emploi. Parallèlement, le maintien d'un fort degré de confiance, conjugué à une accumulation rapide des affaires en attente (dont le rythme s'accélère en outre par rapport au mois dernier), suggèrent une poursuite de la croissance dans les mois à venir."

| Lire aussi : Les perspectives de recrutement des cadres atteignent des sommets en 2018

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Commentaires
a écrit le 24/03/2018 à 21:08 :
Pas de croissance est egale a pas de pouvoir d'achats et en plus salaires en baisse et le coup de la vie augmente quand on voi le lait le beurre les oeuf on augmmenter et j'en passe et l'essence a fait un bon spectaculaire
a écrit le 23/03/2018 à 16:19 :
L'objectif du gouvernement est de faire baisser le pouvoir d'acht des français (statut des cheminots, transfert de CDI vers interim et CDD par la facilité de licenciement ou démission pour se former et obtenir un CDD...) ce qui va faire baisser la demande donc la croissance.

L'austérité a fait baisser la demande dans toute l'europe. Une dévaluation interne qui est absurde étant donné que c'est la zone la plus riche de la planète. Ca marche bien pour l'Allemagne qui parasite l'Europe mais on peut pas tous se parasiter mutuellement...

L'embellie rescente est uniquement engendrée par la croyance que Macron va tout changer en mieux. C'est une bulle.
a écrit le 23/03/2018 à 11:49 :
Apparemment il ne faut pas trop compter sur le marché intérieur car on est toujours au cœur de contradictions et d’hésitations peu propices à l'enthousiasme. Les Français veulent des réformes, mais sont contrariés si l'on touche au pouvoir d'achat et ils ne veulent faire aucune concession sur les dépenses publiques. Bref, on voudrait les mêmes service, tout en ne réduisant pas la dépense...
Il faut voir le côté positif des choses. On profitera probablement de la baisse des prix sur l'acier, vu que le marché Américain devrait se contracter en raison de la hausse des taxes.
Certes on exporte peu.
Et les profits des grands groupes du CAC40 sont en hausse et ils bénéficient d'un contexte mercantile très favorable. De plus ils continuent à être chouchoutés, malheureusement nos PME ont du mal à muer et se sentent parfois délaissées (https://www.latribune.fr/economie/france/commerce-exterieur-les-pme-francaises-mauvaises-eleves-de-l-europe-759072.html). Déjà en 2012 il était question de résoudre la problématique des PME : «La France doit passer d’une culture de l’endettement à une culture des fonds propres» (https://www.cairn.info/revue-l-expansion-management-review-2012-2-page-84.htm).
Travail de longue halène mais indispensable, puisque les PME sont souvent le socle d'un développement économique local et ont un fort potentiel de création d'emplois.
On pourrait rajouter qu'elle doit réussir le passage du microcosme au macrocosme.
a écrit le 22/03/2018 à 17:15 :
perso retraité ,je freine des quatre fers sur ma conso ,un reflexe en attendant la farce de la taxe d'habitation non budgetisée. les retraités sont des consommateurs comme les autres et je ne doit pas etre tout seul a reduire la voile
Réponse de le 22/03/2018 à 19:26 :
Non, les retraités sont de très bons consommateurs, bien meilleurs que les actifs, il reste hasardeux d'amputer leur pouvoir d'achat c'est une certitude.
a écrit le 22/03/2018 à 16:24 :
Baisse vente de detail pas etonnant les ponctions fiscales amputent le pouvoir d'achat

puis mr Macron annonces toujours de nouvelles mesures mais jamais son financement
d'où la perte de confiance des entrepreneurs
Réponse de le 22/03/2018 à 19:06 :
@ malo

Effectivement, là où le bas blesse c'est justement comment l'État va trouver le moyen de financer ces promesses électorales... et jusqu'à maintenant il est difficile de voir par quel tour de magie, de jeux de miroirs et de fumée qu'il va créer l'illusion.

Faut-il aussi encore le rappeler que la France surfe abondamment sur la conjoncture économique mondiale, qu'elle a pu opérer le refinancement de sa dette avec des taux d'intérêts moindres que grâce à la BCE, pu diminuer son chômage grâce à la poussée de l'investissement et l'aide de l'État.... et tout ça a permis au pays de garder la tête hors de l'eau... pour le moment.

Mais l'embellie mondiale ne peut pas durer éternellement et devrait quand même s’atténuer rapidement au cours des 18 prochains mois... on le voit déjà avec la guerre commerciale qui se dessine entre la Chine et les USA, l’endettement colossal des États et des entreprises.

Et la France n'est pas du tout en mesure de relancer son économie avec de nouvelles dettes... en tout cas, espérons que l'État ne fera pas encore cette monumentale et sempiternelle gaffe qui continue à miner l'avenir des futures générations.
a écrit le 22/03/2018 à 16:14 :
Pourtant hier vous rapportiez que l'Insee "prévoyait des signes positifs"....bref Jean qui rit et Jean qui pleure.....tout cela devient parfaitement risible....je ne sais pas si vous vous en rendez compte....😎😁
Réponse de le 22/03/2018 à 18:18 :
tout à fait de votre avis chaque jour bonne puis mauvaise nouvelle. si on se réfère aux statistiques européennes il est à craindre que l'enfumage de macron commence à voir les limites, Le monde économique a fait confiance à ce bateleur, mais hélas les résultats sont infiniment décevants la conclusion risque d'être mortifère pour ce dieu vivant.
a écrit le 22/03/2018 à 15:48 :
P.S: Il a pas fallu attendre longtemps pour étoffer mon commentaire...

"Zone euro : La croissance décélère mais reste solide"

Au secours !!! Mais ils sont où les professionnels en europe bon sang !?
Réponse de le 22/03/2018 à 17:57 :
Pour vous c'est contradictoire parce que vous ne faites pas la différence entre baisse et décélération. Inquiétant.
Réponse de le 22/03/2018 à 18:35 :
"Anti troll blasé "

C'est bien mon gars, tu as ton combat !

"épargnez nous"

Vous êtes masochiste pour continuer de me lire alors que vous détestez ce que je dis, faites vous soigner mon ami, suffit juste de ne pas me lire, comme moi je ne vous lis JAMAIS.
Réponse de le 22/03/2018 à 18:55 :
"Et comme je suis sympa je vous apprends même que Markit est une société...américaine!"

Merci, c'est vrai j'aurais du deviner qu'on était même plus capable de faire même du médiocre en UE, désolé...
Réponse de le 23/03/2018 à 8:41 :
"Pour vous c'est contradictoire parce que vous ne faites pas la différence entre baisse et décélération. Inquiétant. "

Oui inquiétant de ne jamais pouvoir exprimer clairement sa pensée.

Pouvez vous expliquer ce formidable concept je vous prie ?

Ben non vu que vous ne me répondrez plus jamais... JE vous signale.
Réponse de le 23/03/2018 à 11:53 :
"devenir hystérique"

ET bien citoyen ordinaire montreriez vous enfin votre vrai visage hein... ? :-)

Comme je ne pense pas comme vous je serais hystérique alors ? Je ne comprends pas bien la logique de votre pensée là, merci de vous expliquer hein...
Réponse de le 23/03/2018 à 12:20 :
C'est comme un véhicule:
-il avance: le PIB augmente.
-il recule, le PIB baisse, récession.
Ce n'est pas parce qu’on baisse la vitesse d'un véhicule qu'il recule, on n'est pas du tout dans une récession, la vitesse d'expansion de l'économie est très satisfaisante.
Réponse de le 23/03/2018 à 17:47 :
johnmckagan, tout ce jargon pseudo économique pour nous faire prendre des vessies pour ded lanternes du style : baisse dans l'augmentation....une décélération qui n'entame pas l'accélération sur une période longue...😎😂 ne nous prendrait-on pas plus simplement pour des c***....ce qui est inquiétant en revanche est que l'esprit critique donc en alerte quitte le lecteur de ces articles de plus en plus indigestes et risibles....
Réponse de le 26/03/2018 à 12:14 :
"C'est comme un véhicule:
-il avance: le PIB augmente.
-il recule, le PIB baisse, récession."

Heu... vous avez pas trouvé encore moins précis comme comparaison sans rire ? Vous le faites exprès pour embrouiller les gens non ? Rassurez moi svp...
Réponse de le 26/03/2018 à 13:12 :
"C'est comme un véhicule:
-il avance: le PIB augmente.
-il recule, le PIB baisse, récession."

Hein !?

Vous avez pas trouvé plus éloignée comme comparaison ? -_-
a écrit le 22/03/2018 à 15:30 :
Si vous pouviez nous économiser ces informations totalement inutiles qui au finale ne font que mélanger les pinceaux de ceux qui les lisent étant donné que sur une même journée nous allons avoir 15 papiers à "tendance favorable" et 10 à "tendance défavorable".

Vous reposez en plus ces articles sur des indices inconnus, qui se font bien souvent au jugé et surtout en fonction des intérêts de ceux qui le publient ou le font publier.

C'est pas de l'économie ça, c'est de la lobotomie.

Comment quand on aime l'économie peut on se contenter d'outils aussi imprécis et vulgaires ?

Vous croyez que les américains eux se content de cette médiocrité ? BEn oui et ils sont toujours premiers et de ce que je vois c'est pas près de s'arrêter.
Réponse de le 22/03/2018 à 18:56 :
"Anti troll blasé"

c'est bien mon gars t'as des combats importants dans la vie toi au moins...
a écrit le 22/03/2018 à 15:23 :
Ben ça alors, on n'est finalement pas dans le MTT, le Miracle Tout le Temps ? et Monsieur Miracle n'en fait plus ? Jupiter ludion n'a plus la forme ? Allons, allons, "en même temps" un petit coup de com et ça repart.

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