Le climat des affaires atteint des sommets

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L'indice du climat des affaires a gagné trois points dans le commerce de détail en novembre par rapport au mois dernier.
L'indice du climat des affaires a gagné trois points dans le commerce de détail en novembre par rapport au mois dernier. (Crédits : LUCAS JACKSON)
Le climat des affaires s'est amélioré dans tous les grands secteurs économiques selon l'Insee. Les services et le commerce de détail sont particulièrement concernés par cette embellie.

La reprise semble se consolider. Selon des chiffres publiés par l'Insee ce jeudi 23 novembre, lclimat des affaires s'est de nouveau amélioré en novembre en France, atteignant son plus haut niveau depuis près de 10 ans, dans un contexte porteur sur le plan de l'emploi. À 111, il retrouve son niveau de janvier 2008, bien au-dessus de sa moyenne de long terme (100).

 > Lire aussi : L'Insee confirme la reprise de l'économie française

Tous les secteurs concernés

D'après les résultats obtenus par l'organisme public, tous les secteurs économiques sont concernés par cette embellie. Selon l'Insee, le climat des affaires a profité en novembre d'une légère amélioration conjoncturelle dans le secteur industriel, où l'indice a atteint 112 points, son plus haut niveau là aussi depuis début 2008. "Les industriels sont de plus en plus optimistes sur les perspectives générales de production du secteur", détaille l'institut, qui fait état d'une nouvelle hausse des carnets de commande.

Le climat des affaires s'est également amélioré dans le secteur des services, passant de 107 à 109 points, avec des perspectives particulièrement encourageantes dans le transport de marchandises et l'hébergement-restauration. Le climat des affaires s'améliore et se situe bien au-dessus de sa moyenne de long terme dans presque tous les sous-secteurs des services. Seules font exceptions les activités immobilières, où le climat continue de se dégrader. Il retombe à son plus bas niveau depuis juin 2013. Le secteur de la location de logement serait particulièrement touché par une baisse d'activité.

Il a enfin gagné deux points dans le secteur du bâtiment, à 107 points. "Compte tenu de leurs effectifs, les entrepreneurs estiment que les commandes assurent 7,4 mois de travail, un niveau légèrement inférieur à celui du mois dernier mais nettement supérieur à sa moyenne de long terme (5,5 mois)", souligne l'Insee.

Un climat de l'emploi favorable

Du côté de l'emploi, les indicateurs sont au vert. Le climat de l'emploi continue de s'améliorer. Cette tendance s'explique particulièrement essentiellement du fait de la hausse des soldes d'opinion sur les effectifs dans le commerce de détail et l'industrie. L'indicateur qui le synthétise gagne un point, à 109, bien au-dessus de sa moyenne de long terme (100), et au plus haut depuis l'été 2011.

Embellie de l'activité dans le privé

Les derniers résultats de l'enquête mensuelle d'IHS Markit publiée ce jeudi a souligné une accélération de l'activité dans le privé à la fois dans le secteur manufacturier et les services. L'indice PMI flash composite, qui associe des éléments des indices des deux grands secteurs, a ainsi progressé à 60,1, soit un nouveau plus haut depuis mai 2011, contre 57,4 en octobre.

Du côté du secteur manufacturier, l'indice est lui à son meilleur niveau depuis avril 2011. A 57,5, 1,4 point de plus qu'en octobre, il est aussi largement au-dessus des attentes des économistes (55,9) selon Reuters.

Pour les services, l'indicateur progresse plus encore (+2,9 points à 60,2) et se situe lui aussi à un plus haut de six ans et demi, alors que les experts l'attendaient en baisse à 57. D'une manière générale, les données par pays mettent en évidence un
rebond de la croissance en France (plus fort taux d'expansion depuis mai 2011). Pour Alex Gill, économiste à IHS Markit :

"La conjoncture économique reste très favorable dans le secteur privé français, l'Indice PMI flash du mois de novembre atteignant un pic de six ans et demi, porté par le niveau élevé de la demande.[...] La forte demande, conjuguée aux réformes du code du travail engagées par les gouvernements actuel et précédent, continue de favoriser les embauches. Les dernières données PMI indiquent en effet le plus fort taux de création de postes depuis plus de seize ans et demi."

Une progression continue de la demande

Cette expansion est toujours portée par les commandes nouvelles, dont le rythme de progression est plus élevé depuis fin 2010 dans l'industrie et reste soutenu dans les services. Dans ce contexte de progression continue de la demande, les entreprises ont créé des emplois pour le treizième mois d'affilée et ce au rythme le plus élevé depuis mars 2001. Le degré d'optimisme des chefs d'entreprises sur les douze mois à venir baisse légèrement mais se maintient à un haut niveau dans l'industrie et progresse encore dans les services selon Markit.

La France rétrogradée dans le monde

Si l'activité semble se consolider en France d'après les derniers indicateurs, la place de l'Hexagone dans l'économie mondiale est moins favorable. Selon le dernier rapport Doing Business de la Banque mondiale, la France a perdu deux places dans ce classement qui mesure le cadre réglementaire pour les petites et moyennes entreprises dans 190 économies. Par ailleurs, les mauvais chiffres récurrents du commerce extérieur de la France tendent à relativiser les bons résultats au niveau national.

>> Lire aussi Climat des affaires : la France rétrogradée au 31e rang dans le classement de la Banque mondiale

(avec agences)

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Commentaires
a écrit le 23/11/2017 à 18:07 :
Bof!il y a pas de quoi crier je vais bien tout va bien, combien de personnes sur la touche depuis dix ans ????? dites le moi que je rigole!!!pour moi le carnet de commande est triste alors un peu moins de triomphalisme !A oui je suis pas une multinationale MOI!!!!
a écrit le 23/11/2017 à 16:45 :
"Le climat des affaires atteint des sommets"
La Tribune faisant de la pub pour le Canard Enchaîné ; je n'aurai pas cru voir ça de mon vivant !!!
a écrit le 23/11/2017 à 16:08 :
le titre du dernier paragraphe est un peu pervers. en France, il faut se flageller même quand ça va bien.
la France est passée du 17e rang au 7e rang au AT Kearney FDI Confidence Index entre 2012 et 2017. le cabinet ATK est a priori plus proche du terrain que les bureaucrates de la Banque Mondiale.
il y a du déficit parce-qu'il y a de la demande en France (démographie, solide classe moyenne, peu de dumping social, retraites correctes, pauvreté limitée, etc...), alors qu'on est entourés de pays favorisant l'offre au détriment de la demande. il y a de la demande au UK, d'ou un excédent commercial de la France avec ce pays. et puis il y a déficit aussi parce-que les Français s'intéressent peu à l'international/aux langues. ils ne sont pas très conquérants.
a écrit le 23/11/2017 à 16:06 :
Que les affaires se portent bien en ce moment on l'avait bien compris. LE travail lui c'est pas la même histoire...

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