Climat : plus de 60 ministres en "pré-COP" à Paris

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L'objectif de cette répétition générale avant la grande conférence sur le climat est d'aplanir les différends, nombreux, entre les pays.
L'objectif de cette "répétition générale" avant la grande conférence sur le climat est d'aplanir les différends, nombreux, entre les pays. (Crédits : © Christian Hartmann / Reuters)
A trois semaines de la conférence de Paris, la COP21, qui doit sceller un accord mondial sur le climat, des ministres d'une soixantaine de pays vont tenter de donner un coup d'accélérateur aux négociations au cours d'une "pré-COP" dans la capitale française.

La COP21 approche, mais les divergences entre les pays sont nombreuses, menaçant l'ambition d'aboutir à un accord mondial sur le climat d'envergure.

Durant trois jours à compter de dimanche, des ministres de l'Environnement et de l'Energie représentant l'ensemble des groupes de pays participant aux négociations (soit une soixantaines de pays) vont s'efforcer de réduire leurs divergences, encore nombreuses, en participant à une "pré-COP" à Paris.

L'objectif de cette réunion, la troisième du genre, "n'est pas de "renégocier le texte" issu de la dernière session de négociations à Bonn, en octobre, mais de "faciliter l'accord final" attendu à Paris en travaillant à des formules de compromis, a souligné vendredi Laurent Fabius, le futur président de la COP21.

Contenir la hausse des températures à 2 degrés

Cette "pré-COP" est "une étape majeure", "c'est une espèce de répétition générale avant la conférence de Paris", a expliqué le ministre français des Affaires étrangères.

L'accord espéré à la conférence de Paris (30 novembre-11 décembre) doit permettre de contenir la hausse du thermomètre mondial sous la barre des +2°C par rapport au niveau pré-industriel. Au-delà de cette limite, les scientifiques promettent des conséquences dramatiques sur les écosystèmes et les économies comme des inondations à répétition ou des sécheresses.

En octobre, durant leur ultime session de discussions avant la COP, les négociateurs de l'ONU ont approuvé un texte de 55 pages qui comporte encore de nombreuses options parfois contradictoires.

"Les ministres doivent se saisir" de ce nouveau texte et "commencer à faire des choix clairs en vue de l'accord de Paris", souligne Jennifer Morgan, du World Ressources Institute.

Révision à la hausse des engagements

Ils ont du pain sur la planche, des divergences persistant sur de nombreux points: l'aide financière des pays du Nord à ceux du Sud pour financer leurs politiques climatiques, les objectifs à long terme, la répartition de l'effort contre le réchauffement entre pays industrialisés, émergents et pauvres, la révision à la hausse des engagements pris par les Etats pour réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES)...

"Si nous pouvons nous accorder sur le principe et la périodicité d'une clause de révision à la hausse des engagements nationaux (...) nous aurons accompli un pas majeur", a estimé M. Fabius.

Un rapport de l'ONU a rappelé vendredi l'urgence d'intensifier les efforts: les engagements de réduction de gaz à effet de serre, présentés par 146 pays au 1er octobre, aboutiraient à une hausse probable de la température comprise entre +3 et +3,5°C à l'horizon 2100, loin de l'objectif des +2° C.

L'épineuse question du financement des politiques climatiques est aussi au menu. Les pays du Nord ont promis de verser 100 milliards de dollars par an à ceux du Sud, à partir de 2020, date d'entrée en vigueur de l'accord de Paris.

La "pré-COP" tentera de rapprocher les positions sur le principe d'une augmentation de ces financements après 2020, la participation des pays émergents --et pas seulement des pays  riches-- à cet effort, l'augmentation de la part des financements consacrée à l'adaptation aux changements climatiques.

De nombreux pays pollueurs seront présents

Les principaux pays émetteurs de gaz à effet de serre seront présents, mais aussi de nombreux pays africains et de petites îles, déjà touchés par les effets du dérèglement climatique.

De nombreux entretiens bilatéraux sont prévus ainsi qu'une rencontre de M. Fabius lundi soir avec les ministres des pays africains.

D'ici à la COP, une série de réunions internationales devraient donner une impulsion politique supplémentaire aux négociations, notamment les sommets du G20 et du Commonwealth.

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Commentaires
a écrit le 10/11/2015 à 20:13 :
Écologiquement combien cette COP va nous coûter? Une voiture par représentant plus toute la stratégie de sécurité autour... Cette COP est vraiment honteuse surtout venant de personnes qui en normale n'arrive même pas à faire du covoiturage pour venir à leur réunions...
a écrit le 09/11/2015 à 14:53 :
C'est volskwagen qui a signé pour transporter les personnalités(véridik)Cop21,la masquarade du siècle
a écrit le 09/11/2015 à 13:12 :
Un peu plus de transport en commun électrique entre les grandes villes serait un compromis acceptable pour la croissance et bénéfique pour les citoyens. C'est un investissement d'avenir qui prend du temps mais qui est rentable pour de nombreuses raisons, et ca stimule la croissance éco-responsable. Espérons que les lobbys ne cassent pas cette dynamique. Quand on voit qu'aux USA, les gens prennent l'avion (ou le bus! ) pour faire 400km entre les mégalopoles, on se dit que c'est un peu d'un autre age...Il faut dire que les trains ''tortillards'' en Amérique du Nord, ca roule a 70mph et sont souvent en retard.
a écrit le 09/11/2015 à 11:16 :
les français n'osent l'avouer,mais ils sont très fiers que la COP21 se tienne a Paris.Hollande a réussi a réunir les chefs d'états les plus importants autour de l'idéal humaniste écologique et socialiste.une grande leçon pour les détracteurs du socialisme
Réponse de le 09/11/2015 à 12:54 :
Non, j'ai honte de cette mascarade qui va coûter très cher à la France et à la planète par la production de CO2 entraînée
a écrit le 09/11/2015 à 10:19 :
Il semble que la Chine soit prete à baisser ses émissions de CO2, car elle connait de forts épisodes de pollution. Par contre, il semble que l'Inde avec son 1 virgule 2 milliards d'habitants refuse de faire des efforts. Dommage.
a écrit le 09/11/2015 à 9:37 :
Joli balai en vue de cortèges de grosses limousines polluantes dans Paris, pour promouvoir la défense de la planète verte. Mais il est vrai que tout ce beau monde fait de la politique et ne se préoccupe gère d'environnement. Pendant ce temps là, le Peuple, lui, est prié de circuler en métro bien pollué de microbes, pour ne pas gêner les déplacement des hiérarques, sur leurs sièges en cuir. Soyez heureux, "Big Brother is watching you."
a écrit le 08/11/2015 à 22:01 :
Déjà les "g20"... Et là, c'est encore pire car NOUS savons qui pollue le plus. Te dire...
a écrit le 08/11/2015 à 20:40 :
@BONSOIR : Mme HIDALGO vous qui hurlez toute la journée contre les voitures à moteur diesel pourtant équipé de filtres à particules. Tous ces beaux messieurs et belles dames , je suppose, ne se déplaceront pas en transports en communs? mais dans de très jolies voitures particulières avec chauffeurs, escortes de motards etc... vous en craignez pas un excès de pollution ?????? et combien cette orgie ridicule va couter en impôts ????
a écrit le 08/11/2015 à 18:03 :
après Sarkocaïne voici Ségocop !
a écrit le 08/11/2015 à 17:07 :
La COP21 va se dérouler en période électorale en France,

l'occasion au monde entier de mesurer à quel point le gouvernement Valls bon à rien mauvais à tout est rejeté par LE Peuple de France

Les abstentionnistes vont aller voter pour bien confirmer que le départ du gouvernement Valls est iNélLUCTABLE.
a écrit le 08/11/2015 à 16:32 :
La croisière s'amuse aux frais du contribuable. La montagne accouchera d'une souris et des dizaines de millions d'euros seront partis en fumée. Pour rien. Énorme !!
a écrit le 08/11/2015 à 15:01 :
La critique de COP 21 est facile, tout comme est très difficile toute décision impliquant la majorité des pays du monde, mais rappelons que le climat, comme bien d'autres problèmes, est de la responsabilité de chacun. Plutôt que de critiquer, attitude facile, les résultats seraient beaucoup plus rapides et probants si chacun(e) faisait un effort dans le bons sens, au lieu souvent d'attendre que ce soient les autres...
Réponse de le 09/11/2015 à 9:08 :
"Chacun faisant un effort", c'est bien à l'utilisateur final que revient le financement. Les entreprises peuvent servir d'intermédiaire si toutes les entreprises participent à cet effort. Merci.
Réponse de le 09/11/2015 à 9:30 :
Suite. Comme il est peu probable d'obtenir un accord international sur les entreprises, c'est aux Etats de mettre en place une fiscalité énergétique. Donnons l'exemple!
Réponse de le 09/11/2015 à 9:44 :
Suite 2. Il ne faut pas oublier que l'objectif ultime de Nicolas Hulot consiste à "basculer la fiscalité du travail sur la fiscalité énergétique".
Réponse de le 09/11/2015 à 9:59 :
@gépé: comme si Hulot, un des grands pollueurs de la planète, détenait la "vérité".
a écrit le 08/11/2015 à 13:59 :
les avions polluent ils ???
cop 21 = flop 21 annocé =cop politique
a écrit le 08/11/2015 à 13:02 :
ILS VONT DEVOIR CHOISIR ENTRE NOUS AFFIXSIER /CHARBON PETROLE / ? OU NOUS IRADIER /NUCLEAIRE/? ALORS QU ILS EXITE D AUTRE CHOIX ENERGETIQUE COMME LE SOLEIL. LE VENT. ET L EAU??? ET IL FAUDRAS QU ILS FASSE VITE CAR CHACUN D ENTRE NOUS VOIES LES CHANGEMENTS CLIMATIQUEPRES DE CHEZ LUI ET QUE C EST SERIEUX???
a écrit le 08/11/2015 à 12:30 :
Cette pré- COP 21, combien est-ce que cela coûte? en Euros et en CO2???
a écrit le 08/11/2015 à 12:01 :
Encore un pachyderme qui accouchera d'une souri. Mais "pépère aura eu sa pub aux frais du "con-tribuable" pour "sa campagne 2017". Toutefois, un catalogue de bonnes intention ne fait pas une politique, sinon cela se saurait depuis longtemps. Bla bla bla.

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