Code du travail : la manifestation vue comme "un échec" par deux tiers des Français

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D'après le même questionnaire, près de 60% des Français estiment qu'Emmanuel Macron a eu tort d'affirmer qu'il ne céderait rien aux fainéants.
D'après le même questionnaire, près de 60% des Français estiment qu'Emmanuel Macron a eu tort d'affirmer qu'il ne céderait rien "aux fainéants". (Crédits : Jean-Paul Pelissier)
D'après un sondage Odoxa-Dentsu Consulting réalisé pour FranceInfo et le Figaro, la mobilisation contre la réforme du Code du travail est perçue négativement. Le mouvement pourrait cependant prendre de l'ampleur selon la moitié des interrogés.

Les Français sont mitigés sur la réforme du Code du travail. Plus des deux tiers (68% des Français interrogés) ont perçu la première journée de mobilisation contre la modification du Code du travail du 12 septembre, comme un échec, estime un sondage Odoxa-Dentsu Consulting*.

La moitié des personnes sondées pensent tout de même que le mouvement de contestation pourrait prendre de l'ampleur.

> Lire aussi : Réforme Code du travail: la CGT dans la rue mardi 12 septembre

A titre de comparaison, la moitié des Français n'étaient pas, non plus, convaincus du succès du mouvement contre la loi Travail, dite El Khomri en mars 2016. Pourtant, le mouvement s'est inscrit dans la durée, précise l'institut de sondage.

Mélenchon, principale figure d'opposition

D'après le même questionnaire, près de 60% des Français estiment qu'Emmanuel Macron a eu tort d'affirmer qu'il ne céderait rien "aux fainéants". Des propos qui ont été largement repris lors de la manifestation comme slogan.

> Lire  aussi : "Je ne suis pas feignant" répond le numéro un de la CFDT à Macron

Enfin, pour les participants au sondage, la personnalité politique et syndicale qui incarne le mieux l'opposition à la réforme du Code du travail, pour 33% des sondés, est le chef de file de La France Insoumise (LFI). Jean-Luc Mélenchon arrive loin devant le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez.

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* Le sondage a été réalisé en ligne du 13 au 14 septembre pour FranceInfo et Le Figaro auprès d'un échantillon de 992 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

(avec Reuters)

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Commentaires
a écrit le 15/09/2017 à 14:36 :
C'est agaçant ! 4 mois après l'élection de EM de voir une minorité de français qui ne respectent pas le resultat des urnes, c'était prévu dans le programme d'EM.
a écrit le 15/09/2017 à 11:36 :
Attendez la suite !!!!!!!
a écrit le 15/09/2017 à 10:13 :
Attendez le blocage des poids lourds,des dépôts de carburant, et comme à l'accoutumée, la représentation nationale (en un mot: la démocratie)ne pèsera pas lourd face aux corporatismes hystérisés. Pays ingouvernable! Mais cela, on le sait!
a écrit le 15/09/2017 à 10:10 :
le monde ouvrier a encorE des ressources, perdre une bataille n est pas perdre la guerre, laisson le lait de la contestation monte,est il finiras pars deborde???
Réponse de le 15/09/2017 à 14:35 :
On voit la joie des révolutionnaires Mélanchon et les syndicats en priorité le moustachu Martinez le pire de tout ce sont vraiment des fainéants qui entraînent les plus faibles!!!!'et leur font croire aux miracles
a écrit le 15/09/2017 à 9:57 :
Une des caractéristiques bien française est que les gens critiquent les syndicats, mais que quand ceux-ci obtiennent des augmentations de salaires ou autres avantages sociaux, ils ne les refusent pas :-)
Réponse de le 15/09/2017 à 16:53 :
Le taux de couverture conventionnelle des salariés français atteint 93% contre 56% en moyenne dans les pays de l'OCDE. Mais ceci s'explique par la différence entre les législations. Ainsi, en France, il existe une procédure d'extension des conventions collectives. Celle-ci permet d'étendre des accords de branches à des entreprises qui ne sont pas adhérentes de l'une ou des organisations patronales signataires de cet accord.

Résultat, une majorité de salariés sont couverts même si la présence dans l'entreprise est faible ou nulle. Dans certains pays, à l'inverse, l'extension des accords collectifs est inexistante (Canada, Danemark, États-Unis, Irlande, Suède, etc.). Une situation qui pousse les salariés à se syndiquer pour obtenir des avantages dans leurs entreprises.

Pour les auteurs de l'étude, c'est donc la conception même du système français des relations sociales qui ne pousse pas les salariés à se syndiquer puisque l'on peut, sans être adhérent, d'une part, bénéficier des conventions collectives et, d'autre part, avoir accès à diverses prestations sociales. Ce qui n'est pas toujours le cas dans d'autres pays de l'OCDE. Ainsi, en Belgique et en Suède, les salariés syndiqués bénéficient d'allocations chômage "améliorées".
Réponse de le 15/09/2017 à 17:26 :
@lachose: mon propos visait à mettre en exergue les incohérences des gens, à savoir qui si t'es contre quelque chose, tu restes contre jusqu'au bout et ne profites pas de ce que les autres ont obtenu en combattant, surtout quand tu as critiqué. Cela dit, au Canada, la couverture médicale est universelle pour la consultation, pour les médicaments, les entreprises couvrent en principe 1000 dollars et 1500 dollars/an pour le dentaire (selon la taille des entreprises). Et c'est encore différent pour les retraités en fonction de la province de résidence. En Ontario, le gouvernement ontarien couvre une grande partie du coût des médicaments :-)
a écrit le 15/09/2017 à 9:46 :
Ben oui c'est échec, je suis pour cette grève et contre la loi du travail et je le dis aussi. Il n'y a pas de lien de cause à effet, les gens donnent leurs avis objectifs et les médias leur font dire ce qu'ils en veulent.

Les syndicats sont bien trop infiltrés et compromis au sein du système pour être efficaces, il va falloir organiser de nouveaux types de manifestations. Peut-être se référer en partie à des mouvements comme Podemos dans un premier temps, puis aux zadistes et aux black blocks dans un second.

Mais ce n'est pas facile de mobiliser les gens qui sont prisonniers de leurs emprunts, de leurs biens et de leurs conforts, par ailleurs nous savons parfaitement que notre bonheur dépend de notre environnement immédiat et avec plus de la moitié des gens qui ont arrêté de voter on peut également penser que nombreux se déconnectent par réflexe de tout ce système qui nous fatigue avec tout ces gens qui nous disent comment on doit vivre.

Maintenant les médias de masse, éditorialistes et autres politiciens qui ont martelé aux français pendant des mois que la CGT était une institution "terroriste" est également fautive mais bon là c'est fait exprès, c'est la fabrique à opinion, principale source d'abrutissement généralisé:

“Les spectateurs ne trouvent pas ce qu'ils désirent, ils désirent ce qu'ils trouvent.” » G. D.

“L'image est devenue le principal rapport de l'individu au monde qu'auparavant il regardait par lui-même.” G. D.

“Le spectacle est l'affirmation de l'apparence et l'affirmation de toute vie humaine comme simple apparence.”  G. D.
Réponse de le 16/09/2017 à 12:55 :
excellente analyse, une fois de plus, citoyen blasé...esclaves nous sommes, esclaves allons nous rester jusqu'à l explosion finale...

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