• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
ÉconomieFrance

Colère agricole : pourquoi la niche fiscale du gazole non routier (GNR) est au cœur du conflit

latribune.fr

Publié le 24 janvier 2024 à 17:22 - Mis à jour le 24 janvier 2024 à 23:26

L'alourdissement de la taxe sur le GNR s'inscrit dans un climat général de défiance.

L'alourdissement de la taxe sur le GNR s'inscrit dans un climat général de défiance.

Reuters

Le Quotidien Numérique

04 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Or : après avoir racheté des mines, le Burkina Faso face au défi de leur financement

  • 2

    Arrêt des frégates F126 en Allemagne : Thales boit aussi la tasse

  • 3

    Après le redéploiement de Claude Fable 5, Anthropic dévoile une échelle de gravité des "jailbreaks"

  • 4

    Stéphane Bern : « J’aimais ma mère comme on aime son bourreau »

  • 5

    Loi d’urgence agricole : « Les agriculteurs ont été trompés »

  • 6

    Raccordement des renouvelables : la publication d'une carte des zones saturées inquiète la filière

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
Alors qu'il doit dénicher de nouvelles économies pour contrôler un budget déjà en dérapage, et, dans le même temps, justifier ses actions pour la transition écologique, le gouvernement de Gabriel Attal est confronté au dilemme du GNR (gazole non routier). Décryptage de ce point central des revendications des agriculteurs.

Il est le détonateur qui a mis le feu aux poudres dans le monde agricole, rappelant la révolte des Gilets jaunes qui avait éclaté en 2018, suite à une hausse des taxes sur les carburants. Le gazole non routier (GNR), est, aux yeux du gouvernement et des agriculteurs, le point de bascule potentiel de la crise qui agite le secteur depuis le 18 janvier. Jusqu'ici, les agriculteurs français bénéficient en effet d'une fiscalité allégée sur l'achat de ce carburant. Mais lors de sa dernière loi de finance 2023, le gouvernement a remis en cause cet allègement. Alors que l'exécutif avait déjà du reporter plusieurs fois l'alourdissement de cette taxe, le contexte est aujourd'hui bien plus délicat.

Pour rappel, le GNR est similaire au gazole livré dans les stations-services mais il est destiné aux véhicules non routiers, principalement les tracteurs agricoles et forestiers et les engins de travaux publics (bulldozers, pelleteuses, chasse-neige), explique à l'AFP Olivier Gantois, président du groupement français des distributeurs de pétrole (Ufip). Selon l'Ufip, les livraisons de GNR se sont élevées en 2023 à 5,26 millions de m3. Les agriculteurs ne peuvent pas l'utiliser autrement que pour leurs engins agricoles, y compris dans leur véhicule personnel, sans quoi ils s'exposent à des sanctions.

Pourquoi le GNR est-il un élément clé dans les négociations ?

Les échauffourées autour de ce carburant ont débuté quand le gouvernement a acté une hausse de taxe d'un peu moins de 3 centimes par an sur ce dernier jusqu'en 2030. Inacceptable pour les élus de l'opposition dont le président du RN, Jordan Bardella, qui a réclamé sur CNews et Europe1 « que cet avantage soit préservé », déplorant qu'« on augmente le carburant pour nos agriculteurs alors qu'ils ne sont plus compétitifs dans l'économie mondiale ».

En 2024, le GNR est taxé 24,81 centimes d'euro par litre, indique l'Ufip. Les agriculteurs peuvent récupérer jusqu'à 18,1 centimes de TICPE (t

axe intérieure de consommation sur les produits énergétiques)

, et paient donc dans les faits 6,71 centimes de taxe par litre. Une importante réduction... mais qui a diminué de presque 3 centimes par rapport 2023 (3,86 centimes d'euro).

Selon le ministère de l'Économie, le soutien au GNR agricole représentait 1,7 milliard d'euros en 2023.

Pourquoi le contexte de cette taxe est-il central ?

Cette fronde des agriculteurs arrive au plus mal et place l'exécutif dans un dilemme. Officiellement, la fin progressive de cette niche fiscale est justifiée par l'argument écologique, « pour inciter à consommer moins d'énergies fossiles », justifie-t-on.

Newsletter

L’Alerte La Tribune

Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.

Illustration de la newsletter L’Alerte La Tribune
« Nous supprimerons la niche fiscale sur le gazole non routier (GNR) tout simplement pour faire basculer notre fiscalité d'une fiscalité brune - c'est une fiscalité qui incite à consommer des énergies fossiles, donc c'est mauvais pour le climat - à une fiscalité qui valorise les investissements verts », avait déclaré Bruno Le Maire sur Franceinfo fin 2023.

D'ailleurs, les recettes iront à l'accompagnement vert des petites entreprises du secteur. Mais cette logique du verdissement à tout crin se heurte à deux réalités. D'abord, l'inflation, débutée en France suite à la crise du Covid-19 et accentuée par le déclenchement de la guerre en Ukraine, peine à faiblir durablement. Celle-ci devrait passer de 4,8% cette année en moyenne (hors tabac) à 2,5% en 2024.

Les agriculteurs sont donc comme le reste des Français. En plus de la hausse des dépenses privées (alimentaires, énergie), ils doivent en plus rogner sur leurs marges côté professionnel. « Vous ne pouvez pas avoir un gazole agricole dont le prix a augmenté de plus de 50% et le taxer davantage, c'est du n'importe quoi », s'est ainsi indigné l'Insoumis François Ruffin sur Sud Radio.

Autre réalité, les finances publiques sont en plein dérapage. Alors que la France a évité de justesse la dégradation de sa note par les agences de notation fin 2023, il ne lui en reste pas moins une dette supérieure à 3.000 milliards d'euros. Résultat, le gouvernement cherche à faire 12 milliards d'euros d'économies en 2025 pour ramener la France sous les 3% de déficit public en 2027. Le tout sur une prévision de croissance de

 +1,4% de croissance du produit intérieur brut (PIB) en 2024, ce que les organisations patronales considèrent déjà comme trop optimiste. Un contexte qui pousse l'exécutif à chercher des mannes financières... et donc à vouloir taxer davantage cette niche fiscale.

Enfin, cet alourdissement de la taxe s'inscrit dans un climat général de défiance vis à vis des normes européennes et de l'hyper complexification des règles. Tandis qu'Emmanuel Macron promet de la simplification administrative à tous les étages depuis son premier mandat en 2017, les agriculteurs rejettent une nouvelle usine à gaz fiscale qui s'échelonne dans le temps.

A LIRE AUSSI

Revenus des agriculteurs : la FNSEA dénonce le « double discours » du gouvernement

Quels sont les leviers du gouvernement pour sortir de la crise ?

D'ores et déjà, le Premier ministre Gabriel Attal a confirmé faire une série d'annonces en fin de semaine, visant à apporter des réponses concrètes aux agriculteurs. Au vu du contexte, celles-ci risquent néanmoins d'être superfétatoires et pointilleuses aux yeux des agriculteurs.

Pour rappel, lors d'une première négociation en 2023, le premier syndicat agricole, la FNSEA, avait obtenu gain de cause. Des négociations menées en juin avec le gouvernement ont permis de conserver une partie de cet avantage, d'étaler sa baisse sur plusieurs années, jusqu'en 2030, et d'obtenir des compensations. « On garde les deux tiers de la niche fiscale », s'était félicitée la fédération agricole. Mais de souligner, un an plus tard : « A aucun moment la FNSEA n'aurait accepté qu'il y ait la disparition de cette niche fiscale ».

Les marges de manœuvre pour le gouvernement vont donc se trouver dans les modalités de la suppression de cette niche (échéance, taux).

Mais pour sortir de l'impasse, le gouvernement pourrait même faciliter l'accès au remboursement de la TICP. Lundi, après une entrevue avec le Premier ministre, Arnaud Rousseau a en effet évoqué la possibilité qu'au lieu d'avoir à demander le remboursement, les agriculteurs puissent bénéficier d'une remise « immédiatement ». « Près de 35% des agriculteurs ne demande pas ce remboursement qui leur est dû », a-t-il affirmé. Avoir la remise dès la facture, « ça, c'est simple, il n'y a pas de papiers à faire », a-t-il relevé en prenant cet exemple comme une des simplifications administratives attendues.

Autre levier pour calmer la colère, celui de céder à des revendications parallèles. La FNSEA a ainsi également demandé la suppression des frais de succession pour la transmission des exploitations « dans le cadre familial ». De même, sont aussi attendues « des mesures par rapport à la trésorerie des agriculteurs qui sont confrontés à des crises sanitaires sans précédent », a souligné la confédération paysanne, espérant voir les banques proposer des « reports automatiques d'échéances » pour les exploitants « étranglés par les charges et la paperasserie ».

À lire également

  • La niche fiscale sur le gazole non routier (GNR) pour les agriculteurs et le bâtiment va disparaître
  • Agriculteurs : la FNSEA dégaine 40 propositions, Attal fera des annonces « sans tabou » dans quelques jours
  • Revenus des agriculteurs : la FNSEA dénonce le « double discours » du gouvernement
  • Colère des agriculteurs : après avoir rencontré la FNSEA, Gabriel Attal va recevoir deux autres syndicats à Matignon

Au final, pour beaucoup d'agriculteurs, « il n'y a pas de solution alternative au GNR ». Seul à défendre la hausse du GNR, le patron des sénateurs macronistes, François Patriat, a expliqué sur RTL qu'« on ne peut pas décaler cette taxe » qui doit justement « financer les investissements nécessaires à la transformation » de l'agriculture.

(Avec AFP)

latribune.fr

Sur le même sujet

Photo d'illustration de l'article

Trump qualifie la relation États-Unis - OTAN de « ridicule »

Le sommet de l'OTAN à Ankara s'annonce sous haute tension. Entre les critiques virulentes de Donald Trump et l'engagement européen pour une défense accrue, les dirigeants des États membres devront naviguer entre querelles transatlantiques et soutien crucial à l'Ukraine.

Premium
Politique internationale
Le ministre de l'Économie et des Finances, Roland Lescure

Lescure n'exclut pas de recentrer le Crédit d'impôt recherche sous certaines conditions

Le Crédit d'impôt recherche (CIR), 7 milliards d'euros, est dans le viseur. Roland Lescure n'exclut pas de le recentrer sur l'innovation de rupture, à condition de compenser par des baisses de prélèvements.

Finances Publiques
Le porte-avion Charles de Gaulle symbole de la souveraineté de la France en matière de défense.

Désescalade au Moyen-Orient : le Charles-De-Gaulle rentre, la France et ses alliés sécurisent Ormuz

Le Charles-De-Gaulle quitte le Moyen-Orient, signe d'une détente Iran - Etats-Unis. Mais la France reste mobilisée pour la sécurité maritime.

Politique internationale
Retailleau REAix

Présidentielle : aux Rencontres économiques d'Aix, Retailleau tacle Wauquiez et dénonce le "macronisme" de Philippe

Le candidat LR à la présidentielle Bruno Retailleau a répondu vendredi avec virulence au quasi ralliement de Laurent Wauquiez à Edouard Philippe, assurant que les Français étaient "dégoûtés" par ces "retournements de veste", sans pour autant l'exclure du parti.

Économie
Situé dans la ZAC du Blosne à Rennes, Volclair, un ensemble immobilier à vocation sociale dédié aux jeunes actifs et aux étudiants, regroupera 180 logements. Sa livraison est prévue au second semestre 2026.

Logement étudiant : 800 nouvelles places à Rennes Métropole d’ici à la fin de l’année

Dans la capitale bretonne, la demande en logements étudiants explose. Rennes Métropole se mobilise avec les bailleurs sociaux, les opérateurs privés et les partenaires du secteur pour proposer de nouvelles locations fin 2026, dont la moitié en locatif social. Et plus de 5 000 nouvelles places d’ici à 2032.

Premium
Immobilier
Thomas Porcher, économiste et professeur à la Paris School of Business.

Compétitivité, réindustrialisation, énergie : Thomas Porcher se livre sur les enjeux de l'Occitanie

La présidente de la Région Occitanie, Carole Delga, a convié le 1er juillet les acteurs économiques à des rencontres sur les enjeux de demain, célébrant au passage les dix ans de la collectivité. Parmi les invités, l’économiste Thomas Porcher.

Premium
Économie
La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen.

Guerre commerciale : face à la Chine, Bruxelles se dit prête à « toutes les éventualités »

Tout en poursuivant le dialogue avec la Chine, la Commission européenne hausse le ton et prévient qu'elle est désormais prête à mobiliser tous ses outils de défense commerciale en cas d'échec des négociations.

Économie
L’agence Santé publique France a chiffré à plus de 2 000 le nombre de décès supplémentaires en France à cause de la dernière canicule.

Canicule au travail : la CGT tape du poing sur la table

« La loi n’est pas suffisante, il faut la renforcer d’urgence, ce n’est pas possible d’attendre l’automne pour faire ça », a déclaré ce vendredi la secrétaire générale de la CGT.

Économie