Comment le gouvernement veut faire revenir les touristes en France
Margaux Fodéré
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Le ministère de l'Europe et des affaires étrangères veut relancer le tourisme en France en attirant notamment les citoyens européens et français.
Reuters
Juillet 2020 : en pleine pandémie, la fréquentation des hôtels métropolitains retombe à 14,9 millions de nuitées, contre 23,4 millions en 2019, selon l'INSEE. Alors que l'année dernière a été catastrophique pour le secteur, la perspective d'une réouverture des frontières permet d'entrevoir la reprise progressive du tourisme. Pour relancer ce moteur économique crucial pour l'Hexagone, le gouvernement veut cibler en priorité les Européens. Ces derniers devraient représenter 85% des flux de voyageurs internationaux cette année, selon le ministère.
« Faire le choix de la France, c'est faire le meilleur choix ». C'est le slogan lancé par Jean-Baptiste Lemoyne, le secrétaire d'Etat en charge du tourisme, endossant le rôle de VRP d'un secteur sinistré par la crise du Covid-19 en 2020. Car l'enjeu est colossal : A l'été 2019, avant la crise sanitaire, le nombre de nuitées dans les hôtels tricolores s'élevait à près de 25 millions, selon l'INSEE, avec des voyageurs provenant essentiellement du Royaume-Uni, de l'Allemagne, de la Belgique et du Luxembourg, selon la Banque de France. Un an, plus tard, à l'occasion du premier déconfinement, le nombre de nuitées avait fondu d'une dizaine de millions.
Aussi, comment faire revenir ces visiteurs, dont la consommation touristique intérieure, en 2018, comptait structurellement pour 7,36% du PIB et près de 56,2 milliards d'euros de recettes, selon un rapport du ministère de l'Economie ?
Après avoir maintenu les PME du secteur sous perfusio, le gouvernement veut désormais les aider à redémarrer, en lançant une grande campagne de communication. Objectifs : séduire à nouveau les voyageurs européens qui devraient représenter 85% des flux de visiteurs internationaux en France en 2021, et dynamiser le marché domestique. Avec l'offre des musées, des cinémas et des terrasses, « c'est le bon moment » pour relancer le tourisme en France, a d'ailleurs insisté Jean-Baptiste Lemoyne lors d'une conférence de presse aux côtés d'Atout France - agence de développement touristique de la France - et Régions de France.
Ce « dispositif de communication surtout digital a en fait pour but de souffler dans le dos de la reprise le plus fortement possible pour que la relance ait l'ampleur la plus importante possible dès le début », a résumé Christian Mantei, Président du Conseil d'administration d'Atout France.
Mais alors que le secteur a perdu 61 milliards d'euros de recettes en 2020, selon un rapport d'Atout France, la relance du tourisme a un prix : 10 millions d'euros mis sur la table par ces trois acteurs. L'urgence est de faire repasser les chiffres au vert. En 2020, les recettes touristiques internationales ont chuté de 50%, selon la Banque de France.
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