Comment le Medef entend éviter de payer trop d'impôts

Fanny Guinochet
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Le président du Medef a rencontré le Premier ministre François Bayrou à Matignon ce mardi.
Abdullah Firas/ABACA

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Le président du Medef a rencontré le Premier ministre François Bayrou à Matignon ce mardi.
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Participer à l'effort, oui, mais pas trop ! Tel est le message que le président du Medef, Patrick Martin, a fait passer au Premier ministre, François Bayrou, ce mardi, alors qu'il était reçu à Matignon. Pas question que les entreprises passent à la caisse alors que le gouvernement cherche au bas mot 10 milliards d'euros pour élaborer son budget.
« Il ne faut pas que les entreprises soient assommées d'impôts ou de charges sociales », a mis en garde le patron des patrons. Il entend se montrer d'autant plus vigilant que la conjoncture économique se tend, que les carnets de commandes se réduisent et que les perspectives de croissance se réduisent : « Il ne faut pas que ça se traduise par un alourdissement du coût du travail pour les entreprises. »
Sur la contribution exceptionnelle sur les grands groupes qu'Eric Lombard, le ministre de l'Économie, veut intégrer dans le budget, Patrick Martin se montre également très réservé. Celle-ci, rappelle-t-il, ne peut être que temporaire, ciblée et conditionnée au fait que le gouvernement coupe dans les dépenses.
Le nouveau locataire de Bercy, tout en se disant attentif à préserver les sociétés, envisage en effet un mécanisme de surtaxe d'impôt sur les sociétés, à l'image de celui qu'avait imaginé par le gouvernement Barnier. Le dispositif ciblerait 440 groupes et rapporterait 8 milliards d'euros à l'État dès cette année.
En revanche, le gouvernement pourrait limiter les exonérations de cotisations autour des allégements de charges qui étaient prévues par Michel Barnier, en reprenant le projet de loi de finance voté par le Sénat.
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Mais, alors que François Bayrou propose de rouvrir la discussion autour des retraites, Patrick Martin cherche à avancer ses pions sur le financement de la protection sociale. S'il se montre ouvert à des aménagements de la réforme des retraites, en contrepartie, il martèle que le seul travail ne peut plus payer le modèle social français et qu'il y a nécessité de réfléchir à d'autres options. « Saisissons cette opportunité [d'une discussion sur les retraites] pour aller très au-delà d'un simple rafistolage de ces régimes qui sont, disons les choses, à bout de souffle", a ainsi affirmé le chef du patronat au Premier ministre.
Fanny Guinochet