Le département le plus pauvre de France accueille en partie les JO de Paris. Il concentre 80 % des investissements et la majorité des équipements publics.C'est fini. Terminés, la danse des grues et le ballet des engins de chantier. Conformément à ce qui était prévu en septembre 2017 lorsque Paris a remporté l'organisation des Jeux de 2024, les travaux liés aux ouvrages olympiques s'arrêtent aujourd'hui. Tout s'est accéléré ces dernières semaines. Situé à Saint-Denis en face du Stade de France, le Centre aquatique olympique, seul équipement sportif construit pour la compétition, a été mis en eau le 21 décembre. Sous les yeux ravis de Patrick Ollier, président (LR) de la métropole du Grand Paris, maître d'ouvrage, l'infrastructure a procédé à un test - concluant - de remplissage.
Dans un peu plus de deux cents jours, la piscine pourra accueillir 5 000 places pour les épreuves de natation, de plongeon et de water-polo. Une fois l'événement fini, elle passera à 3 000 places au service des élèves de Seine-Saint-Denis. Outre un petit bassin, le fond du bassin principal a en effet été construit de telle sorte qu'il puisse être mobile et donc adapté aux jeunes publics scolaires. « Dans le 93, moins d'un enfant sur deux sait nager à son entrée en sixième », a l'habitude de répéter Stéphane Troussel, le président (PS) du département le plus pauvre de France métropolitaine.
Nouveaux habitants après les JO
Le lendemain, le 22, c'est une centrale géothermique qui a été inaugurée, toujours à Saint-Denis, par la ministre de la Transition énergétique, Agnès Pannier-Runacher, afin d'alimenter en chaud et en froid le village des athlètes. Ce dernier est la face la plus visible du travail de la Société de livraison des ouvrages olympiques (Solideo), érigé à cheval sur les communes de Saint-Denis, de Saint-Ouen-sur-Seine et de L'Île-Saint-Denis. Dans sept mois, les bâtiments construits spécialement pour l'occasion par des promoteurs immobiliers et des bailleurs sociaux hébergeront près de 15 000 athlètes sur 330 000 mètres carrés de surface de plancher. Depuis février, le site de 52 hectares accueille déjà des étudiants à la résidence Paulette-Fost, rejoints en septembre par les élèves de l'école Aretha-Franklin côté Saint-Ouen.