LA TRIBUNE DIMANCHE - Quel effet cela fait d'entrer en 2024 ?
TONY ESTANGUET - On attend ça depuis neuf ans, c'est un moment très fort. En 2023, on a basculé dans le début des opérations avec des premières compétitions tests, le lancement de la billetterie, le recrutement des volontaires... Les indicateurs sont très prometteurs, le niveau d'ambition est toujours là. On a maintenu le cap et on a hâte que la France accueille le monde sous son plus beau jour. Ce ne seront pas des Jeux à l'eau tiède, on a pris des engagements forts et on n'a pas reculé. Mais ça reste un défi, il y a encore du travail.
Êtes-vous soulagé de refermer une année conclue sur de nombreuses polémiques ?
Mais il y en a toujours. Même Londres 2012 a subi une campagne de dénigrement. Moi, je suis dans mon couloir et j'avance. Le budget a été voté à l'unanimité lors du dernier conseil d'administration. Tous les acteurs ont salué le bilan. Parfois, il y a un décalage entre la petite musique et la réalité. Tous les jours, des gens m'expliquent qu'on ne va pas y arriver. Si, on va réussir ! Ce qui est fou, c'est qu'on n'a pas d'alerte. Imaginez si on avait des retards ou un trou financier. Moi, j'ai envie que la France rayonne, se retrouve, croie en elle, tourne le dos à cette ambiance de déclin.
Cela peut-il être un instrument de réconciliation dans un pays très polarisé ?