Coronavirus: les centres-villes "naviguent à vue"
César Armand

Photo d'illustration
Reuters
César Armand

Photo d'illustration
Reuters
Après la crise des "gilets jaunes" et les grèves dans les transports en commun, le coronavirus impacte de plein fouet les cœurs de ville.
En première ligne, la fédération nationale des centres-villes Vitrines de France rassemble 650 adhérents, des commerçants aux collectivités territoriales en passant par les chambres consulaires. En temps normal, la FNCV développe des sites Internet, des applications mobiles et tablettes, des chèques cadeaux ou des cartes fidélité dans 400 villes de même qu'elle conseille, apporte son expertise et relève les bonnes et mauvaises pratiques des siens.
Maintenant que tout est fermé, "nous devons nous entraider de la meilleur façon possible", confie à La Tribune son président Jean-Pierre Lehmann, tout juste sorti d'une réunion de trois heures avec son équipe permanente de cinq personnes pour répondre aux appels et aux mails. Parmi les questions les plus fréquentes, deux reviennent souvent: "Pourquoi interdit-on aux commerçants indépendants de vendre du textile toujours disponible dans les hypermarchés ?" et "Pourquoi X est-il fermé alors que Y peut continuer à vendre des clous et des marteaux ?"
À lire également
Interlocuteur régulier du gouvernement, le patron de Vitrines de France dit "naviguer à vue": "Nous relayons les informations, de même que nous avons fait des demandes pour que la situation soit la moins catastrophique", explique-t-il. Jean-Pierre Lehmann a également prié les municipalités, départements et régions pour que les impôts locaux, et notamment sur le foncier, soient "provisoirement suspendus". Il espère même la suppression de la taxe sur les enseignes.
César Armand
Sur un marché encore fragile, So Bio cible les jeunes consommateurs
Coupe du monde 2026 : quand les banques d’affaires simulent le sacre mondial des Bleus
Métropole Aix-Marseille Provence : pas d’augmentation de la fiscalité, dit la Chambre régionale des comptes, mais attention aux « difficultés structurelles »
La France face à un mur vertigineux de faillites d'entreprises en 2026