COVID-19 en 24h : AstraZeneca en entreprise, Sanofi, passeport de vaccination...

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Air New Zealand va tester un passeport de transport numérique afin de permettre aux compagnies aériennes et aux autorités frontalières d'accéder aux renseignements liés au Covid, a annoncé la compagnie aérienne.
Air New Zealand va tester un passeport de transport numérique afin de permettre aux compagnies aériennes et aux autorités frontalières d'accéder aux renseignements liés au Covid, a annoncé la compagnie aérienne.
Alors qu'une partie des Alpes-Maritimes va être reconfinée de manière localisée et que le variant anglais progresse dans le Nord de la France, la pandémie semble repartir à la hausse dans certaines zones de l'Hexagone. Une lueur d'espoir toutefois : dès jeudi, la vaccination sera autorisée en entreprise pour les personnes à risque. Sanofi vient, lui, d'annoncer qu'il va aider à produire un vaccin de l'un de ses concurrents. Voici le graphique et les informations éclairantes de ces dernières 24 heures à suivre sur l'actualité Covid, en France et dans le monde.

L'INFO À SUIVRE - La vaccination bientôt possible en entreprise

Les médecins du travail pourront administrer le vaccin AstraZeneca à compter du 25 février aux salariés de 50 à 64 ans atteints de comorbidités, a indiqué aujourd'hui le secrétariat d'Etat chargé des retraites et de la santé au travail.

Ils « doivent se rapprocher de la pharmacie d'officine de leur choix, pour s'identifier et se procurer des doses du vaccin AstraZeneca (...) », précise le communiqué du secrétariat d'État.

« (...) Leur intervention se fait dans le strict respect des règles déontologiques liées au consentement des personnes, au secret médical et à la confidentialité des vaccinations vis-à-vis de l'employeur », rappelle-t-il.

Lire aussi : Covid-19: la vaccination en entreprise débute ce jeudi 25 février

Lire aussi : Annonces Castex: prudence pendant les vacances et nouveaux rendez-vous de vaccination

LE CHIFFRE - 4.500 doses pour les Alpes-Maritimes

Le préfet des Alpes-Maritimes Bernard Gonzalez a promis une "accélération" de la campagne vaccinale dans le département, où quelque 4.500 doses du vaccin Pfizer doivent être réceptionnées dans les prochains jours. Soit 1.000 de plus que ce qu'avaient déjà promis les autorités lors de la visite du ministre de la Santé Olivier Véran à Nice samedi.

Pour rappel, le département des Alpes-Maritimes compte un peu plus d'un million d'habitants, selon l'Insee en 2017.

Dans le même temps, un reconfinement territorialisé vient d'être annoncé. Il concerne principalement le littoral pendant au moins deux week-ends ainsi que les commerces dont la surface est supérieure à 5.000 mètres carrés. Sur Twitter le maire Christian Estrosi a réagi.

Lire aussi : Reconfinements à Nice: pourquoi l'État a changé d'avis

LA PHRASE - Sanofi va aider un concurrent à produire un vaccin : « une très bonne nouvelle » (Élysée)

La décision du laboratoire Sanofi de produire en France le vaccin de son concurrent américain Johnson & Johnson est « une très bonne nouvelle » qui va « élargir l'offre » dans la campagne vaccinale, a salué l'Elysée. Cet accord devrait permettre de produire chaque mois environ 12 millions de doses à partir de l'été, a-t-elle précisé.

L'Élysée a aussi qualifié de "très bonne nouvelle" l'annonce par Sanofi qu'il allait débuter une nouvelle étude de phase 2 de son principal candidat-vaccin développé avec le britannique GSK qui se trouve, lui, directement dans la course au précieux sérum.

Lire aussi : Vaccin anti-Covid: le feuilleton à rebondissements de Sanofi en 2020

LE GRAPHIQUE - Une chute des dividendes mondiaux moins violente que prévu

Les dividendes mondiaux ont baissé de 12,2% en 2020 pour atteindre 1.255 milliards de dollars, une chute toutefois moins forte qu'attendu grâce à un quatrième trimestre de rebonds, selon une étude publiée par le gestionnaire d'actifs Janus Henderson.

Malgré le contexte sanitaire, les deux tiers des entreprises dans le monde ont réussi à augmenter ou maintenir leurs dividendes, toutefois une société sur huit a complètement annulé ses dividendes et une sur cinq les a réduits.

« Les dividendes du secteur bancaire sont, pour l'instant, ceux qui ont été le plus sévèrement touchés mais, à l'inverse de 2008-09, la situation des banques des principales économies est bien plus solide à l'heure actuelle et la surveillance réglementaire est bien plus rigoureuse. Ceci signifie que les dividendes bancaires devraient se remettre beaucoup plus rapidement de cette récession que de la dernière, à condition que l'économie mondiale soit prête à rouvrir ses portes le plus tôt possible », rapporte l'étude.

D'importants écarts ont été constatés d'une région à l'autre et entre les différents secteurs d'activité. Ainsi, en Amérique du Nord, les dividendes ont augmenté de 2,6% pour atteindre "un nouveau record" (546 milliards de dollars, soit quasiment la moitié du total mondial) en 2020, notamment parce que les sociétés ont protégé leurs dividendes en suspendant ou en réduisant, à la place, les rachats d'actions, explique Janus Henderson.

La Chine, Hong Kong et la Suisse ont également tiré leur épingle du jeu tandis que la moitié des réductions de dividendes dans le monde en 2020 a concerné l'Europe. Et pour cause : à la demande des régulateurs en 2020, le secteur bancaire européen avait dû stopper un temps la distribution de dividendes. La même interdiction avait été faite au Royaume-Uni.

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Lire aussi : Malgré la crise, deux tiers des entreprises mondiales ont sauvé leurs dividendes

EN RÉGIONS - Dunkerque débordé par le variant anglais

Déjà 60% des malades hospitalisés ici dans les Hauts-de-France sont contaminés au variant anglais « qui se transmet hyper vite », une accélération qui bat tous les records de France. Aux urgences, on craint d'atteindre bientôt les 100% de variant anglais mais surtout que la digue ne cède sous la pression - la digue des soignants, dévoués mais submergés et harassés par le travail non stop et la gestion permanente de la pénurie de lits.

 Lire l'article

Lire aussi : Face aux variants, les hôpitaux vont passer en "organisation de crise"

À L'ÉTRANGER - La Syrie autorise le vaccin russe Spoutnik V

La Syrie a autorisé sur son territoire l'utilisation du vaccin de son allié russe, le Spoutnik V, a annoncé l'ambassade de Damas à Moscou. En guerre depuis 2011, la Syrie du président Bachar Al-Assad a bénéficié du soutien militaire massif et crucial de Moscou, qui y livre aussi de l'aide humanitaire.

« La République arabe syrienne a accompli toutes les procédures sur l'enregistrement du vaccin russe +Spoutnik V+ » et « a autorisé son emploi sur son territoire », a affirmé un communiqué de l'ambassade, cité par l'agence de presse russe TASS.

Lire aussi : Vaccin russe Spoutnik V : l'Autriche veut en produire, la Hongrie en commande

Air New Zealand teste un « passeport de vaccination »

Air New Zealand va tester un passeport de transport numérique afin de permettre aux compagnies aériennes et aux autorités frontalières d'accéder aux renseignements liés au Covid, a annoncé la compagnie aérienne.

Ce programme, baptisé « passeport de vaccination » par les spécialistes du secteur, vise à simplifier les voyages en permettant aux passagers de conserver toutes leurs données médicales sur un seul et même support.

La compagnie Air New Zealand entend commencer à tester son système de « passeport de vaccination » en avril.

Lire aussi : Coronavirus: l'urgence d'un passeport santé sécurisé pour espérer sortir d'une crise sanitaire et économique

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Commentaires
a écrit le 23/02/2021 à 8:54 :
"Les médecins du travail pourront administrer le vaccin AstraZeneca à compter du 25 février aux salariés de 50 à 64 ans atteints de comorbidités".

Chaque ministre de la santé répète à l’envi son refrain sur l’importance de prévention dans sa politique, y compris Madame Buzyn. Les faits sont têtus, la réalité est bien une dégradation de la culture de santé publique comme le montre l’état de la vaccination et un abandon de pans entiers comme la médecine du travail. Alors que la hausse des dépenses de soins de 2010 à 2016 a été de 2,4 % par an, le budget dédié à la prévention a augmenté 34 fois moins que celui des soins (quasi stable). Hors inflation, la France dépense moins pour la prévention chaque année.

La démographie de la médecine du travail montre l’état dramatique du secteur. De 2007 à 2020, la baisse des effectifs programmée est de 28 % (-14 % déjà enregistrés de 2007 à 2016). Sur les 5168 médecins du travail, quasiment tous salariés et dont 71 % sont des femmes, 43 % ont plu de 55 ans et vont partir à la retraite dans les 7 ans qui viennent. Il y a en moyenne plus de 300 départs pour moins de 100 entrants par an en médecine du travail (soit un entrant pour trois sortants). Voici une spécialité médicale entièrement salariée et largement féminine qui se dépeuple à grande vitesse chaque année. Comme quoi le soi-disant attrait du salariat chez les jeunes médecins est une plaisanterie, la perte de vitesse de l’exercice libéral est contrainte, subie et non souhaitée.Cette perte d’attractivité est le résultat d’une politique de santé encore entièrement centrée sur le curatif, mais aussi d’une dévalorisation orchestrée de la profession de médecin du travail. Ainsi, la loi Touraine de 2015 a remplacé la visite médicale obligatoire tous les deux ans par une visite d’information et de prévention tous les cinq ans ! Alors domaine exclusif du milieu médical, ces visites peuvent être maintenant réalisées par des infirmiers. Si ces derniers ont un rôle à jouer dans ce secteur, leur donner les mêmes prérogatives que le médecin est une erreur.Loin de remédier à la désaffection de la médecine du travail, les pouvoirs publics préfèrent gérer la pénurie et laisser se dégrader la situation. Cette démédicalisation de la santé au travail est pourtant la garantie d’une dégradation de l’efficacité de la prise en charge des salariés en matière de médecine préventive et curative.
a écrit le 23/02/2021 à 8:29 :
"Air New Zealand va tester un passeport de transport numérique afin de permettre aux compagnies aériennes et aux autorités frontalières d'accéder aux renseignements liés au Covid"

Où l'on se rend compte que le transport par avion est sacré en fait, qu'il ne faut surtout pas y toucher. Vraiment étrange, la gestion du transport aérien, principal vecteur international du virus, aura été particulièrement bizarre, j'espère qu'à terme nous aurons des enquêtes sérieuses là dessus aussi.
a écrit le 23/02/2021 à 8:26 :
J'ai beaucoup ri a l'expression : "Sanofi va AIDER a produire ....."
Il assurera quoi : le balayage ? , l'entretien de la machine a café ?....... après avoir obtenu l'agrément des ronds de cuir ?

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