Covid-19 en 24h : ouvertures le dimanche, intentions d'investissements des PME/TPE, Johnson & Johnson...
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Relever l'économie « nécessitera un effort prolongé » dans la zone euro sur les plans budgétaire et monétaire, a prévenu lundi Philip Lane, économiste en chef de la Banque centrale européenne, qui estime que « le chemin de la reprise sera long », dans un entretien au Monde.
« Je pense que nous sommes désormais, en mai et juin, à un tournant conjoncturel. Désormais, l'économie va croître rapidement, mais en partant d'un bas niveau. Cela signifie que, même avec une croissance dynamique sur le reste de l'année, la zone euro ne retrouvera son niveau de PIB de 2019 qu'au printemps de l'année prochaine », juge M. Lane.
Si l'on compare avec le niveau d'activité de 2019, « aujourd'hui, nous nous situons probablement 4% ou 5% en dessous. C'est une contraction considérable. Lors d'une récession classique, le recul est plutôt de 2% ou 3% », met en avant l'économiste en chef de la BCE.
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Mais pour Philip Lane, « il y a des raisons d'être optimiste. Comparée à la décennie qui a suivi la crise financière de 2008, la pandémie de Covid-19 sera un événement qui durera deux ou trois ans. La récession sera plus courte et les cicatrices pourraient rester limitées ».

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