COVID-19: Paris totalement masqué, l'Allemagne craint une aggravation
AFP

Photo d'illustration
Gonzalo Fuentes
AFP

Photo d'illustration
Gonzalo Fuentes
Depuis vendredi 8 heures, le port du masque - jusqu'à présent limité à quelques secteurs très fréquentés - est de rigueur à tout moment dans l'ensemble des rues de Paris sous peine d'une amende de 135 euros. La mesure concerne tous les piétons, de même que les motards.
A la demande de la mairie, les cyclistes et les adeptes du footing en ont été in extremis exemptés.
De son côté, la chancelière allemande Angela Merkel a dit vendredi s'attendre à une évolution de la pandémie provoquée par le nouveau coronavirus "encore plus difficile" en automne et en hiver.
L'Allemagne va faire passer à au moins 50 euros les amendes pour non-port du masque et renforcer les contrôles afin de s'assurer du respect des périodes de quarantaine.
Mais à Paris la généralisation du masque obligatoire a choqué certains.
Sylvie Soufir estime au contraire que le gouvernement aurait "dû le faire depuis bien longtemps".
La grande majorité des Parisiens croisés dans les rues de la capitale vendredi matin respectaient la mesure, même si certains masques restent baissés sous le menton ou enfilés autour du bras.
La généralisation du port du masque pourrait gagner d'autres grandes villes françaises, où un record de contaminations a été atteint jeudi avec 6.111 nouveaux cas en 24 heures.
Un total de 21 départements (sur une centaine) sont placés en "zone rouge", dont celui des Alpes-Maritimes (sud-est) où doivent avoir lieu les deux premières étapes du Tour de France cycliste qui commence samedi.
Le départ à Nice se déroulera en "quasi huis clos", ont décidé les autorités, et le long du parcours dans cette ville et dans son arrière-pays montagneux, le port du masque sera obligatoire.
La capitale française est considérée comme une zone à risque par plusieurs pays : elle vient d'être ajoutée par la Belgique à sa liste des destinations européennes qui ne sont plus autorisées et le Danemark a déconseillé les voyages "non nécessaires" en France.
En Espagne, les enfants devront porter le masque à tout moment à l'école à partir de six ans, a annoncé jeudi le gouvernement.
Sur les 14 derniers jours, ce pays a enregistré 190 nouveaux cas pour 100.000 habitants, de loin le taux le plus élevé dans l'Union européenne.
Mais c'est aux Etats-Unis que le virus a été le plus meurtrier. Un nouveau palier a été franchi jeudi avec 180.857 morts pour 5.869.692 cas recensés, selon le comptage de l'université Johns Hopkins. En 24 heures, le coronavirus a tué 931 personnes supplémentaires.
Ce qui n'a pas empêché le président Donald Trump, qui a accepté jeudi l'investiture républicaine pour briguer un second mandat, de vanter son action face au Covid-19 et de prédire l'éradication prochaine de la maladie, dans un discours combatif. "Nous produirons un vaccin avant la fin de l'année, et peut-être même plus tôt!", a-t-il promis devant ses partisans à Washington.
Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.

La pandémie a fait au moins 832.336 morts dans le monde depuis fin décembre, selon un bilan établi par l'AFP vendredi.
Après presque six mois de fermeture, le MoMA, le musée d'art moderne new-yorkais, a été jeudi le premier grand musée de cette ville à rouvrir ses portes. Pour le plus grand bonheur de ses rares visiteurs, la jauge étant limitée à 100 personnes par heure.
En Amérique latine - la région du monde comptant le plus grand nombre de contaminations -, l'activité reprend à Bogota, où les embouteillages ont refait leur apparition : les huit millions d'habitants de la capitale colombienne ont été autorisés à reprendre leurs activités après plus de cinq mois de confinement. Un assouplissement fondé sur l'utilisation généralisée du masque.
À lire également
En Argentine, la ville de Buenos Aires a voté jeudi une loi assurant un "droit à l'adieu" pour les patients atteints de formes graves du COVID-19, qui meurent souvent dans la solitude. Un proche âgé de 18 à 60 ans pourra ainsi accompagner le malade en phase terminale.
AFP