C'est une page qui se tourne. À la tête de la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME) depuis bientôt dix ans, François Asselin, issu de la Fédération du bâtiment, arrive au terme de ses deux mandats. Ce mercredi, le comité directeur de l'organisation patronale donnera son feu vert aux prétendants au poste. Les dépôts de candidatures sont désormais clos. Et, selon nos informations, trois hommes ont choisi de se lancer dans la compétition. Trois entrepreneurs qui connaissent bien la maison puisque tous sont déjà membres du syndicat : Gaëtan de Sainte Marie, vice-président de la CPME du Rhône, Amir Reza-Tofighi, membre de la CPME nationale, et Alain Gargani, président de la CPME de la Région Paca. Ce 21 septembre, la campagne sera officiellement ouverte et, sauf désistement, une âpre bataille promet de se tenir entre ces trois entrepreneurs, jusqu'au vote le 21 janvier 2025.
L'enjeu de ce changement de présidence est stratégique pour la CPME, qui se targue de réunir 240 000 entreprises et de représenter au total près de 3,5 millions de salariés. Dans un contexte politique instable, l'organisation entend poursuivre son lobbying, rester un interlocuteur écouté et crédible du futur gouvernement de Michel Barnier, mais aussi des parlementaires, pour porter la voix si particulière des entrepreneurs de PME et TPE. « Désmicardisation » des salaires, réforme des retraites, avenir de l'assurance chômage, financement de notre modèle social... En cette rentrée, les sujets susceptibles de faire polémique ne manquent pas.