La croissance française sera plus importante que prévu en 2022 (Insee)
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L'inflation continue de grignoter le pouvoir d'achat des Français.
Reuters
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L'inflation continue de grignoter le pouvoir d'achat des Français.
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L'économie française est toujours en zone de turbulences. Après un été caniculaire marqué par des records de chaleur sur tout le territoire et une sécheresse dévastatrice, la crise énergétique en Europe pourrait provoquer une onde de choc sur l'activité en France à l'approche de l'hiver. Pour autant, en dépit de ces mauvais signaux, l'Insee a révisé à la hausse ses prévisions de croissance du produit intérieur brut (PIB) pour l'année 2022 de 0,3 point à 2,6% contre 2,3% en juin dernier dans son dernier point de conjoncture dévoilé ce mercredi 7 septembre. Cette révision s'explique par « de meilleurs résultats que prévu au second trimestre (0,5% au lieu de 0,25%) », a déclaré le chef du département de la conjoncture, Julien Pouget lors d'un point presse. La levée des mesures sanitaires au printemps a provoqué un rebond de l'activité dans l'hébergement et la restauration, ou encore le tourisme. Mais cette embellie pourrait rapidement s'effacer.
S'agissant des deux derniers trimestres de 2022, l'activité pourrait nettement ralentir. En effet l'institut de statistiques anticipe seulement 0,2% de croissance du PIB pour le T3 et 0% pour le T4. Autant dire que la fin de l'année risque d'être très morose sur le plan économique. « La période reste marquée par une conjonction de chocs exogènes. La crise sanitaire est toujours là même si elle touche moins les économies occidentales. La guerre en Ukraine fait craindre une crise énergétique. Enfin, la crise climatique a pesé sur la production agricole, la navigabilité du Rhin, la première artère fluviale et commerciale d'Europe », a résumé le statisticien.
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Six mois après le début de la guerre en Ukraine, le scénario noir d'une coupure totale du gaz russe en Europe se précise. Dernièrement, le géant russe Gazprom a annoncé qu'il avait coupé ses livraisons à Engie. Même si la France est moins dépendante du gaz russe que l'Allemagne par exemple, cette coupure risque d'asphyxier une bonne partie de l'industrie tricolore dépendante des énergies fossiles. Dans son scénario central, l'Insee n'a pas évoqué le phénomène de récession mais de plus en plus d'économistes évoquent cette possibilité quelques mois de l'hiver.