Croissance : l’incertitude sur la politique budgétaire devrait peser en 2026 et 2027
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La Banque de France a abaissé ses prévisions de croissance pour 2026 et 2027.
Reuters
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La Banque de France a abaissé ses prévisions de croissance pour 2026 et 2027.
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Cela se confirme: la croissance française sera un peu meilleure qu'annoncé en 2025. Dans ses prévisions dévoilées lundi 15 septembre, la Banque de France l'a rehaussée de +0,6 % à +0,7 %. Et ce, même après l'accord signé le 27 juillet par l'Union européenne et les États-Unis sur les droits de douane. C'est légèrement en dessous de la prévision de l'Insee — +0,8 % — publiée dans une note de conjoncture, le 11 septembre.
Mais il ne faut pas se tromper, cela reste nettement inférieur à la croissance de +1,1 % affichée en 2024. La croissance ralentit donc cette année. Et, fait notable, la hausse du PIB ne repose que sur quelques éléments: une « contribution positive des variations de stocks » et une « meilleure tenue attendue de l'activité au troisième trimestre (+0,3 %) », selon la Banque de France. La semaine dernière, l'Insee soulignait que l'activité économique se maintenait cahin-caha grâce à la bonne forme de quelques secteurs, principalement de l'aéronautique et du tourisme.
Si l'année 2025 ne devrait pas mal se terminer — la Banque de France considérant que l'objectif de déficit de 5,4 % du PIB (ce qui représente environ 162 milliards d'euros) fixé par l'ex-gouvernement Bayrou peut toujours être atteint — les deux années suivantes ne s'annoncent pas sous les meilleurs auspices. Certes la croissance devrait repartir à la hausse, mais moins fortement que prévu. Par rapport à sa publication de juin, l'institution a revu ses prévisions à la baisse pour 2026 et 2027. Elle prévoyait +1 % en 2026, ce ne serait plus que +0,9 %. Elle affichait +1,2 % en 2027, cela deviendrait seulement +1,1 %.
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Même si on pourrait dire que l'on est ici dans l'épaisseur du trait, ces « ajustements» ne sont pas neutres. Ils sont la traduction d'un «contexte national plus incertain », peut-on lire. Mais également d'« hypothèses sur l'environnement international plus défavorables, du fait notamment d'un taux de change de l'euro et d'un prix du pétrole plus élevés, ainsi que d'une moindre demande externe ».