Cultes: les "plus basses retraites de France" veulent une revalorisation

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L'Association pour une retraite convenable (APRC) qui réunit d'anciens prêtres, religieux et religieuses catholiques a demandé la revalorisation des pensions de retraites des cultes, "les plus basses" en France, affirme-t-elle.
"Pour une carrière cultuelle complète, la caisse de sécurité sociale des cultes verse des pensions mensuelles allant de 382 à 629 euros, selon la date de liquidation de la retraite, soit les plus basses retraites de France !", écrit l'association dans un communiqué.
"On aimerait une petite prise de conscience" des pouvoirs publics, a expliqué mardi à l'AFP Bruno Barrillot, membre du bureau de l'APRC et ancien prêtre qui, pour trente ans d'une carrière cultuelle incomplète, confie percevoir 290 euros par mois.
L'APRC est la principale organisation représentant les 9.300 anciens ministres des cultes ou anciens membres de communautés religieuses, qui ont quitté avant l'âge de la retraite leurs associations cultuelles ou congrégations.
Leur retraite est gérée par la Cavimac, la caisse de sécurité sociale des cultes, à laquelle adhèrent également 15.000 cotisants actifs (prêtres, moines, pasteurs, imams...) pour 50.000 autres pensionnés de toutes religions (judaïsme excepté).
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"Des personnes ont eu jusqu'à dix ans d'activité dans certaines communautés sans aucune prise en charge sociale. Pour reconstituer leurs retraites, c'est catastrophique", ajoute ce militant.
"L'Eglise a fait beaucoup de chemin", répond auprès de l'AFP le Père Pierre-Yves Pecqueux, secrétaire général adjoint de la Conférence des évêques de France et administrateur de la Cavimac.
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Selon la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2016, le gouvernement doit remettre au Parlement avant le 1er juillet un "rapport sur les conditions de revalorisation du montant de la pension de retraite du régime des cultes". L'APRC espère qu'il en ressortira de "réelles mesures" pour réduire la précarité actuelle.
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