Les secteurs les plus affectés par la crise sont reçus aujourd'hui au ministère de l'Economie alors que les aides aux entreprises doivent s'arrêter demain mardi 31 août. "ll n'y aura pas de couperet des aides", a annoncé le ministre de l'Economie Bruno Le Maire. Il a affirmé que "le quoi qu'il en coûte" avait permis d'injecter 80 milliards d'euros sous forme de subventions et 160 milliards d'euros sous forme de prêts.La rentrée démarre sur les chapeaux de roue à Bercy. Après un été marqué par les manifestations contre le pass sanitaire, le ministre de l'Economie Bruno Le Maire et la ministre du Travail Elisabeth Borne doivent recevoir ce lundi matin une myriade de représentants des filières de l'hôtellerie, des cafés de la restauration, du tourisme ou encore de l'événementiel. L'après-midi, ce sont les représentants du monde de la culture qui sont attendus au ministère des Finances pour une réunion avec la ministre de la Culture Roselyne Bachelot.
Tous ces secteurs sont frappés de près ou de loin par la pandémie et l'application des mesures sanitaires. L'entrée en vigueur de ce sésame au début du mois d'août a amplifié les craintes dans un grand nombre d'établissements déjà affectés par 18 mois de crise sanitaire. Il s'agit selon Bercy de faire le point sur la situation économique de ces secteurs et les aides de l'Etat. La plupart des milieux économiques et financiers s'attendent à un changement de doctrine du gouvernement. A l'université d'été du Medef la semaine dernière, le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a clairement exprimé cette nouvelle approche déjà annoncée par le chef de l'Etat Emmanuel Macron au cours de l'été.
Durant la crise sanitaire, "nous n'avons pas compté l'argent public parce que c'était responsable de le faire. Mais maintenant que l'économie française redémarre, que nous avons des perspectives de croissance à 6%, le 'quoi qu'il en coûte' c'est fini", a déclaré M. Le Maire. "Tout le travail que nous avons fait avec les entreprises et les salariés donne des résultats [...] Le niveau de chômage est revenu à son niveau d'avant-crise" a-t-il ajouté sur l'antenne de France Inter ce lundi matin. "Il s'agit de passer d'un dispositif général et forfaitaire d'aides à du sur-mesure. [...] Il n'y aura pas de couperet des aides", a-t-il néanmoins nuancé face aux craintes exprimées.
Vers un ciblage des aides sur les secteurs les plus fragiles