Déficit public : la prévision abaissée grâce à une croissance plus forte que prévu

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Nous sommes le pays développé qui a le montant de dépenses publiques le plus important par rapport à sa richesse nationale, a déclaré Bruno Le Maire.
"Nous sommes le pays développé qui a le montant de dépenses publiques le plus important par rapport à sa richesse nationale", a déclaré Bruno Le Maire. (Crédits : TONY GENTILE)
Le gouvernement table désormais sur un déficit de 2,9% en 2017, contre 3% auparavant. Il a révisé à la hausse l'objectif de croissance pour cette année, à 1,7% contre 1,6% auparavant.

La prévision officielle de déficit public en France a été revue à la baisse à 2,9% du produit intérieur brut (PIB) pour 2017 et 2,6% pour 2018, a annoncé mardi le ministre de l'Economie et des Finances Bruno Le Maire sur France 2. Les précédentes prévisions tablaient sur un déficit de 3% du PIB cette année et 2,7% l'an prochain.

"C'est un peu mieux que ce que nous avions donné en première indication aux parlementaires parce que la croissance est légèrement meilleure", a-t-il commenté.

Le gouvernement a révisé à la hausse l'objectif de croissance pour cette année, à 1,7% contre 1,6% auparavant. Bruno Le Maire a néanmoins souligné que l'objectif d'une baisse des dépenses publiques de trois points du PIB était maintenu sur le quinquennat.

4 milliards d'économies à réaliser en moins

Comme le ministre de l'Action et des Comptes publics Gérald Darmanin l'a laissé entendre lundi, l'objectif des dépenses publiques est ramené à 16 milliards d'euros, contre 20 milliards annoncé début juillet.

"Nous sommes le pays développé qui a le montant de dépenses publiques le plus important par rapport à sa richesse nationale", a déclaré Bruno Le Maire, indiquant que l'objectif était de ramener le taux de dépenses publiques, actuellement à 54,7% du PIB, à "un peu plus de 50%" en cinq ans.

Pas de baisse de dotation pour les collectivités locales... en 2018

Le chef du gouvernement a aussi confirmé qu'il n'y aurait "pas de baisse de dotation" pour les collectivités locales en 2018. "Mais il est normal que chacun fasse des efforts. Les collectivités doivent continuer de faire des efforts", a-t-il insisté, alors que le gouvernement leur a demandé de faire 13 milliards d'euros d'économies sur le quinquennat.

(avec AFP)

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a écrit le 19/09/2017 à 18:32 :
qu'est ce que la croissance ,les salaire et les retraites qui n'ont pas été augmentés depuis des années ,les prix qui ont baissé officiellement mais pas tous surtout pour la ménagère ou les actifs financiers qui entrent dans le calcul de la croissance et qui ont fortement augmentés.
a écrit le 19/09/2017 à 12:55 :
A ce rythme là , nous ne sommes pas sorti de l'auberge.
On ne soigne pas un grand malade à l'homéopathie !!!!!!!!!!!!!!
Réponse de le 19/09/2017 à 18:34 :
Oui, une bonne saignée avec quelques privatisations juteuses...
a écrit le 19/09/2017 à 10:04 :
Ca fait assez gribouille ou politique du doigt mouillé.....c est assez pathétique......pas étonnant que la grogne monte......personne n a encore compris ou veut aller macron, ni comment......
Industrie en ruine et balance commerciale catastrophique.....mais la, silence radio......
Hormis la sur taxation de l automobile.....on ne voit pas grand chose se,dessiner, meme,dans la tete de Jupiter.....je ne parle pas des petit comptable de,province que sont lemaire et darmanin......
a écrit le 19/09/2017 à 9:55 :
Depuis 1974, le budget de l'état n'est plus en équilibre. Il suffit de demander à son banquier
pour savoir qu'il ne supporterait pas un compte à découvert plus de quelques semaines.
Cela fait très longtemps que les français auraient dû supprimer le chéquier aux politiques.
Réponse de le 19/09/2017 à 11:53 :
Vous savez bien que tous les Français aiment bien vivre au-dessus de leurs moyens. Ils ne seront donc jamais d'accord pour supprimer le chéquier. Ce qu'ils n'aiment pas, c'est la facture. Or les impôts d'aujourd'hui, c'est la facture de la dette d'hier.
a écrit le 19/09/2017 à 9:38 :
Il reste néanmoins un déficit de EUR 65 Mia pour des entrées de EUR 240 Mia.
L'écart reste encore énorme et hors de contrôle.
a écrit le 19/09/2017 à 9:07 :
Rien que le budget de la Sécurité Sociale, inclut dans les dépenses publiques, représente 25 % du PIB avec 440 milliards.

Prétendre que les dépenses publiques sont trop importantes est une posture idéologique. La question n'est pas le pourcentage mais l'efficacité. Si nous comparons avec les coûts par personne avec les pays libéraux, la Sécu est plus efficace pour la santé et le budget Santé que les autres organisations.

En 2014, 5000 euros par personne contre 5400 en Allemagne et 9000 aux US.

L'idéologie est un poison de l'esprit et, en l’occurrence pour les coûts.

Le véritable but de cette fausse rigueur est à chercher ailleurs, vers un nouveau transfert de richesse des Français vers les actionnaires.

L'alternative est une privatisation croissante de la Sécu, largement entamée avec le transfert de nombreuses prestations vers les assurances privées appelées "mutuelles" par un abus trompeur de langage.
Réponse de le 19/09/2017 à 10:01 :
Vous avez bien raison, les actionnaires vont se goinfrer cette année et les retraités vont payer la CSG à partir d'une pension de 1200 e.
a écrit le 19/09/2017 à 8:55 :
Et ils en sont fiers, ce qui veut dire que dans leur logique de comptable sans âme si la croissance, contrairement à leurs prévisions parce que là nous ne sommes que dans des prévisions en plus, au secours on est chez les fous, ils nous saigneraient de plusieurs milliards de plus.

On suit le dogme européen qui suit l'obsession allemande.

L'empire des faibles.
Réponse de le 19/09/2017 à 10:46 :
Je n'arrive toujours pas a me mettre au niveau d'intélligence de M Lemaitre,
bizarre ?

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