Déficits publics : "Il n'est pas question d'accorder un délai à la France" (P. Moscovici)

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Pierre Moscovici, commissaire européen aux Affaires économiques, s'est montré ferme concernant les déficits publics de la France.
Pierre Moscovici, commissaire européen aux Affaires économiques, s'est montré ferme concernant les déficits publics de la France. (Crédits : Reuters)
Pierre Moscovici a rappelé l'engagement qu'avait pris la France pour amener ses déficits publics à 3% ou moins du PIB. Selon lui, l'UE est décidée à ne pas accorder de nouveau délai à la France.

Interrogé ce lundi sur France 2, le commissaire européen aux Affaires économiques, s'est montré ferme quant aux déficits publics de la France : pas question que l'Union européenne accorde un nouveau délai pour ramener ses déficits publics à 3% du PIB ou moins, comme elle s'y était engagée.

Le précédent gouvernement avait, en effet, prévu un retour des déficits à 2,8% fin 2017. Dans l'audit rendu la semaine dernière par la Cour des comptes, il semblerait cependant qu'il existe un risque de dérapage de 0,4 point de PIB.

Lire aussi : Déficit : la Cour des comptes évoque un trou de 9 milliards d'euros en 2017

"Pas question de nouveau délai mais simplement une politique budgétaire sérieuse, sans être austère, doit être au rendez-vous (...) Moi je fais confiance au gouvernement français pour tenir ses engagements, comme je lui fais confiance pour présenter ensuite un budget 2018 qui lui permette de passer pour le coup clairement en dessous de 3%, ce qui permettra à la France de sortir de (...) la procédure de déficit excessif", a expliqué Pierre Moscovici.

La semaine dernière, Edouard Philippe, avait annoncé que des mesures d'économie seraient prises pour contenir les déficits publics à 3% en fin d'année.

(avec Reuters)

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Commentaires
a écrit le 04/07/2017 à 15:18 :
Commissaire européen Français traitre à son pays ...si ce mot a encore un sens pour lui !

Et pour la défense européenne dont la France est la principale contributrice avec un budget équivalent à celui de la Russie soit 2,2% de son PIB ( 1,1% pour l'Allemagne et ... 0,45 % pour le luxembourg ) et de la seule force de dissuasion nucléaire des 27 ( depuis le départ des Anglais) on te fait un délais ou pas ?
a écrit le 04/07/2017 à 14:06 :
citoyen blasé : Ne pas rembourser n´est pas la solution? Comment vont réagir les créanciers lésés, vos amis????Que ferez vous si à l´avenir vous avez besoin d´aide financière??????On peut toujours réechelonner et saigner les générations futures....à cause d´individus qui ont décidé qu´il fallait vivre au-dessus de ses moyens peut-être pour .....éviter et repousser le pire...
a écrit le 04/07/2017 à 11:36 :
Quand est-ce que l'on va se débarrasser de Moscovici et de toute cette commission non élue ? Il est à vomir.
a écrit le 04/07/2017 à 11:14 :
Moscovici ,sinistre de l'economie sous Sa Va Mieux a laisse un souvenir imperissable de son passage et en reconnaissance de son talent a ete nomme commissaire europeen cela donne envie d'aimer encore plus l'Europe
Réponse de le 07/07/2017 à 10:55 :
@jataf
Il faut bien recaser les copains surtout quand leur incompétence risque de les mener au chômage. Merci Mr Hollande!
Au fait combien ça gagne un commissaire européen?
a écrit le 04/07/2017 à 10:13 :
Il s’agit d’une problématique particulière à la zone euro. Il n’y a pas de délai à respecter pour le japon dont le déficit budgétaire est à 5% du PIB et le niveau de la dette publique est environ 250% du PIB. La Banque Centrale du Japon détient aujourd’hui près de 40% de la dette publique japonaise. Les détenteurs de celle-ci, hors banque centrale, représentent environ 150% du PIB et la banque centrale japonaise en achetant l’équivalent de 13 à 15% du PIB de dette par an, il en résulte que la dette publique hors banque centrale du pays recule de 8 à 10 points par an. Si besoin est la banque centrale pourra faire une restructuration de dette pour l’Etat en lui faisant par exemple un différé de remboursement de 100 ans, à la réserve près que l’économie réelle, le secteur industriel , etc. doivent bien se porter. La banque centrale qui ne doit pas d’argent contrairement à une banque commerciale ne peut pas faire faillite, son principal problème c’est l’inflation qui ne doit pas être exagérée, ce qui est actuellement le cas au Japon. C’est même parce que le Japon est dans un système déflationniste ou d’inflation faible depuis longtemps qu’il a une dette publique aussi importante.
a écrit le 04/07/2017 à 9:30 :
Moscovici n'a pas changé de discours depuis qu'il fut au gouvernement de la France en 2012-2014. "Que les français s'écrasent!". Promoteur des prélèvements obligatoires sans fin pour financer l'oligarchie dépensière dont il fait partie,qu'attend-il pour dégraisser la bureaucratie européenne et la rendre plus efficace au service des européens? Ses jours paraissent comptés comme représentant de la France en marche.
a écrit le 04/07/2017 à 9:01 :
Est ce bien la même personne qui, il y a 4 ans réclamait, largesses et délais à l'Europe devant son impuissance à gérer les finances de la France dont il avait la charge ?
a écrit le 04/07/2017 à 6:33 :
Gonflé Moscovici.

Il a été responsable du désastre hollandais en tant que ministre de l'économie.
a écrit le 03/07/2017 à 20:16 :
De l’intérêt de la dette, ou des intérêts de la dette ?

Ce n’est pas qu’une question d’obéissance ou «d’engagement symbolique du 3» vis-à-vis de l’UE. On aurait tout aussi bien pu prendre le ratio dette/PIB comme indicateur à 60 % (on est à 100 %).
On bénéficie actuellement de taux d’intérêt extrêmement bas . Ce qui a permis de réduire involontairement la charge d'intérêts, mais à la moindre hausse des taux, le déficit public va augmenter. Plus de dette = plus d’intérêts à payer = encore plus de dette.

Les charges de la dette représentent 13 % du budget de l’Etat (44 Milliards), presque autant que les dépenses de fonctionnement de l’Etat (49 Milliards)
Le budget de la défense c’est 40 Milliards
La justice c’est 8 milliards
Le CICE, c’est 20 Milliards (par an ?)

Vu que l’on a déjà les taux de prélèvement obligatoire les plus élevés d’Europe et que la CSG devrait augmenter, il ne reste plus beaucoup de marge de taxation. Pour les yaka et les apprentis économistes, je conseille le simulateur : http://www.financespubliques.fr/dette#/dette
Un exemple :
Il suffit d’augmenter de 2 % : la TVA, la CSG, l’impôt sur les sociétés, cotisation maladie, cotisation retraite, l’impôt sur le revenu, etc… pour voir que ce n’es pas suffisant. Il faut aussi réduire les retraites, le nombre de fonctionnaires, les prestations sociales, etc...

Ou de vendre les participations non stratégiques : l’État a des parts dans : Renault, Orange, ADP, Engie, EDF, FDJ, etc… après, il ne faudra pas se plaindre des restructurations et des fuites de technologies et de compétences. La logique voudrait que l’on se débarrasse des moins profitables, ou des plus couteux (choix difficile, les données financières sont disponibles par l'APE), permettant à chacun de se faire une opinion. Il est plus facile de céder les plus profitables, mais cela grève les recettes futures.


Sinon, l’autre solution est d’arrêter de gaspiller l’argent public !
D’où l’intérêt et l’urgence des réformes structurelles. Bon courage au nouveau gouvernement, car ce n'est pas gagné.
Réponse de le 04/07/2017 à 11:11 :
C'est une question de méthode et de management. Il faut introduire une comptabilité d'entreprise, facturer les services publics, identifier les opérateurs et les évaluer, asservir les dépenses aux recettes, dédier les impôts à la solidarité (on donne à la population ce qu'on lui prend, et à côté de cela elle achète des services). Enfin il faut simplifier (supprimer les conseils départementaux, étatiser le social mais décentraliser le reste vers les régions, affecter une fonction à un seul niveau) et digitaliser l'administration.
a écrit le 03/07/2017 à 19:38 :
Pour ceux qui ont le fameux livre :
" un président ne devrait pas dire ça", vous avez la réponse dans ce livre page 516 et suivantes !
C'est édifiant de mensonges politiques et de magouilles ... !
Mr Moscovici me fait penser à cette oie blanche vertueuse et immaculée qui ne sait rien du quinquennat Hollande ....
a écrit le 03/07/2017 à 16:40 :
C'est là que l'on voit le dévoiement du système français. Tu penses bien que Hollande, comme les autres, a placé ses gens à des postes clés pendant son mandat, que ce soit dans des institutions européennes ou nationales (ex.: Jospin et Fabius au Conseil constitutionnel). Les socialistes n'ont donc pas fini de mettre des batons dans les roues à bien des niveaux. Dommage que quelque part le Comité de salut public n'existe plus, car il aurait rapidement réglé cet aléa :-)
a écrit le 03/07/2017 à 15:04 :
il serait temps de faire les reformes de la fonction publique avec ses administrations y compris les 6 millions d'agents publics ruineux pour les finances du pays... le deuxième poste de dépense de l'état et le remboursement des intérêts de la dette. premier poste de dépense l'éducation nationale qui part depuis plusieurs années en vrille et en déperdition dans les classements mondiaux avec l'aide des enseignants publics irresponsables...
Réponse de le 03/07/2017 à 15:55 :
Ce qui me gène, c'est que vous faites porter à des gens comme vous et moi la responsabilité d'une dépense décidée par des gens qui appartiennent à la noblesse politique et qui montrent tous les jours combien le fric les intéresse plus que l'intérêt des Français. Comment peut-on les comparer à des patrons dont la rémunération est définie par contrat et où la moindre erreur de gestion est dénommée abus de biens sociaux?..... sans compter que l'adaptation de la masse salariale de leurs entreprises qui passe par des licenciements est considérée comme un crime social. Parlement et Ministres devraient être sanctionnés selon leurs résultats (avec éventuellement une belle prime!).
Réponse de le 03/07/2017 à 22:04 :
@help: tout pays a besoin d'agents de l'État pour une bonne administration. Encore faut-il qu'ils soient compétents et honnêtes. Quant à l'éducation nationale, elle suit le mouvement du bac pour tous, merci Jospin, c'est-à-dire un nivellement par le bas :-)
a écrit le 03/07/2017 à 14:48 :
"Il n'est pas question d'accorder un délai à la France"

Dit-il dans son beau costume offert "par de vrais amis dans un vrai cadre privé "
a écrit le 03/07/2017 à 14:21 :
Il est bien ce monsieur Pierre Moscovici. En encore il ne faut pas se plaindre. On a pas encore entendu Harlem Désir.
a écrit le 03/07/2017 à 14:20 :
Commissaire européen c'est la golden planque. Et on notera, à lire cet article ou à écouter l'intéressé sur les ondes, qu'il n'est pas nécessaire de se défoncer au travail. Faut juste agiter son 3% magique de temps en temps è bastà. Et que les électeur n'aillent pas chercher de calendrier électoral, on n'a même pas la main pour les élire. Resta à les supporter.
a écrit le 03/07/2017 à 13:52 :
Ce monsieur n'a-t-il pas avoué avoir bénéficié de largesses vestimentaires à l'image d'un ancien premier ministre ? Entre lui et Jérôme CAHUZAC, je préfère le second qui a eu le mérite de faire baisser la croissance de la dépense publique, alors que le premier, tout en parlant du ras le bol des impôts mettait hors la loi les Français qui ont des avoirs non déclarés - et on les comprend! - à l'étranger; mais trouvez-vous normal qu'un Président parte en retraite - et ce n'est pas le plus cher! - avec dix fois le SMIC en laissant des comptes faux, tout en déclamant qu'on est riche avec 4000 euros et en dénigrant Carlos GHOSN qui laisse une situation incomparablement plus brillante. Les vrais Socialistes ne sont pas au Parti Socialiste.
a écrit le 03/07/2017 à 12:14 :
Ses amis Hollande et Sapin étant partis, il peut changer de logiciel.
a écrit le 03/07/2017 à 11:15 :
Avantages et privilèges du publics : "il n'est pas question d'accorder un délai à la France" (P. Moscovici)
Pierre Moscovici a rappelé l'engagement qu'avait pris la France pour réformer ses fonctionnaires et administrations publiques territoriales à 3% ou moins du PIB. Selon lui, l'UE est décidée à ne pas accorder de nouveau délai à la France.
a écrit le 03/07/2017 à 11:08 :
Hé oui la fameuse légende des 3% et dire que l'UE continue de diriger les pays dans cette hérésie.

Aberration majeur, une énième, qui nous démontre que l'économie est entre les mains de margoulins aux réseaux gigantesques.

"Sur un coin de table" http://www.monde-diplomatique.fr/2014/10/A/50854 (article gratuit)

Rien que ce fait démontre l'imposture majeur qu'incarne notre UE.
Réponse de le 03/07/2017 à 13:42 :
Les pays vertueux visent l´excédent bugétaire dont les avantages sont évidents - marge en cas d´imprévus ( cises de toute sorte dont la prochaine récession, réfugiés ....) sans oublier sa crédibilité en Europe eu égard aux traités!
Réponse de le 03/07/2017 à 13:59 :
et donc pourquoi ce chiffre de 3% svp ? Puisque votre réponse est à côté de ma remarque comme d'habitude.

Je sais vous ne me répondrez jamais parce qu'il n'a aucune justification plausible.

Merci de confirmer mon propos donc.
Réponse de le 03/07/2017 à 16:10 :
3% de PIB, c'est fait pour enfumer les peuples :
- PIB, faux indicateur de richesse, puisque le salaire des fonctionnaires est inclus dedans (ie, il suffit d'embaucher des fonctionnaires à ne rien faire pour augmenter le PIB)
- 3%, c'est pour donner l'impression que c'est peu pour la dette, mais d'avoir suffisamment de marge en cas de dérapage budgétaire imprévu (mais bon vu que les politiques s'autorisent à oublier qu'il s'agit d'une marge et considèrent cette marge comme un dû ...)
Si on publiait systématiquement la comparaison du déficit budgétaire et des intérêts versés par rapport au montant de ce même budget, les gouvernants seraient très certainement contrains de se cacher pour préserver leur vie.
Réponse de le 03/07/2017 à 16:47 :
En effet et j'estime pour ma part que si nos politiciens devenaient d'un coup honnêtes nous récupèrerions sans problème la moitié de notre PIB cela parait tellement évident.
Réponse de le 04/07/2017 à 9:19 :
La valeur de 3% n´est qu´un jalon vers le cap qui mène à l´excédent budgétaire et a joué comme un baume devant éviter l´affolement des trésoriers publics! Ces derniers, contrairement au bon sens commun ont misé sur les investisseurs étrangers ou nationaux pour équilibrer leurs comptes et financer un train de vie public s´ecartant de plus en plus des capacités réelles à générer des richesses. Rien que pour maintenir le niveau de la dette totale actuelle, la France devrait réaliser une croissance supérieure à 3% ce qui avec le remboursement de la dette et de ses intérêts revient à la quadrature du cercle!!!
Réponse de le 04/07/2017 à 10:08 :
newelsbalder : S'il faut dépasser les 3% de croissance pour rembourser la dette autant annuler cette dernière de suite puisqu'il est évident que nous ne pourrons jamais la rembourser. Nous sommes rentrés dans un véritable cercle vicieux.
Réponse de le 04/07/2017 à 12:15 :
le 3% vient d'un référendum, celui de Maastricht.
On a décidé une monnaie commune ce qui nécessite une discipline commune,
Ce critère n'est peut être pas le plus pertinent, mais il est là, et il n'y a majoritté en europe pour le remettre en cause.
Peut être que tous les européens, parlementaires, membres de la BCE sont des crétins finis, mais je tend à penser qu'ils ont une meilleur hauteur de vue que le monde diplomatique sur la façon de gérer un ensemble économique complexe.
Réponse de le 10/07/2017 à 15:40 :
" le 3% vient d'un référendum, celui de Maastricht."

Et il a été validé cette fois ci, quand l'opinion des citoyens va dans le sens des dirigeants européens son vote est validé mais si comme dans le cas du traité constitutionnel de 2005 il est contraire aux intérêts des dirigeants européens ils s'assoient dessus.

ET ça voudrait nous faire croire à de la démocratie...

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