Des sites inoccupés de la SNCF vont devenir des lieux artistiques

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Parmi les élus, des sites aux quatre coins de l'Hexagone : la bagagerie de Beaulieu-sur-mer, le château d'eau de Thionville, un viaduc en Alsace, une halle dans le nord de Paris, mais aussi un centre de formation à Méricourt dans le Pas-de-Calais.
Parmi les élus, des sites aux quatre coins de l'Hexagone : la bagagerie de Beaulieu-sur-mer, le château d'eau de Thionville, un viaduc en Alsace, une halle dans le nord de Paris, mais aussi un centre de formation à Méricourt dans le Pas-de-Calais. (Crédits : Reuters)
La SNCF a annoncé ce mardi la mise à disposition de 16 sites ferroviaires inoccupés à des projets artistiques et culturels. Les candidatures à projets sont lancées à partir d'aujourd'hui.

En attendant d'être réhabilités, ces sites ferroviaires vont être mis à disposition d'opérateurs culturels et artistiques. Ils pourront accueillir des spectacles, des expositions ou devenir des résidences d'artistes, pour quelques heures ou six mois. De quoi peut-être donner des idées à la SNCF pour les rénovations futures :

Chaque "site est tel qu'il est, en l'état. Peut-être que cela nous donnera des idées pérennes pour les utilisations futures de ces sites", note ainsi Sophie Boissard, la directrice de la branche immobilier SNCF.

Créée en novembre, cette branche a pour but d'accélérer les cessions de terrains, mais aussi mieux rentabiliser entrepôts et bureaux. Ce projet permet aussi ne pas pénaliser les riverains qui vivent à côté de ces sites désaffectés note ainsi la SNCF.

Parmi les élus, des sites aux quatre coins de l'Hexagone : la bagagerie de Beaulieu-sur-mer, le château d'eau de Thionville, un viaduc en Alsace, une halle dans le nord de Paris, mais aussi un centre de formation à Méricourt dans le Pas-de-Calais.

Quatre critères de sélection

Les projets devraient être sélectionnés avant Noël par un comité composé notamment de Dominique Alba, la directrice générale de l'Atelier parisien d'urbanisme (APUR), Didier Deschamps, le directeur du Théâtre national de Chaillot, ou encore Olivier Poivre d'Arvor, le directeur de France Culture. Le mot d'ordre est à l'ouverture comme le souligne Sophie Boissard :

"Nous sommes très flexibles. Nous avons constitué un comité de sélection de haut niveau pour promouvoir des projets de qualité et inédits. Avec quatre critères : un projet de qualité, un projet susceptible d'intéresser un public large, un projet techniquement faisable, un projet financé."

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Commentaires
a écrit le 16/05/2015 à 13:04 :
"Ces emprises foncières sont "devenues au fil du temps moins utiles pour les besoins du ferroviaire", et certaines "coûtent cher en gardiennage", a détaillé Sophie Boissard (...) Si votre projet est lauréat, vous devrez financer sa réalisation. (...) De plus, en cas d'activité commerciale vous devrez verser à SNCF une redevance calculée sur le chiffre d’affaire. (...) "Le Candidat retenu s’engage à formaliser auprès de SNCF IMMOBILIER, par la signature d’un contrat de cessions de droits, la cession de la totalité de ses droits patrimoniaux relatifs aux œuvres qu’il serait susceptible de réaliser au sein du Bien mis à disposition. (...) Les équipes d’un projet retenu s’engagent à faire largement connaître leur démarche auprès du plus grand nombre." Ils sont sympa les artistes, non ?
a écrit le 07/05/2015 à 0:33 :
Une initiative visionnaire qui va nécessairement accoucher de solutions inattendues et très intéressantes. Bravo !
a écrit le 06/05/2015 à 0:41 :
Si la Puissance Publique rend des espaces aux citoyens, mieux vaudrait en faire des logements.
a écrit le 05/05/2015 à 19:55 :
Génial !

j'aurais préféré que l'on en fasse des poles de développement économique !

Mais bon on est en France , il n'y a aucun probléme , vive la culture ? Mais qui va payer ?
a écrit le 05/05/2015 à 19:37 :
Ô, épatant Madame Durand votre fils est grand ! Quelle bonne idée, vraiment... L'artiste
est une marchandise sur une voie de garage. Seuls les privilégiés bobos ans Co pourront voyager en première classe.
a écrit le 05/05/2015 à 18:48 :
Un hexagone a... 6 côtés.
Et non 4.
Donc l'expression "aux 4 coins de l'hexagone" est à bannir de votre cerveau, vocabulaire, et autre source d'inspiration.
Merci de rectifier.
Réponse de le 05/05/2015 à 19:47 :
Oui mais on dit bien "aux 4 coins de la France".
L'Hexagone (avec une majuscule) étant le surnom de la France, il n'y a pas de mal à dire aux 4 coins de l'Hexagone et non pas de l'hexagone, qui lui effectivement à 6 côtés et donc autant de coins...
Réponse de le 05/05/2015 à 22:52 :
Avouez quand même Ouimais que cette expression sied mieux à la France qu'à son surnom "l'Hexagone".

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