Déserts médicaux : la colère des médecins monte contre la régulation à l'installation
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Une grève nationale illimitée des médecins est annoncée à partir du 28 avril.
Reuters
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Une grève nationale illimitée des médecins est annoncée à partir du 28 avril.
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La colère monte parmi les médecins qui ont annoncé une grève nationale le 28 avril prochain, suivie d'une manifestation le lendemain. Ils protestent contre la proposition de loi transpartisane du député socialiste Guillaume Garot, censée lutter contre les déserts médicaux, mais qui est rejetée en bloc par les partisans de la liberté d'installation médicale. Et pour cause, elle vise à réguler cette dernière dans les zones déjà bien pourvues en soignants. Ils ne pourraient s'installer qu'avec l'accord de l'Agence régionale de santé (ARS) et seulement en remplacement d'un confrère partant.
Les représentants des médecins libéraux, étudiants en médecine et internes, qui appellent à manifester fin avril, dénoncent une régulation « coercitive » qui aurait des « effets contre-productifs » sur l'accès aux soins. De son côté, le ministre de la santé mène des concertations et un « plan de mesures concrètes » a été promis par le Premier ministre pour la fin du mois.
L'adoption définitive du texte est attendue pour début mai. D'ici là, retour sur les principales initiatives proposées au fil du temps pour tenter de remédier aux déserts médicaux.
Annoncé en grande pompe par le président Macron en septembre 2018, le grand plan national « Ma santé 2022 » (ensuite prolongé en 2020 par « Ma santé 2025 »), a mis en place plusieurs mesures pour lutter contre les déserts médicaux :
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