Déserts médicaux : les collectivités franciliennes en panne de solutions
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L'an dernier, seuls 300 médecins se sont installés en Île-de-France, région qui compte 13 millions d'habitants.
Reuters
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L'an dernier, seuls 300 médecins se sont installés en Île-de-France, région qui compte 13 millions d'habitants.
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C'est l'un des records inattendus de la région Île-de-France. Près de deux Franciliens sur trois (62,4 %) n'a pas accès à une offre de soins suffisante, ce qui en fait le premier désert médical de l'Hexagone, selon une étude de l'Union régionale des professionnels de santé (URPS) qui a livré cette photographie édifiante de l'année 2021. Or, depuis trois ans, la situation ne s'est guère améliorée dans la région aux plus de 12 millions d'habitants. L'Agence régionale de santé (ARS) y recense 116 médecins généralistes pour 100 000 habitants, un chiffre inférieur à la moyenne nationale (126 pour 100 000) et bien en deçà de la moyenne européenne (407 pour 100 000).
Pire, deux de ses départements - la Seine-Saint-Denis et la Seine-et-Marne - figurent parmi les moins bien dotés du pays, la région-capitale peine à attirer des médecins sur son territoire, notamment dans les zones rurales.
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Pourtant, le conseil régional d'Ile-de-France fournit des aides à l'installation ainsi qu'à la formation. Depuis 2016, le budget consacré aux formations sanitaires et sociales a augmenté de 50 %, avait encore assuré Valérie Pécresse (LR), en décembre dernier. Des efforts salués, mais jugés insuffisants par dr. Valérie Briole, la présidente francilienne de l'URPS.
La région-capitale n'est pas la seule à y consacrer du budget. Certains départements se montrent également proactifs dans la lutte contre les déserts médicaux.
Dans les Yvelines, où l'Insee dénombre 108 médecins généralistes pour 100.000 habitants, le département a prévu une enveloppe de 32 millions d'euros pour développer des maisons médicales.