Santé : la question des déserts médicaux toujours dans l'impasse
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L'article principal de régulation d'installation des médecins a été supprimé en Commission des Affaires sociales.
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L'article principal de régulation d'installation des médecins a été supprimé en Commission des Affaires sociales.
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Faut-il obliger les médecins généralistes à s'installer dans les zones qui en sont dépourvues ? C'est tout l'objet d'une loi transpartisane qui devrait revenir ce mardi ou mercredi à l'Assemblée nationale, si toutefois le calendrier parlementaire le permet. Cette proposition de loi portée signée par 256 élus, demande un encadrement de l'installation des médecins généralistes. Jusqu'à présent, seules des incitations financières permettent, peu ou prou, de réguler quelque peu le nombre de médecins sur le territoire.
L'un des articles phares de la proposition de loi prévoit que les médecins de ville sollicitent l'aval de l'Agence régionale de santé (ARS) pour leur installation. La liberté d'exercer leur serait accordée de droits dans une zone en déficit de soignant, mais nécessiterait le départ d'un autre médecin pour l'installation dans les autres cas. Cet article a été vivement contesté par l'ensemble de la profession, estimant que le problème ne venait pas du choix du lieu des médecins, mais plutôt du manque de médecins formés.
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Le constat est alarmant. Un rapport établi par la commission de l'aménagement du territoire et du développement durable en novembre dernier, indique qu'« en deux ans, la France a perdu 2 500 praticiens généralistes, portant leur nombre total à 99 500. Les
projections indiquent une poursuite de cette diminution jusqu'en 2028, avec l'atteinte d'un seuil critique des 92 500 praticiens. » Au total, près de 8 millions de Français n'auraient pas de médecins traitants ni de médecins tout court, selon le député PS Guillaume Garot.