Dieppe, Angoulême, Laon... 50 villes ont été retenues pour accueillir un service délocalisé des Finances publiques

Le gouvernement présente cette décentralisation comme un moyen de répondre à la "la crise de confiance envers l'État de populations éloignées des grandes agglomérations".
Bercy avait lancé en octobre un appel à candidatures en vue de sélectionner les communes intéressées par cette décentralisation.
Bercy avait lancé en octobre un appel à candidatures en vue de sélectionner les communes intéressées par cette décentralisation. (Crédits : Benoit Tessier)

Le ministère des Comptes publics a dévoilé, ce mercredi, la liste des cinquante premières communes sélectionnées pour accueillir des services des finances publiques actuellement situés dans les grandes villes.

Bercy avait lancé en octobre un appel à candidatures en vue de sélectionner les communes intéressées par cette décentralisation, que le gouvernement présente comme un moyen de répondre à "la crise de confiance envers l'État de populations éloignées des grandes agglomérations", mais aussi une source d'économies pour l'administration, selon un communiqué du ministère.

Plus de 400 communes avaient déposé leur candidature auprès du gouvernement.

Dieppe, Angoulême ou encore Laon parmi les villes retenues

Parmi les cinquante villes sélectionnées figurent notamment Dieppe (Seine-Maritime), Troyes (Aube), Angoulême (Charente), Tarbes (Hautes-Pyrénées) ou encore Morlaix (Finistère). Elles sont quasi toutes situées dans des départements différents.

Le Pas-de-Calais et l'Aisne font exception avec deux villes choisies, Béthune et Lens d'une part, et Laon et Château-Thierry d'autre part.

Parmi les départements qui n'ont pas de communes sélectionnées figurent notamment ceux de la région Île-de-France, de la côte méditerranéenne, ou encore ceux situés dans les Alpes.

3.000 agents affectés

Le ministère explique que le comité de sélection a fait son choix sur des critères de situation sociale et économique et d'attractivité des territoires concernés ainsi que de qualité des solutions immobilières et d'accueil qui seront proposées aux agents des finances publiques.

In fine, 3.000 agents devraient être affectées dans les villes sélectionnées, selon le ministre des Comptes publics Gérald Darmanin.

"Les opérations de localisation en région commenceront dès 2021. Les services administratifs concernés seront en charge de missions de gestion", indique le ministère des Comptes publics, qui ne détaille pas encore précisément les services concernés.

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Commentaires 10
à écrit le 30/01/2020 à 11:26
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Ce n'est pas un hasard si l'information arrive 1 mois et demi avant les élections municipales. Que restera-t-il de ces promesses en 2021 ? Si les provinciaux sont heureux de ponctionner Paris de quelques centaines de fonctionnaires, encore faut-il ...

à écrit le 30/01/2020 à 8:22
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c' est tous les ministeres qui doivent etre decentralise et rendre les palais pour des exposistion un ministre ne doit pas avoir de dorure dans son bureau et encore moins un haut fonctionnaire

à écrit le 30/01/2020 à 8:07
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Il faut bien évidemment etre beaucoup plus proactif sur le sujet afin de désengorger Paris ; c'est une évidence

à écrit le 30/01/2020 à 2:53
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Mesure gadget, qui ne sera qu'un leurre car on n'y enverra aucun énarque, alors qu'il fraudai déconcentrer un maximum à l'heure de l'informatique en temps réel. Qui se souvient du ministère des eaux et forets qui devait partir à Bourges dans le Cher,...

à écrit le 29/01/2020 à 20:44
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En fait à l'heure d'internet il n'y a plus aucune raison de maintenir une quelconque administration centralisée. Même des ministères complets pourraient être transférés.

le 30/01/2020 à 8:08
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entièrement d'accord pour les ministères

le 30/01/2020 à 10:47
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à l'heure d'internet, environ le 1/4 des français est de facto exclu du net pour des raisons financières, techniques ou sociologiques. En général quand un ministère passe au tout numérique il coupe aussi son accueil téléphonique et des pans entier...

le 31/01/2020 à 14:39
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Peu ou pas de français s'adressent directement à une administration centralisée française. S'ils ont besoin d'y accéder physiquement, ils vont au centre des impôts, au rectorat ou à l'inspection académique, au commissariat ou à la préfecture, pas au ...

à écrit le 29/01/2020 à 19:37
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Des villes de 25 000 habitants et des préfectures en sont à devoir quémander des postes pour maintenir un semblant d'administration dans ce pays. On imagine ce que c'est pour des villes de 10-15 000 habitants et le désert pour le "reste"... reste...

le 30/01/2020 à 9:01
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Surtout qu on parle la de 3000 fonctionnaires, soit quasiment rien sur la masse de fonctionnaires parisiens. Mais si ca peut etre un debut, pourquoi pas. Il faut delocaliser 90 % des fonctinnaires parisiens. tout le monde est gagnant. le tat pourra ...

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