Dividende salarié : une chance ou une entourloupe ?

Fanny Guinochet
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bruno Le Maire est favorable au dividende salarié
SARAH MEYSSONNIER

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bruno Le Maire est favorable au dividende salarié
SARAH MEYSSONNIER
« Le dividende salarié, c'est le profit pour tous ! », c'est avec un slogan digne d'un syndicaliste que Bruno Le Maire, le ministre de l'Economie, vante la proposition du gouvernement. Alors que les revendications concernant des demandes de hausses de salaire se multiplient dans de nombreux secteurs de l'économie, l'exécutif cherche la parade pour redonner du pouvoir d'achat aux actifs. Pas question d'indexer les salaires sur l'inflation, où même d'organiser une grande réunion sur les salaires..., la suggestion est donc de mettre en place une conférence sur le partage de la richesse, pour définir les modalités du dividende salarié.
Promesse de campagne d'Emmanuel Macron, le principe est simple, au moins sur le papier : si une entreprise peut distribuer des dividendes à ses actionnaires, elle peut aussi le faire à ses collaborateurs. Le gouvernement veut même l'obliger à en verser. Il ne s'agit pas de faire de tous les salariés des actionnaires, comme c'est déjà le cas pour 3 millions d'entre eux, mais de leur verser une prime, sur un compte bloqué. Si le groupe a engrangé des bénéfices - parce qu'il a créé de la richesse, fait de bons placements ou bien profité d'une conjoncture porteuse, en vendant par exemple des matières premières à des prix qui flambent... du pétrole ou du gaz... - , toutes les parties de l'entreprise doivent en recueillir les fruits. A cet effet, le gouvernement envisage de présenter un projet de loi, l'an prochain sur le sujet. Même si au-delà l'annonce, les contours du dispositif restent, pour l'heure, encore très flous. Dans une interview au journal le Parisien, ce week-end, le ministre de l'Economie reconnaît lui-même que les modalités sont à définir. Il précise d'ailleurs qu'il ne sera pas possible « de mettre sur le même plan, la PME et le groupe international qui a des milliers de salariés ». Le locataire de Bercy souhaite aussi que la mesure s'applique aux entreprises publiques, sans toutefois expliquer comment.
Fanny Guinochet
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