Durée du travail : la France, mauvaise élève... pas si sûr

 |   |  1215  mots
Une étude de l'institut COE-Rexecode pourrait laisser croire que les salariés français travaillent moins que les autres européens. Mais en vérité, iles structures différentes du marché du travail rendent les comparaisons difficiles
Une étude de l'institut COE-Rexecode pourrait laisser croire que les salariés français travaillent moins que les autres européens. Mais en vérité, iles structures différentes du marché du travail rendent les comparaisons difficiles (Crédits : Reuters)
On travaille moins en France qu'ailleurs? Comme chaque année, une étude de l'Institut COE-Rexecode compare les durées du travail en Europe. Si les salariés à temps complet français semblent, à première vue, moins travailler que leurs voisins, il apparaît que les structures différentes des marchés du travail ainsi que le choix pour le temps partiel moins affirmé en France compliquent les comparaisons.

Comme chaque année, l'institut économique COE-Rexecode, proche du patronat, a réalisé une enquête européenne sur la durée effective du travail en Europe. Ces résultats, qui portent sur l'année 2015, ont été établis à partir de données exploitées par Eurostat à la demande de COE-Rexecode. Comme les années précédentes, une lecture un peu rapide de l'étude pourrait conduire à la conclusion que : c'est en France que l'on travaille le moins. Pourtant, comme toujours en matière de temps de travail, il convient d'avoir une vision globale des choses, tenant compte notamment de l'importance du temps partiel dans chaque pays - qu'il s'agisse de la durée moyenne de ce temps partiel et du pourcentage de la population travaillant à temps partiel - pour véritablement appréhender le volume global de travail. Or, malgré son sérieux, l'étude COE-Rexecode ne met pas assez en exergue certains points qui ont pourtant une grande importance. Explications.

En France une durée effective du travail à temps plein inférieure à  nos voisins

Selon l'étude, en 2015, la durée effective de travail des salariés à temps complet en France s'est établie en moyenne à 1.646 heures. Elle a diminué de 14 heures par rapport à 2013 et elle est désormais la plus faible des 28 pays de l'Union européenne, alors qu'auparavant la France se situait juste devant la Finlande.

L'écart des durées annuelles de travail des salariés à temps complet  entre la France et les principaux pays partenaires s'est en règle générale creusé. En 2015, cet écart était de 130 heures sur l'année avec l'Italie, de 165 heures avec l'Espagne, de 185 heures avec les Pays-Bas, de 228 heures avec le Royaume-Uni.

Avec l'Allemagne l'écart était de 199 heures en 2015. Il a légèrement augmenté depuis 2013. Les statistiques obtenues permettent de l'analyser plus en détail. L'écart s'explique par une durée habituelle hebdomadaire de travail plus élevée en Allemagne et, pour sa plus grande partie, par des durées d'absence hors maladie bien plus longues en France (congés annuels et RTT).

Mais, premier bémol, d'ailleurs apporté par COE-Rexecode, il convient de ne pas se limiter à une moyenne générale de la durée annuelle du travail, mais de l'étudier par secteur d'activité. Or, là, les données changent déjà un peu. Ainsi, La durée effective annuelle moyenne du travail des salariés à temps complet en France est proche de la moyenne générale de l'économie dans l'industrie (1.649 heures) et dans la construction (1665 heures). Elle est en revanche plus élevée que la moyenne dans les activités de services marchands (1.718 heures).

La durée annuelle du travail des salariés à temps complet est en revanche sensiblement au-dessous de la moyenne dans les services non marchands (administration publique pour l'essentiel). Elle s'établit à 1.569 heures, soit 77 heures de moins que la moyenne de l'économie.

Les salariés à temps partiel sont moins nombreux en France mais travaillent plus

Par ailleurs, si l'on se concentre sur le temps partiel, les données évoluent encore. La durée effective annuelle moyenne de travail des salariés à temps partiel était de 981 heures par an en 2015 en France (soit près de 60 % de la durée d'un temps complet)... de 6 % supérieure à la moyenne européenne. Cette durée a légèrement diminué entre 2013 et 2015, de 992 heures à 981 heures. Dans le détail, la durée moyenne de travail des salariés français à temps partiel est donc supérieure à celle des salariés à temps partiel allemands (889 heures, soit 48 % d'un temps complet), à celle des salariés à temps partiel britanniques (873 heures, soit 47 % d'un temps complet), mais inférieure à celle des salariés à temps partiel italiens (1 017 heures, soit 57 % d'un temps complet).

Mais, c'est sur cette question du temps partiel qu'il manque une donnée essentielle dans l'étude de COE-Rexecode. Certes, la note explique que 19% des salariés sont à temps partiel en France... Mais elle oublie de préciser ces taux pour les autres pays. Par exemple, selon la définition Eurostat, la proportion de salariés à temps partiel s'élève à 26% en Allemagne, et même à 38,3%, selon la définition allemande... Ce taux est encore de 26,8% au Royaume-Uni, de 25,5% au Danemark, de 27,9% en Autriche et de... - record absolu - 50,4% aux Pays-Bas.

Une donnée qui change pourtant tout. Et qui peut se résumer de la façon suivante : si la durée effective des salariés à temps plein en France est globalement inférieure à la moyenne européenne, en revanche, il y a davantage de salariés à temps plein en France que dans les autres pays et ceux qui sont à temps partiel travaillent davantage que leurs homologues européens.

Des "choix" français nuisibles pour l'emploi mais bons pour la productivité

Il convient donc de relativiser quant à la conclusion que les Français travailleraient moins que les autres Européens. En effet, les structures des marchés du travail différent d'un pays à l'autre, rendant la comparaison difficile. Ce que que reconnaît par ailleurs COE-Rexecode...qui parle d'une situation française "atypique". En fait, en France, les parts du "gâteau" (volume global du travail) sont réparties différemment. L'Allemagne et le Royaume-Uni, par exemple, ont effectué des réformes du marché du travail qui privilégient énormément le temps partiel, pas la France... D'où un taux de chômage supérieur dans notre pays.

Or, ce choix français, douloureux en termes du nombre des demandeurs d'emploi, a au moins un bénéfice que l'institut COE-Rexecode n'aborde pas: la productivité française qui reste très satisfaisante. Ainsi, en comparant le PIB rapporté au nombre d'heures travaillées en 2013, la Grande-Bretagne obtient la «note» de 100 contre 125 pour la France. Dit autrement, les employés français produisent pour l'équivalent de 45,40 euros par heure contre 39,2 euros pour les Britanniques quand la moyenne européenne s'établit à 32 euros, selon Eurostat. D'ailleurs, au Royaume-Uni une blague circule, lancée par le très libéral hebdomadaire The Economist :

«Les Français pourraient être en congés le vendredi, ils produiraient encore davantage que les Britanniques en une semaine».

Même constat avec l'Allemagne. Selon des données Eurostat, la productivité réelle par personne occupée a progressé de 8,9% en France entre 2002 et 2015, contre... 6,9% sur la même période Outre-Rhin.

Les difficultés pour Eurostat à harmoniser les données

Enfin, dernier bémol que COE-Rexecode a le mérite de ne pas éluder: « Les services d'Eurostat attirent l'attention sur certaines difficultés rencontrées dans le recueil des informations, qui peuvent influencer la précision des résultat ». De fait, les questionnaires sur les conditions d'emploi, et notamment sur la durée du travail, diffèrent d'un pays à l'autre. Ce qui rend aléatoires les comparaisons sur les horaires de travail, la durée des congés, les heures habituellement travaillées, etc. Aussi, Eurostat a lancé en 2013 des travaux méthodologiques avec tous les États Membres "pour trouver de meilleures solutions pour la collecte de données"... Au point que l'on peut s'interroger sur l'opportunité de la publication de telles études, sachant à quel point la question de la durée du travail est devenue un sujet très "politique" et hautement symbolique...

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 18/06/2016 à 18:40 :
Il faut développer le temps partiel en France (6 millions) pour faire baisser le chiffre du chomage comme en Allemagne (11 millions) !
a écrit le 18/06/2016 à 13:06 :
Merci pour cette article qui prends un peu de recul sur les chiffres, c'est tellement rare. Nous avons tellement l'habitude de pseudo journalistes économiques, sans aucune analyse rigoureuse, qui réagissent mais qui ne réfléchissent jamais....

Posez vous la question du pourquoi travailler plus longtemps ? pour produire plus ?

Vous ne gagnerez rien de significatif en faisant 5 heure de plus par semaine.
C'est qu'il faut c'est une rupture dans la productivité : repensez vos process et vos organisations, automatisez, informatisez, robotisez : vous produirez plus, et surtout gagnerez en qualité.

Ceux qui pensent qu'on gagnera des parts de marché en travaillant plus longtemps, ont un raisonnement qui a 30 ou 40 ans.

Je pense que là est notre principal problème, la difficulté pour nos "élites" de comprendre le monde dans lequel on est. Je vous renvoie à cet article du management français vu pas les Suisses : http://www.hebdo.ch/hebdo/cadrages/detail/moeurs-au-secours-mon-chef-est-fran%C3%A7ais
a écrit le 18/06/2016 à 7:47 :
le travail est un temps donne
la production est la clef de l'ecconomie
et les Français produise plus que tout autre au monde
et meme avec 35 heures les Français produise plus que les germains avec 40heures
ceci est reel pour le prive.
voyer les autres service pour la gabgit
expour quelle raison l'etat veux encore augmenter les charges patronnal des entreprises prive
car eux lorque ile ont besoin de supplement de finance
c'est soit une nouvelle taxe soit des impots en plus
a écrit le 17/06/2016 à 13:40 :
La faible moyenne est due à la fonction publique. Ça étonné quelqu'un ?
Réponse de le 17/06/2016 à 16:23 :
Je suis fonctionnaire au Ministère des Finances, 38h30/semaine de travail [et non pas de seule présence ;-) ].

Deux départs sur 3 à la DGFiP non remplacés depuis 2002, soit plus de 35 000 ETP de moins en une quinzaine d'années.

Je crois qu'en terme tant de temps de travail que de productivité, vous auriez des leçons à prendre mon cher jeanchik :-)
a écrit le 17/06/2016 à 9:22 :
11 millions de temps partiels en Allemagne d'ou un taux de chomage bas, 6 millions en France, qu'attend t on en France pour mettre les gens a temps partiel et ainsi partager l'emploi comme en Allemagne ?
a écrit le 17/06/2016 à 8:56 :
Si les travailleurs français sont plus productifs que leurs homologues européens, c'est surtout parce les entreprises qui les emploient n'ont pas d'autre choix que de les rendre plus productifs. Question de survie liée au niveau très élevé du coût du travail !
Les 35 heures, au delà du fait quelles ont fortement baissé la compétitivité de nos entreprises, ont amenés patrons et salariés à encore plus rentrer dans une logique comptable du temps de travail. Les second réclament plus de temps libre, les 1er plus de rendement : hors machine à café, pose cigarette, discussion entre collègues...Oh combien importantes pour la cohésion et le bon climat au sein de l'entreprise, quel est le temps effectif réellement de travailé ?
Suite au 35h00, la productivité des travailleurs français s'est améliorée, au détriment des conditions de travail, au prix de la détérioration des relations patrons salariés, des relation salariés entre eux (surcharge de travail pour les plus impliqués) et sans compenser la perte de compétitivité des entreprises françaises qui perdent des parts de marché, donc des emplois !
Si, pour aller mieux économiquement, il fallait travailler moins, ça se saurait ! Si tel est le cas, pourquoi les autres pays ne nous copient ils pas ?
Réponse de le 17/06/2016 à 15:40 :
Personne n'a retenu l'essentiel. Impossible de comparer le nombre d'heures travaillées, parce que les statistiques sont erronées (c'est Eurostat qui le reconnaît). Mais cela n'empêchera pas BFM et consorts de dire que les Français travaillent moins que partout ailleurs...
Réponse de le 18/06/2016 à 8:04 :
La plupart des gens que je connais ne font pas 35 h mais plutôt 45 h et
ce n'est pas inscrit dans leur contrat de travail, et comme le travail est
difficile à trouver personne ne dit rien ..
Dans les grandes entreprises comme E.D.F. , les départs en retraite ne
sont pas compensés et les chargés d'affaire se retrouvent à 6 pour faire
le travail de 12 conséquence : augmentation des A.V.C., crises cardiaques
etc... Je ne pense pas qu'il y ait beaucoup d'entreprises qui appliquent
vraiment les 35 h en tout cas pas autour de moi, je vous le garantis.
a écrit le 17/06/2016 à 8:51 :
Analyse tronquée comme d'habitude par Mr Lenglet qui lui fait donc dire des énormités, comme d'habitude...... Ce n'est pas en faisant travailler plus LES français qu'on y arrivera c'est en faisant travailler plus DE français.
Réponse de le 17/06/2016 à 13:32 :
Pour faire travailler plus DE français il faut faire travailler plus LES français. Le travail n'est pas un gâteau de taille finie qu'il suffirait de partager. Exemple : si une PME a un comptable, réduire son temps de travail de 10% fait, soit qu'il devra faire le même travail plus vite (donc avec plus de risques d'erreur), soit qu'il faudra le décharger de certaines tâches, par exemple les paies qui peuvent facilement et à très bas prix (1 à 2€ pièce) être sous-traitées. Bref, bilan de créations d'emploi en France=0, et sûrement même négatif avec le nombre très fort de délocalisations industrielles que ça a causé (la France est le pays de l'UE qui en proportion a perdu le plus d'emplois industriels en 20 ans... et est désormais plus désindustrialisée que le Royaume-Uni).
a écrit le 17/06/2016 à 8:17 :
On ne prends pas en comte les resultats d'un telle travail? Si on prodruit, ou on rend des services, qui en fond fait que de circuler de l'argent?
a écrit le 17/06/2016 à 8:10 :
Donc en conclusion, pour ceux qui ont lu l article et pas seulement le titre, les salariés français à temps plein travaillent plus que leurs homologues sauf ceux des administrations publiques .... Pour les salariés à temps partiels, ils travaillent plus longtemps egalement mais sont en proportion moins nombreux que dans les autres pays. Pour le temps partiel, les autres pays ont plus de travailleurs à temps partiel mais sur des durées moins longues. Ceci présente l avantage d avoir des chiffres du chômage plus présentables mais ces salariés à temps partiels sont des travailleurs pauvres. La loi travail va permettre de corriger cela, nous aurons plus de travailleurs précaires (de petit boulot), des temps de travail plus long pour les salariés à temps plein (alors que ceux ci travaillent déjà plus que la moyenne européenne) et aucune réforme dans les administrations (on ne touche pas à l électorat du PS) !!!! Cqfd
a écrit le 17/06/2016 à 7:35 :
La productivité est une grandeur très élastique, elle s'adapte aux contraintes économiques. La productivité française est une conséquence du temps de travail trop faible, et toutes les productions soumises à la concurrence et où les gains de productivité ne permettent pas de demeurer compétitif ont été délocalisées. De même les contraintes sur les minima horaires des temps partiels introduits récemment interdisent de fait qu'un salarié puisse cumuler 2 temps partiels, est-ce une bonne chose ? Bref, les choix français en matière de temps de travail sont une évidente cause de notre chômage, peut-être serait-il temps d'ouvrir les yeux sur cette réalité incontournable.
Réponse de le 17/06/2016 à 9:00 :
Ce raisonnement d'un autre age oublie entre autre un facteur qui s’appelle la démographie. De plus il est prouvé que le salarié français est plus productif que et pas par la réduction du temps de travail c'était déjà le cas avant. Votre raisonnement est donc totalement faux.
Réponse de le 17/06/2016 à 13:40 :
@didi43 : même avant réduction du temps de travail le coût du travail était déjà élevé en France (il y avait déjà eu les 39h payées 40, la 5è semaine de congés payés et la retraite à 60 ans qui avait causé une forte hausse des cotisations retraite des employeurs, tout ça avait causé un choc de coûts salariaux comparable aux 35h). De même l'interdiction des temps partiels de moins de 24h est une mesure de rigidification récente. Bref, cette non-modération du coût du travail est une pression forte à la productivité, de même que le niveau très élevé du SMIC. L'argument de la démographie, lui, n'en est pas un puisque la France en est juste au renouvellement de ses générations. La population augmente, certes, mais le problème est que l'économie croît moins vite que la population...
a écrit le 16/06/2016 à 23:14 :
JC Chanut s'évertue à nous démontrer que le sous-emploi des Français est un faux problème, et il a des arguments. Il met aussi en évidence que le Français, lorsqu'il est au travail (ça lui arrive !) est plus productif que ses homologues . Très bien, mais alors pourquoi diable la France continue-t-elle régulièrement, depuis l'introduction des 35 h , de perdre des parts de marché ? Nos produits ne sont ni plus mauvais ni meilleurs qu'avant ...
Et pourtant ils se vendent moins bien parce qu'ils sont plus chers.
Et s'ils sont plus chers, c'est parce que, quand il faut 9 ouvriers allemands pour répondre à une commande de produit, il faut 10 ou 11 ouvriers français pour répondre à une commande du même produit. En fait la meilleure productivité supposée du Français ne compense pas son déficit d'heures travaillées. Pour faire le même travail que son concurrent allemand, le patron français doit payer plus d'heures à ses salariés, et comme les coûts horaires dans les deux pays sont à peu près équivalents, le produit fini est donc plus cher en France, et donc se vend plus mal.
On en revient toujours au nombre d'heures travaillées par un salarié français.
Réponse de le 17/06/2016 à 9:10 :
Désolé de vous contredire mais votre analyse est évidemment fausse. En France on a pas de contrats payés 1 € de l'heure, moins de précaires qu'en Allemagne. Nous n'avons pas les mêmes productions non plus. Il faut comparer ce qui est comparable, prendre tout le temps exemple sur l'Allemagne nous amène à la situation dans laquelle nous sommes aujourd'hui. Pour ne pas prendre exemple sur la Suède alors ? Ils sont à 32 heures par semaine et tout va bien pour eux. Revoyez votre copie libérale, elle est en place depuis des années et ne tient pas la route
a écrit le 16/06/2016 à 20:14 :
Bon , pour faire court il y a le temps de travail et....le contenu , mais curieusement
personne ne s' appesantit là dessus.
a écrit le 16/06/2016 à 19:20 :
Plutot bonne élève les autres travail trop pour pas cher (smic très bas) !
a écrit le 16/06/2016 à 17:26 :
IComme à son habitude, COE-EXECODE a bidouillé les chiffres. En effet, lors de la première étude publiée à ce sujet (2010), il ressortait que la durée moyenne de travail des salariés franaçais étaient nettement supérieure à la moyenne des pays de l'UE.
Afin de correspondre avec son idéologie, COE-REXECODE a tout bonnement écarté des statistiques les salariés à temps partiel.

Ce qui lui permettait de prétendre que si la FRANCE allait mal, c'était à cause de l'absence de la valeur travail dans la société française (soi-disant due aux 35 h), et d'une durée du travail inférieure à la moyenne européenne. Ce faisant, COE-REXECODE évitait d'expliquer, pourquoi dans ce cas-là, il fallait écarter les salariés à temps partiel.

Deuxième magouille de COE-REXECODE : elle ne parle plus en durée moyenne hebdomadaire, mais de durée annuelle. Ceci afin de maquiller que la durée hebdomadaire du travail en FRANCE chez les salariés à temps plein dépasse les 39 h. hebdomadaire
Donc, les 35 h n'ont rien à voir (et ne l'ont jamais été), avec la durée hebdomadaire du travail en FRANCE, et n'ont rien à voir avec le manque de goût pour l'effort comme le proclame sans arrêt certains idéologues.

les 35 h, comme il faut le rappeler sans arrêt aux idéologues concernent uniquement le seuil de déclenchement des heures supplémentaires. Si vous ne voulez pas payer plus cher, en faisant travailler au-delà des 35 h vos salariés, c'est simple, vous embauchez.

Mais certains programmes économiques de candidats LR proposent le retrait de ce sur-salaire, voir 39 h payées 35 H. Il s'agit donc uniquement de baisses de salaires déguisées, et sans expliquer ce qu'on va faire des salariés en trop...Et qui va payer leur chômage et leurs charges....
Réponse de le 17/06/2016 à 9:07 :
"Si vous ne voulez pas payer plus cher, en faisant travailler au-delà des 35 h vos salariés, c'est simple, vous embauchez." : Si c'était si simple, les 35 heures auraient créé des emplois...
La réalité est tout autre. L'état a donné l'exemple : Les hôpitaux n'ont pas embauché, ils ont mis en place des CET. Plus globalement, les RTT permettent de diluer les pics d'activité.
Certains secteurs d'activité ont revu la façon de calculer les heures : "Vous n'êtes plus payé à l'arrivée au dépôt, mais sur le chantier maintenant (c'est à 45 minutes de route)."
Pour de nombreux salariés, la charge de travail est restée la même, mais le travail jadis effectué en 39 heures a été compressé dans 35. Le travail est "gazeux", vous explique-t-on en "management" (il suffit d'appliquer la bonne pression)!
Ensuite, j'ai tellement entendu "C'est un bon patron, il paye les heures" que je n'ai aucun mal à comprendre d'où vient la productivité horaire exceptionnelle : Les heures supplémentaires non comptabilisées sont légions.
Combien sont-ils en France à plus de 40 heures effectives payées 35?
a écrit le 16/06/2016 à 17:05 :
Dans ce domaine, les chiffres sont toujours interprétables. Le débat sur le temps de travail est ailleurs, il est politique. La droite( et que dire de l'extrême droite!) , c'est le triptyque Travail-Famille-Patrie sur fond de judéo-christianisme. En gros "faire suer le burnous" des non-savants et des non-possédants sur fond d'idées libérales. A gauche, la finalité du travail est en gros la même, la dimension humaine du travail en plus.
a écrit le 16/06/2016 à 16:14 :
A 604h par habitant, fait-on un modèle ? N’avons-nous pas raison en EUROPE D’EVITER UNE DEMANDE SANS OFFRE contraire à l’intérêt général avec un virage par l’offre, des baisses de débours et de prélèvements pour plus de recettes, si on publie que des fonctionnaires seraient parfois contre l’Etat. Les bourses européennes seraient dans le rouge, on ne serait pas dans les vignes du Seigneur sans graal libéral, mais plutôt des saigneurs des foyers fiscaux ? Peut-on expliquer que le CAC ne passerait pas le niveau de 2008 comme l’IBEX ou l’Athex, contrairement au DAX, au NIKKEI, au FOOTSIE et au DOW, l’Europe ne fait-elle pas une sorte de stagnation, ne devrait-on proposer un maximum de valorisation des qualifications ? Ne devrait-on examiner la gestion par l’offre de l’Europe ? Aux USA la masse monétaire produite a rétabli la production en passant dans le système productif. En Europe la production n’est pas rétablie ni l’emploi et la masse monétaire est inutile sauf en Allemagne. Si on fait des aides critiquées à 70%, à quoi sert une demande sans offre ? Finira-t-on au biscaïen d’un bon coup de fourchette un régime à table avec un steak d’autruche ?

http://images.google.fr/imgres?imgurl=http%3A%2F%2Fwww.quiperdgagne.fr%2Fwp-content%2Fuploads%2F2014%2F07%2Fproduction-industrielle-us-zone-euro-1024x708.jpg&imgrefurl=http%3A%2F%2Fwww.quiperdgagne.fr%2Fpage%2F36&h=708&w=1024&tbnid=0VmqtPAF5ddvPM%3A&docid=r6YOQzBvM_-jdM&ei=05xiV-aeFIvzsAGC57OoAw&tbm=isch&iact=rc&uact=3&dur=444&page=3&start=35&ndsp=23&ved=0ahUKEwim1N6rx6zNAhWLOSwKHYLzDDUQMwiRASg3MDc&bih=650&biw=1366
a écrit le 16/06/2016 à 16:00 :
Long développement avec comme conclusion : on n'est pas certain que les chiffres sur lesquels reposent ce rapport soient exact !
Hallucinant C'est le parfait exemple d'une europe bureaucratique et coupée du monde
a écrit le 16/06/2016 à 15:41 :
le premier ministre a ajourné à cause des manifs la majorité des grévistes sont du secteur public un rapport explosif de la cour des comptes sur les fonctionnaires qui ne travaillent pas assez pour dire tout simple des paresseux
a écrit le 16/06/2016 à 15:34 :
Durée du travail : la France, mauvaise élève... si sûr pour nos 6 millions de fonctionnaires avec leur semaine à moins 32 heures, leur culture de l’absentéisme, leur nombre de congés au-dessus du légal...
Réponse de le 17/06/2016 à 9:16 :
Vos propos sont non seulement insultants mais de plus totalement faux. Allez dans un pays sans service public et vous verrez comment ça se passe vous n'aurez meme pas les moyens de vivre. Un peu de décence et d'instruction vous ferait du bien
Réponse de le 17/06/2016 à 11:08 :
"Agents publics" ne parle pas de l'intérêt ou de l'utilité du Service Public en France, ni même de remettre son existence en cause. Le seul tort qu'on peut éventuellement lui imputer, c'est de mettre tout le monde dans le même sac.
Quand la fonction publique (dont vous faîtes surement partie) acceptera de reconnaitre certaines dérives, et qu'elle s'y attaquera plutôt de de fermer les yeux, je pense qu'elle en sortira grandie et tout le monde vous en sera reconnaissant !
Bien à vous.
a écrit le 16/06/2016 à 15:10 :
Et si notre productivité supérieure n'était simplement due qu'au fait que le nombre d'heure réellement travaillées en France était supérieur au nombre d'heures déclarées ?
Comment expliquer qu'un Français est plus productif qu'un Allemand ou un Anglais ou même un Américain ? Notre organisation du travail est meilleure ? Nous tapons plus dans le tas ? Nous sommes plus intelligents ? Plus forts ? Je ne pense pas, alors ?
Pour avoir travaillé avec des Anglais et des Américains, je sais qu'ils ne feront pas une heure de plus que ce qui est prévu dans leur contrat de travail, ce n'est pas le cas chez nous où nombres d'ouvriers, de techniciens ou d'ingénieurs restent le soir sans déclarer leurs heures.
Réponse de le 16/06/2016 à 22:35 :
Exactement !!! pour moi aussi, c'est du vecu !!!! Et un autre probleme s'ajoute.. le faible emploi des moins de 25 ans et des plus de 55 ans qui par definition sont moins productifs, manque d'experience pour les uns, saturation pour les autres.
a écrit le 16/06/2016 à 14:28 :
Oui, il existe des données relativement objectives qui montrent la grande productivité des français et démentent beaucoup de clichés.
a écrit le 16/06/2016 à 13:19 :
Bonjour,
Un grand merci à Mr Jean-Christophe Chanut pour avoir écrit cet article clair et intelligible; mais surtout d'avoir remis en perspective cette étude avec d'autres métriques pertinentes.
Merci pour cette grille de lecture.
a écrit le 16/06/2016 à 12:30 :
C'est au autres pays de s'adapter et réduire le temps de travail, les robots nous remplaceront bientôt !
a écrit le 16/06/2016 à 11:09 :
Globalement si nous avions la productivité britannique nous aurions 4,5 millions d'emplois supplémentaires en France. Avec la productivité allemande se serait 3,5millions d'emplois supplémentaires. Aujourd'hui avec les différentes mesures prises par le gouvernement le coût du travail dans l'industrie française est inférieur à celui de l'industrie allemande. Tous les pays on fait de la baisse du temps de travail, soit par un plus grand recours au temps partiel non choisi, soit cas unique comme en France en faisant profiter à tous les salariés à temps complet de cette baisse du temps de travail. Un seul indicateur à mon sens est pertinent c'est le volume global d'heures travaillées dans chaque pays. Ainsi pour l’Allemagne on s'aperçoit qu'en 2004 il y avait 58 milliards d'heures travaillées, et,en 2014 10 ans plus tard et malgré une baisse importante du chômage, il y a toujours 58milliards d'heures travaillées. Il y a donc bien eu un partage du travail.
Réponse de le 16/06/2016 à 14:07 :
En effet. Mais avec la même quantité d'argent à distribuer visiblement malgré la productivité sans doute gagné via l'automatisation par ex.
du coup, ils ont multiplié leur nombre de travailleurs précaires qui se paiera à long terme. Car les travailleurs précaires en Allemagne avec leur contrats en carton ne cotisent que dalle (chômage, retraire...)
a écrit le 16/06/2016 à 11:09 :
heureux d'entendre un institut libéral parler du" gateau "du travail.la situation de la France est bonne car nous avons de loin la meilleure productivité du monde.si l'on suit le raisonnement de Rexecode,il faudra passer aux trente heures par semaine pour mieux répartir le "gateau".
Réponse de le 16/06/2016 à 22:06 :
Votre raisonnement ne fonctionne que si les gens acceptent une perte de salaire car ce qui est important structurellement c'est le coût à l'heure. C'est d'ailleurs ce qui se passe dans les pays à faible taux de chômage (beaucoup de contrats entre zéro et 20h mal payés...mais les gens ne sont pas au chômage a sens du BIT...parfois d'ailleurs il ne sont pas au chômage car ils ne demandent rien, vu qu'ils n'ont aucune allocation à attendre)
Réponse de le 17/06/2016 à 13:50 :
@Théophile : ce qui compte VRAIMENT dans les comparaisons c'est la valeur ajoutée créée par € de coût salarial. C'est une analyse très complexe où interviennent les coûts salariaux, les investissements de productivité, le coût de l'énergie, la fiscalité,... Par exemple il est possible dans un pays à bas salaires comme la Roumanie de conserver une productivité modérée (et donc de ne pas investir énormément dans la robotisation) tout en ayant des productions de bonne qualité à prix modéré et sur lesquels on dégage une marge importante (l'exemple bien connu de Dacia qui a la meilleure rentabilité du groupe Renault par voiture produite).
a écrit le 16/06/2016 à 10:52 :
Nous avons compris que "notre intérêt" était de travailler de plus en plus pour soi même!
a écrit le 16/06/2016 à 10:51 :
Donc pour le salarié du privé, le débat reste entier, mais pour le public il est donc clair que nos fonctionnaires travaillent moins que la norme européenne .
Réponse de le 16/06/2016 à 21:51 :
Ce qui compte c'est de savoir si une heure de fonctionnaire sur une tâche donnée est plus chère ou moins chère qu'ailleurs. Par exemple si on divise les rémunérations d'un prof par les heures de cours qu'il dispense sur la période, est-on en dessous ou au dessus des autres ? Au primaire ? Au collège ? Au lycée ?...Ce qui est navrant c'est que souvent on n'a pas l'info comptable, il faut farfouiller dans les rapports de la cour des comptes alors que c'est fondamental. Le temps de travail on s'en fiche complètement : si une administration n'a pas grand chose d'utile à produire il ne servira pas à grand chose de faire travailler les gens 39h...il vaut mieux alors ne pas remplacer ceux qui partent et inciter les autres à faire du temps partiel.
a écrit le 16/06/2016 à 10:46 :
le titre est intéressant et différent des autres médias.. mais ne peut on parler que des salariés....et non pas des Français... il y a en France 72 ù de salariés le reste des commerçants, des BNC des gens qui ont plusieurs emplois...ensuite j'ai été dans les deux fonctions publique et privés... malgré ce que l'on peut dire les salariés de l'état sont souvent des travailleurs et j'ai vu de sacré fainéants dans les grosses entreprises...madmae fonctionnaire a beaucoup travaillé et elle n'avait pes internet ...
a écrit le 16/06/2016 à 10:40 :
Fotes dortografe inadmissible dans set article.
a écrit le 16/06/2016 à 10:31 :
Une bonne analyse.

C'est étonnant, l'étude semble parler du temps de travail habituel plus long en Allgne (40h) qu'en France (35h), puis des RTT. Or l'un va avec l'autre, non ? Si on a des RTT, c'est qu'on est (encore) aux 39h, non ?

Une remarque sur la comparaison France/Allemagne/Danemark/Allemagne/Autriche... Ça me semble un peu compliqué de comparer la France avec tous ces pays: le salaire y est globalement plus élevé, plus facile donc d'y faire un temps partiel, notamment quand on est en couple. Enfin beaucoup de femmes (même s'il y a bien quelques hommes aussi) sont incitées au temps partiel voire à l'arrêt, car le système de crèches français y est quasiment inexistant.
a écrit le 16/06/2016 à 10:30 :
cet article paraît objectif, et ça fait plaisir de constater qu'il existe encore des journalistes qui nous apportent des éléments factuels et objectifs, à l'inverse de la majorité d'entre eux qui polluent les débats en nous délivrant des avis populistes dictés par leurs patrons, à des fins politiciennes et nuisibles pour la santé économique et sociale de la France.
On peut avoir la meilleure capacité à raisonner, mais si les bases de raisonnement sont farfelues, le résultat sera faux. Donc bravo aux journalistes qui ont gardé leur déontologie, et qui nous informent objectivement, sans sombrer dans le populisme.
Réponse de le 16/06/2016 à 12:12 :
So what ?? Ce n'est pas pour cela que le Pays va subitement mieux et trouve des solutions à ses problèmes d'adaptation au monde globalisé actuel !! Il faudra encore creusé !!!
a écrit le 16/06/2016 à 10:29 :
j ,ai commencer a travailler a 15 et demi en 1972 , j ai 59 ans travailler en clinique tenu par des religieuses 40 heures de travail des heures sup jamais payer j, ai fait mes 39 année ash avec un salaire misèrable apres une reconvertion de asmat 5 ans la aussi un salaire de misère des dimanches a travailler des nuits tout sa pour une retraite de 680 euros toujours a dire que les gens sont des feignants a culpabiliser en Allemagne les femmes travail encore moin oui certaint fonctionnaire assi qui font acte de presence ou qui font semblant de travail
arreter de culpabilser les gens en permanence certaint ont beaucoup donner sans jamais recevoir ont a mis a la rue
a écrit le 16/06/2016 à 10:12 :
corrélation durée de travail et chomage non ??? helas encore davantage de chomeurs
a écrit le 16/06/2016 à 9:56 :
AVEC LE PROGRE IL VAS FALLOIR TRAVAILLE MOINS/// 30HEURES///SERAIS BIEN? ET FINIR PLUS TOP LA SEMAINE? CEUX QUI FERAIS TRAVAILLE PLUS. LES EMPLOIES NON DELOCALISABLE FRANCAIS C EST A DIRE LE TOURISME? ET POUR CEUX QUI ONT BESSOIN DE TRAVAILLE PLUS LONGTENT IL FAUT UNE FLEXIBLITE DES HORAIRES EN ACCORD AVEC LEURS SYNDICATS OU OUVRIERS MAJORITAIRE? ET EN PAYANT CORRECTEMENT LES HEURES SUPLEMENTAIRE??? EN FAIT C EST LES HORAIRES MODULABLE DE TRAVAIL QU IL FAUT EDUDIER ENTREPRISE PAR ENTREPRISE CAR CHAQUE ENTREPRISE ET UN CAS DIFFERENT SUIVENT LE TRAVAIL A EFFECTUEZ AFIN QU IL SOIT MIEUX RENTABILISER POUR LE BIEN DE TOUS LES ACTEURS DE CES ENTREPRISES PATRONS ET OUVRIERS???
a écrit le 16/06/2016 à 9:54 :
En effet ces données chiffrées sont intéressantes à mettre en perspective surtout vis à vis des autres pays de la communauté européenne qu'il faut cependant moduler du fait des différences de système économique propre à chaque pays. Mais tout cela va s'arranger avec la loi "Travail".....sans aucun doute !
a écrit le 16/06/2016 à 9:33 :
Les discussions pour mener en bateaux ils savent faire. Même quand le bateaux coule. Comment voulez-vous que des gens que bouffe des milliers d'euros à des bêtises peuvent savoir comment ont vie avec peu. Les lois ne sont faites pour les dirigeants. Ont devrait tous arrêter de bosser pendant un mois et la nous montreront que c'est le peuple qui fait la richesse et non les dirigeants.
a écrit le 16/06/2016 à 9:32 :
Il serait surtout intéressant de connaître le coût du travail !

Il a été reconnu qu'un rythme de travail trop soutenu n'etait pas forcément efficace.
a écrit le 16/06/2016 à 9:22 :
Je remercie le journaliste d'avoir fait son travail de critique et de ne pas avoir repris direct comme beaucoup de ses confrères ce que l'on a bien voulu lui donner à manger.
a écrit le 16/06/2016 à 9:10 :
Le problème français est double : d'une part le nombre d'heures de production rapporté au nombre de personnes en âge de travailler est plus faible qu'ailleurs et d'autre part ceux qui travaillent ont plutôt choisi de travailler à temps plein ce qui fait que nous détenons le record du nombre de personnes en âge de travailler ne travaillant pas du tout. Comme en plus nous rémunérons ces personnes (UNEDIC, RSA) sous condition qu'elles se déclarent être en demande d'emploi, nous cumulons toutes les causes à l'origine de notre taux de chômage. La principale chose à faire est d'augmenter le nombre d'heures de production en subventionnant le SMIC (et proportionnellement les emplois compris entre 1 et 2 SMIC). Une deuxième chose à faire (plus compliquée) serait de garantir du travail à tout demandeur en le subventionnant par les budgets UNEDIC et RSA. Le temps de travail réglementaire d'une personne à plein temps est par contre un débat sans intérêt. Ce qui compte c'est ce qui se passe dans une heure de production d'un individu : quelle valeur produit-on et avec quel salaire horaire super brut ? Quant aux fonctionnaires, aucune raison qu'ils échappent à cette logique (il suffit de compter, une administration n'est pas si différente que ça d'une entreprise contrairement à ce qu'on raconte).
Réponse de le 16/06/2016 à 10:43 :
Je suis assez d'accord avec vous concernant le fait de subventionner le smic. Il suffit de regarder l'état de nos routes, de nos bâtiments publics, de notre administration, des services clients des entreprises, pour se convaincre que du travail, il y en a. C'est bien d'argent qu'on manque. Une question : comment voulez vous calculer la valeur produite ? Car toutes les professions ne s'y prêtent pas. Je pense à l'éducation (qu'elle soit publique ou privée), la santé, les pôles de recherche des entreprises, d'une manière générale les centres de dépenses des entreprises... Enfin, que voulez vous-dire avec : "Quant aux fonctionnaires, aucune raison qu'ils échappent à cette logique" ?
Réponse de le 16/06/2016 à 21:37 :
@Réponse de Comparable
Les administrations sont essentiellement des opérateurs et minoritairement des régulateurs. Le statut de fonctionnaire n'est nécessaire que pour la régulation. Les régulateurs n'ont rien à vendre mais les opérateurs par contre fournissent des services dont on peut mesurer les unités d'œuvre ni plus ni moins que dans le privé (d'ailleurs souvent en concurrence avec le privé même s'il y a une régulation du marché): actes médicaux, années-élèves...Ces unités d'oeuvre pourraient parfaitement être tarifées : si l'impôt est redistribué aux gens et non aux administrations, les services publics sont achetés comme les services privés ce qui serait plus logique et plus clair. C'est tellement vrai que dans d'autres pays (les US par exemple) cette production de services ne fait souvent pas partie du système public...c'est d'ailleurs pour cela que les ratios de type "57% du PIB" ne veulent rien dire en terme de performance. Mais il ne serait pas absurde d'aller plus loin en analysant ce qui est dépensé y compris en régalien au titre de la protection des biens et ce qui est dépensé au titre de la protection des personnes, dans le premier cas de rapporter la dépense à la valeur des biens et dans le second cas à la population...
Quant aux centres de dépenses ou de recherche des entreprise, on peut trouver un management qui fasse que le front office est client : la R&D n'est justifiée que si cela aide à développer les produits des filiales (seule la recherche fondamentale échappe à ce management). C'est ce qu'a fait Orange par exemple : on est à 1000 lieues du management du CNET d'antan.
a écrit le 16/06/2016 à 9:08 :
Après avoir lu cet article, plein de nuances, je vous invite à aller voir le titre du Figaro :
http://www.lefigaro.fr/economie/le-scan-eco/dessous-chiffres/2016/06/16/29006-20160616ARTFIG00013-les-francais-sont-ceux-qui-travaillent-le-moins-d-europe.php
C'est caricatural ! On reconnait bien là le Figaro.
a écrit le 16/06/2016 à 8:53 :
C'est un sujet qui revient régulièrement sur la table. Mais il s'avère que le temps moyen de travail en Allemagne est inférieur à celui de la France. Mais malheureusement , nos dirigeants politiques de tous bords voudraient culpabiliser les citoyens et travailleurs français. Cela arrange notre cher mauvais patronat.
a écrit le 16/06/2016 à 8:47 :
Alors là, voilà un article (super) intéressant. Encore une fois, une étude généraliste c'est sympa, ça donne une image globale, mais c'est d'autant plus intéressant d'étudier cette étude généraliste. Ainsi on en arrive à une perspective totalement différente et qui parle beaucoup plus.
Vraiment top !

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :