Elisabeth Borne n'engagera pas de vote de confiance devant le Parlement le 6 juillet

Elisabeth Borne qui présentera sa déclaration de politique générale à l'Assemblée nationale et au Sénat, mercredi 6 juillet, « ne sollicitera pas la confiance des parlementaires », a indiqué le nouveau porte-parole du gouvernement, Olivier Véran.
La Première ministre, Elisabeth Borne.
La Première ministre, Elisabeth Borne. (Crédits : POOL)

L'incertitude demeurait jusqu'alors. Elisabeth Borne, qui présentera sa déclaration de politique générale à l'Assemblée nationale et au Sénat, mercredi 6 juillet, « ne sollicitera pas la confiance des parlementaires ». C'est ce qu'a annoncé, ce lundi, le nouveau porte-parole du gouvernement, Olivier Véran. Ce dernier a été nommé à ce poste plus tôt dans la journée à la faveur du remaniement ministériel.

« Nous ne sommes pas certains que les conditions de cette confiance auraient été réunies (...) Nous travaillerons texte par texte » pour construire des majorités, a-t-il précisé à l'issue du premier Conseil des ministres du nouveau gouvernement Borne.

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Un programme chargé

La Première ministre a été maintenue lors du remaniement dévoilé ce lundi. Comme le veut la tradition, elle avait présenté sa démission à l'issue des élections législatives mais Emmanuel Macron l'avait refusé « afin que le gouvernement puisse demeurer à la tâche », avait fait savoir l'Elysée. Au programme notamment, le difficile passage du projet de loi sur le pouvoir d'achat qui sera présenté en Conseil des ministres le 6 juillet et examiné par l'Assemblée nationale le 18 juillet. L'ordre du jour pour l'examen de ce texte qui doit permettre de sauvegarder le pouvoir d'achat des Français, malmené par l'inflation, a été acté en conférence des présidents de l'Assemblée, qui réunit notamment les chefs de file des groupes politiques.

Ce ne sera toutefois pas le premier texte soumis par l'Assemblée qui examinera, pendant la session extraordinaire à compter du 11 juillet, le projet de loi sanitaire permettant le maintien de « mesures de freinage » face au Covid. Il devrait ensuite arriver au Sénat le 20 juillet.

Dans le reste de l'agenda, les premières séances de questions au gouvernement sont programmées en principe le 12 juillet à l'Assemblée et le 13 au Sénat.

Également au menu le 12 juillet au Sénat et le 13 à l'Assemblée, une déclaration du gouvernement suivie d'un débat sur la présidence française de l'Union européenne. Le projet de loi de finances rectificative est, lui, programmé à compter du 20 juillet à l'Assemblée.

Il y aura encore, le 26 juillet au Sénat et le 27 à l'Assemblée, une déclaration du gouvernement suivie d'un débat sur le projet de programme de stabilité pour les années 2022-2027. Au vu de ce programme chargé, selon des députés, les travaux à l'Assemblée pourraient se poursuivre jusqu'à la fin de la première semaine d'août.

(Avec AFP)

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Commentaires 6
à écrit le 06/07/2022 à 3:55
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Ce parlement va nous coûter bien cher parce qu'il parait bien décidé à ne pas faire son travail: alors qu'il devrait être une mine d'idées nouvelles pour nous sortir de l'ornière, il va nous ressusciter le bordel de la IVième.

à écrit le 05/07/2022 à 8:51
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Ce qui va être annoncé est simple a comprendre; " Pas de programme parce que nous n'avons pas de boule de cristal! Nous suivrons les caprices du Maître!";-)

à écrit le 05/07/2022 à 8:37
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Elle a raison: au Président et à son gouvernement ses missions, au Parlement les siennes. Et je crois que LFI sera mise sur le côté pendant cinq ans puisque rien ne peut se faire avec de telles élus...(rien de personnel mais simple constat).

à écrit le 04/07/2022 à 21:48
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"Elisabeth Borne n'engagera de vote de confiance devant le Parlement le 6 juillet" ah bon? pourquoi ça ? Personne n'aurait confiance ?

à écrit le 04/07/2022 à 21:46
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Un aveu de faiblesse de la part de la première ministre , soit elle obtenait la confiance et elle sortait renforcé pour agir soit elle ne l’avait pas et un nouveau premier ministre devait être nommé et si aucun premier ministre n’obtenait le vote pos...

à écrit le 04/07/2022 à 18:54
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On sent le roitelet chercher le blocage, puis la nation en danger, et enfin l'article 16 pour imposer le programme dictée par les lobbies de l'administration de l'UE Bruxelles!

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