Gaz : les petites villes font appel à un conseiller en énergie pour réduire la facture
Amandine Ibled
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« Quand la facture d'énergie est arrivée nous avons été très surpris ! Nous nous attendions à une augmentation, mais pas à ce point-là », souligne Bruno Bidoyen, maire de Quincey, en Haute-Saône. Pour cause, la facture énergétique de sa mairie est passée de 328 euros en janvier 2021 à... 1.236 euros en janvier 2022, soit une hausse de 276%. Quant à celle de l'école municipale, en janvier 2021, la facture s'élevait à 1.269 euros et en janvier 2022, elle passait à 4.480 euros, soit une augmentation 253%.
Or, même en adoptant les recommandations du conseil en énergie partagé (CEP) telles que : baisser le chauffage de deux degrés et le couper dans les pièces inoccupées, cela ne suffira pas à combler le budget de la commune afin de faire face à la flambée des prix, estime l'élu. Comme la majorité des maires de petites communes, Bruno Bidoyen ne dispose pas de service technique pour s'occuper de l'évaluation des travaux. C'est pourquoi, il a demandé l'appui des "conseillers partagés" pour évaluer les travaux possibles sur ces bâtiments prioritaires afin d'agir durablement sur ses dépenses en énergie. Résultats, trois scénarios lui ont été proposés à 59.000, 125.000 ou 218.000 euros, avec notamment le renforcement de l'isolation des toitures, portes et fenêtres.
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Le dispositif du conseiller partagé, mis en place par l'Ademe (l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie), existe depuis 15 ans. Mais la crise énergétique le remet sur le devant de la scène. Le conseiller est partagé à l'échelle d'un territoire, accueilli dans les syndicats d'Energie qui assument financièrement ces postes. Sa mission est de proposer un diagnostic énergétique sur les bâtiments publics et d'accompagner les collectivités dans la réalisation d'un programme de rénovation sur dix ans ou plus. Ce dernier a également une connaissance pointue dans les dispositifs d'aides financières pour aider les collectivités à aller chercher les subventions nécessaires à leur projet, à réaliser des plans de financement et déposer les demandes d'aides à la préfecture, la Région, et l'Ademe.
Amandine Ibled
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