Emmanuel Macron poursuit son casting pour Matignon
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Emmanuel Macron est pressé par son propre camp à trouver dans l'urgence un Premier ministre.
Christian Hartmann
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Emmanuel Macron est pressé par son propre camp à trouver dans l'urgence un Premier ministre.
Christian Hartmann
[Article publié le lundi 9 décembre 2024 à 7h13, mis à jour à 9h31]
Après avoir célébré un symbole d'unité nationale, Emmanuel Macron revient à la dure réalité du moment : composer avec des alliances fragiles, des oppositions déterminées et un Parlement en quête de stabilité avec l'objectif de trouver une personnalité pour rejoindre Matignon.
Avant toute annonce, le chef de l'Etat recevra dès 9h les députés indépendants du groupe Liot, suivis des écologistes emmenés par Marine Tondelier, puis des communistes conduits par Fabien Roussel. En revanche, La France insoumise a décliné l'invitation. Ces rencontres, prévues pour une heure chacune, laissent entrevoir la possibilité d'une décision rapide dans la journée.
Cependant, la prudence reste de mise : cet été, le président avait mis 51 jours pour choisir Michel Barnier, et les désignations de Gabriel Attal et Élisabeth Borne avaient également nécessité plusieurs semaines.
La pression est forte, y compris dans le camp présidentiel. François Bayrou, allié historique d'Emmanuel Macron, a exprimé dimanche sa préoccupation face à une situation qu'il juge intenable. « Si je peux aider à sortir de tout ça, je le ferai », a-t-il déclaré depuis Pau.
De son côté, Yaël Braun-Pivet, le présidente de l'Assemblée nationale, appelle à agir rapidement, estimant qu'un nouveau chef de gouvernement doit être désigné « dans les prochaines heures ». Selon elle, une alliance entre les groupes Renaissance, LR, MoDem, Horizons, Liot et PS pourrait offrir une majorité stable à l'Assemblée nationale et neutraliser le risque de censure.
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En pratique, l'équation est plus complexe. Laurent Wauquiez, président des Républicains, a rappelé ses conditions dans Le Figaro : « Ni LFI au gouvernement, ni le programme du Nouveau Front populaire ». Une position qui rend peu crédible la nomination d'un Premier ministre socialiste, comme le réclame Olivier Faure, leader du PS. Ce dernier propose des « concessions réciproques » à Emmanuel Macron.
« On a demandé un Premier ministre de gauche, qui fera des compromis, qui instaure une nouvelle façon de travailler, ce que Michel Barnier a été incapable de faire », a rappelé Boris Vallaud, ce lundi sur France Inter. Avant de préciser que « s'il n'y a pas de Premier ministre de gauche, il n'y aura pas de participation du PS au gouvernement. »
Une démarche qui a provoqué la colère de La France insoumise, où Jean-Luc Mélenchon dénonce une « méthode brutale » et accuse Olivier Faure de viser Matignon malgré le faible score de son parti à la présidentielle de 2022 (1,67 %).
À l'extrême droite, le Rassemblement national entend bien peser. Non convié à l'Élysée, Jordan Bardella exige néanmoins une audience avec le futur Premier ministre pour exposer ses priorités : pouvoir d'achat, sécurité, immigration et proportionnelle.
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En parallèle, Gabriel Attal poursuit son ascension au sein de Renaissance. Élu dimanche secrétaire général du parti, sans jamais évoquer la crise politique et en prenant ses distances avec Emmanuel Macron, il s'impose comme le leader du camp macroniste.
(Avec AFP)
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