Démission du gouvernement Barnier : les marchés gardent leur sang-froid
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La prime de risque de l'obligation française à dix ans a reculé vers les 80 points de base.
Reuters
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La prime de risque de l'obligation française à dix ans a reculé vers les 80 points de base.
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Ces derniers jours, Michel Barnier et son gouvernement avaient multiplié les avertissements sur les répercussions sur les marchés financiers du vote d'une motion de censure, prévoyant le pire. Dans la matinée, l'ex-locataire de Matignon a remis sa démission au président de la République. Sur les marchés, c'est le calme plat.
Le CAC 40 était en légère hausse à mi-séance, affichant même un gain de presque 2% sur les cinq dernières séances, en plein psychodrame politique. Même les valeurs bancaires, les plus exposées aux aléas politiques, reprennent de la vigueur. Du côté de l'obligation française à dix ans, la prime de risque (écart de rendement entre l'obligation française et allemande) s'est détendue pour retomber à mi-journée à 81 points de base, un niveau quand même très légèrement supérieur à celui de la Grèce.
Une comparaison devenue fréquente au sein de la classe politique, même s'il est difficile de comparer la dette française, très profonde (25% dans les indices de référence) et prisée des investisseurs internationaux, à la dette grecque, plus de dix fois moins importante en stock et essentiellement achetée par les banques grecques. Mais le poids des symboles l'emporte sur le principe des réalités.
Il n'en reste pas moins que la dette française va rester sous pression. D'autant que le taux allemand est lui-même tiré à la hausse, au-dessus du seuil des 2%. La prochaine baisse attendue par le marché - de 25 points de base des taux directeurs - de la Banque centrale européenne va donner un peu de répit aux taux courts.
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En revanche, les taux longs ont moins de latitude à la baisse, après avoir beaucoup reflué ces quinze derniers jours. « Toutes les factures arrivent en même temps », lâche un gérant Taux qui ne croit pas à une baisse de la prime de risque, et dont l'inquiétude porte plus sur une éventuelle abrogation de la réforme des retraites que sur le budget.
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