Emmanuel Macron théorise sa vision du capitalisme à la française

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Dans sa tribune, Emmanuel Macron veut mettre en oeuvre un capitalisme dont la logique s'inscrirait sur le long terme.
Dans sa tribune, Emmanuel Macron veut mettre en oeuvre un capitalisme dont la logique s'inscrirait sur le long terme. (Crédits : © Charles Platiau / Reuters)
Le ministre de l'Economie a publié une tribune dans le journal Le Monde où il entend promouvoir un capitalisme à la française fondé sur l'actionnariat salarié, mais passant également par l'implication des investisseurs institutionnels dans des stratégies de long terme. Il en profite pour justifier la montée de l'Etat dans le capital de Renault...

Le ministre de l'Economie Emmanuel Macron se lance vendredi dans un long plaidoyer pour le développement de l'actionnariat français, soucieux de voir le pays entrer dans "une ère de capitalisme naïf" où priment les "stratégies de court terme".

Dans une tribune publiée dans Le Monde vendredi, M. Macron se livre à une longue analyse de l'évolution du capitalisme français, énonçant des propositions pour créer "un capitalisme de long terme, qui accompagne nos entreprises dans leurs investissements et dans leur transformation".

Il conclut son texte d'une phrase: "C'est ce que mon expérience dans le privé m'a appris, et c'est le sens de mon action aujourd'hui".

Rejet du colbertisme

Se défendant de souhaiter le retour d'"un +âge d'or passé ou d'un colbertisme qui a aussi eu ses limites", le ministre estime que "la création de valeur actionnariale sur le long terme, recherchée par les investisseurs comme les fonds de pension, les salariés ou d'autres, peut bien souvent retrouver l'intérêt général".

"Il n'y aura pas de réindustrialisation française sans transformation du capitalisme français", assène-t-il en suggérant "trois leviers". Le premier, explique-t-il, est d'"inciter plus fortement les Français à investir dans nos entreprises", via l'élargissement du PEA-PME (plan d'épargne par actions), le développement de l'actionnariat salarié ou encore l'extension de l'épargne salariale aux PME.

Pour cela, il faut "rendre la fiscalité des actionnaires individuels plus encourageante" car "l'actionnariat salarié est un élément de stabilité, comme le montre l'exemple d'Air liquide".

Les investisseurs institutionnels "remobilisés"

Le deuxième levier consiste à "remobiliser les investisseurs institutionnels pour le financement de notre économie". "En réorientant les fonds des caisses de retraites vers la détention d'actions françaises et en associant d'autres investisseurs à leur côté", détaille-t-il. Et en se battant pour que la détention d'actions ne soit pas "trop coûteuse au regard de l'exigence prudentielle de niveaux de fonds propres pour nos entreprises d'asssurance".

Le troisième enfin réside pour M. Macron dans "le long terme". "L'intérêt général économique nécessite de favoriser les acteurs qui portent intrinsèquement une vision de long terme", dit-il, évoquant l'attribution de droit de votes doubles aux actionnaires conservant leurs titres au moins deux ans.

L'affaire Renault...

Il justifie à cette occasion à nouveau la stratégie récente de l'Etat qui a racheté des titres de Renault, de manière à "constituer une minorité de blocage". "Nous devons façonner le capitalisme à l'image de nos ambitions", poursuit le ministre, pour qui il faut "accepter que l'économie de marché est un rapport de force sur lequel nous avons les moyens de peser".

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Voir aussi l'interview de Emmanuel Macron lors du #PLTJE 2015

(Avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 26/04/2015 à 21:53 :
il veut mobiliser les reserves des retraites comme ca quand l'etat aurait fait des investissements d'avenir dans des nids a syndicalistes qui feront faillite, les retraites se verront prives de pension!
bon, pas les retraites des syndicats, rassurez vous!
a écrit le 25/04/2015 à 16:33 :
Il a investi combien en action ???
a écrit le 25/04/2015 à 15:19 :
Ce socialiste égaré va nous inventer quoi? Une usine à gaz pour fonctionnaires et un nouvel impôt?
Réponse de le 25/04/2015 à 20:31 :
Je suis stupéfait de constater qu'il existe encore des des gens qui croient à une différence entre la gauche et la droite ou au socialisme du parti socialisme. Je vous conseille le livre de James Galbraith intitulé "the predatory state " pour comprendre mais vous avez probablement plus de 60 ans étant donné votre commentaire donc je ne me fais pas d'illusion. Ah oui, le père noël n'existe pas non plus, je suis vraiment désolé.
a écrit le 25/04/2015 à 15:10 :
Un actionnaire ne met pas son argent pour participer à une œuvre commune, mais pour faire une plus value, utilisable dans le futur. Si comme le dit Macron on veut sortir de l'angélisme partageux mais inefficace, ou de la rapacité spéculative purement financière, et capter l'intérêt des investisseurs de long terme, il faut mettre en place les dispositifs capables de les séduire. Le moyen le plus simple est de réduire fortement, i.e. de 50% minimum, la fiscalité sur les plus values de moyen terme, i.e. cinq ans, qui correspond à la durée moyenne raisonnable d'un placement en action hors trading. Pour le reste, avant d'autoriser les Institutionnels à modifier leurs règles de placement, (obligatoirement majoritairement en obligations d'Etat français aujourd'hui), il conviendrait de réduire les besoins de refinancement de l'Etat en réduisant sa dette. On n'en prend actuellement pas le chemin. Pour ce qui concerne les particuliers, les mécanismes existent déjà à travers l'épargne salariale, malheureusement encore trop souvent une variable d'ajustement de la politique d'incitation à la consommation pour raisons électorales, et l'assurance vie, qui pourrait être utilement complétée par des dispositifs spécifiques pour la retraite, soit sous forme de FCP sous statut spécial, (en terme de forme, d'investissement et de protection), soit sous forme de fonds de compagnie d'assurance, mais avec sortie en capital ou en rente au choix de l'investisseur, et non de la société d'assurance. Toute une culture à inventer en France.
a écrit le 25/04/2015 à 14:29 :
Et v'la ti pas que le sieur Macron a des visions maintenant ! On est mal barrés !
a écrit le 25/04/2015 à 14:03 :
Une théorie qui se veut contraire a celle de l'UE de Bruxelles et se voulant proche d'un retour a la souveraineté coupant l'herbe sous les pieds du FN! Mais malheureusement cela n'engage que lui et pas un programme de gouvernement!
a écrit le 25/04/2015 à 12:32 :
Pour être efficace en économie, il faut Monsieur Macron abandonner le socialisme étatique
la fiscalité confiscatoire et redonner de la liberté aux entrepreneurs.
Réponse de le 25/04/2015 à 13:35 :
Faut aller vivre au Luxembourg, BA. De l'Alsace, c'est pas si loin...
a écrit le 25/04/2015 à 12:15 :
Six ans après la publication du rapport de la « Commission Attali », c’est un euphémisme de dire que la croissance n’est toujours pas au rendez-vous. C’est la raison pour laquelle le banquier Macron, adoubé à la télévision par Jacques Attali en personne, n’est qu’un simple employé de l’oligarchie, chargé par celle-ci de mettre en œuvre un certain nombre de mesures de ce rapport de 2008 que Sarkozy avait enterrées par crainte d’une explosion sociale.

C’est l’illustration de ce que savent parfaitement les cyniques qui tirent les ficelles de la scène politique française : rien ne vaut un gouvernement dit « de gauche » pour faire avaler au monde du travail les mesures les plus antisociales qui soient.

Or il s’agit bien d’une loi destinée à contribuer puissamment à la destruction de nos acquis sociaux. Car, malgré le discours de quelques fanatiques de l’ultra-libéralisme qui estiment que cette loi est anodine et qu’elle ne va pas assez loin, elle comporte discrètement un certain nombre de mesures qui font froid dans le dos. Encore faut-il savoir les déceler et les comprendre en décortiquant minutieusement le texte en cours d’examen.

C’est ce à quoi s’est livré l’économiste et blogueur Charles Sannat, dans une analyse publiée sur son site « Le Contrarien », analyse dont je conseille vivement la lecture. Les internautes y verront que la loi dite « loi Macron » comporte des bombes dissimulées allant bien au-delà de la remise en cause des seules professions réglementées, et notamment

l’accélération du bradage du patrimoine public à des intérêts privés (cf. les ventes des aéroports de province notamment),

l’affaiblissement drastique des protections des salariés jusqu’ici garanties par la justice prud’homale,

l’allègement des peines frappant le délit d’entrave organisé par les dirigeants d’une entreprise contre leurs salariés syndiqués,

la possibilité inouïe ouverte désormais légalement à un juge de forcer le propriétaire d’une entreprise à revendre ses actions à une autre entreprise ou à une banque même contre son gré, et en lui indiquant en plus le prix de cession… Cette mesure ouvrirait la porte à la légalisation de mesures de spoliation organisée et obligatoire.

Pour lire cette analyse : http://www.lecontrarien.com/scoop-loi-macron-les-objectifs-caches-et-passes-sous-silence-11-12-2014-edito

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CONCLUSION : UNE LOI QUI AURA LES EFFETS CONTRAIRES À CEUX ANNONCÉS

Le pire de toute cette histoire, c’est que, si elle est adoptée, la « loi Macron » aura non seulement pour conséquences nocives tous les démantèlements des protections des salariés, des chefs d’entreprise et des professions réglementées qui viennent d’être succinctement décrites précédemment, mais que ses effets macro-économiques seront également très négatifs en termes de croissance et d’emplois. Le contraire de ce qu’elle prétend rechercher !

Et pourquoi cela ? Pour une raison très simple que les dirigeants européistes, soit par incompétence, soit par volonté de piller, refusent de voir ou d’expliquer : c’est que l’on ne peut pas relancer une économie si l’on précarise toujours davantage des pans toujours plus nombreux de la population.

Mettant servilement en œuvre ce qu’exige l’oligarchie euro-atlantiste, la « loi Macron » vise à mettre en concurrence et à précariser toujours plus le peuple français, de même que sont précarisés tous les autres peuples de l’Union européenne. En démantelant toutes les protections sociales, il s’agit d’imposer à nos concitoyens toujours plus de contrats précaires, toujours plus de contrats à durée déterminée, toujours plus de baisse de salaires. En bref, toujours moins de défenses contre ce monde inhumain et ce « totalitarisme marchand » dont parle Charles Sannat.

En imposant cette politique par des procédés de plus en plus autoritaires et fascisants, et en vidant de sens les élections, les dirigeants européistes ne parviennent qu’à imposer la peur et la hantise du lendemain dans les esprits des masses qu’ils terrorisent.

Or, comment un individu toujours plus précarisé, toujours moins payé, et toujours plus inquiet pour son avenir, pourrait-il avoir les moyens financiers, les garanties bancaires nécessaires, et l’envie psychologique de souscrire un lourd emprunt à sa banque, pour acheter une voiture ou une maison ? Plus l’on précarise un individu, moins il consomme, moins il emprunte, c’est une loi d’airain.

D’ailleurs, comment les banques elles-mêmes, constamment sommées par leurs actionnaires de dégager des profits croissants et de s’assurer d’avoir un portefeuille de clients solvables, pourraient-elles prêter de l’argent à des individus sous-payés et embauchés sur des contrats précaires, incapables d’assurer qu’ils auront encore un maigre revenu quelques semaines après l’obtention du prêt .

Cette contradiction interne à la politique démente de l’oligarchie européiste est insurmontable et se mesure jour après jour dans le monde feutré de la haute finance.

C’est ainsi que l’on a appris, hier 11 décembre 2014, que le volume total alloué aux banques de la zone euro par la BCE – lors des deux premiers tours d’adjudication actuellement en cours – se révèle dramatiquement faible au regard des ambitions de la Banque de Francfort.

Son président Mario Draghi avait claironné qu’il était prêt à mettre 400 milliards d’euros sur la table dès cette année afin de lutter contre la déflation rampante qui mine l’économie de la zone euro. Or les banques n’ont emprunté que 212,4 milliards au total, soit 53% seulement ce ce qui était espéré. (cf. http://www.romandie.com/news/Zone-euro-BCE-pres-de-130-mrd-EUR-pretes-a-plus-de-300-banques/545162.rom).

Les banques infligent ainsi la preuve que l’on ne peut pas vouloir une chose et son contraire : précariser et angoisser les gens d’un côté, leur demander d’être optimiste, de consommer, d’investir et de s’endetter de l’autre côté.

C’est exactement au même constat qu’aboutiront les dirigeants européistes français s’ils mettent en œuvre le projet de loi dite « loi Macron ».

Dans deux ou trois ans, ils constateront que cette loi, loin d’avoir relancé la croissance et l’emploi, aura tout au contraire accéléré la désertification rurale, suscité la concentration des professions réglementées et la mise au chômage d’une partie de leurs employés, accru les inégalités sociales et les disparités entre les territoires, généralisé la précarisation de la société française, augmenté la consommation d’anxiolytiques et le taux de suicide dans la population, développé les tendances déflationnistes, et encore amplifié la récession et le chômage.

Et, bien entendu, les européistes rendront une fois de plus le peuple français responsable de ce désastre. Alors que les vraies raisons sont ailleurs : dans l’euro et dans le démantèlement de tous les contrôles aux échanges de capitaux imposé notamment par l’article 63 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne (T.F.U.E.).
Réponse de le 25/04/2015 à 14:05 :
La politique que nous vivons aujourd'hui n'est pas le fruit d'une incertitude économique. Depuis une vingtaine d'années, l'occident a créé des petites crises pour ajuster le modèle économique du nouvel ordre mondial. La mondialisation est un élément de ce modèle qui permet aux "investisseurs", Français par exemple, de protéger leur capital à l'étranger, pendant que des réformes antisociales sont instaurés. Avant la mondialisation, l'occident disposait des paradis-fiscaux pour faire les tests. Il n'y a pas de hasard dans ce que nous vivons aujourd'hui, et le CV de nos élites le confirme...
a écrit le 25/04/2015 à 12:14 :
Rien de nouveau .L'actionnariat salarié existe deja et est aux alentours de 100 milliards d'€ .De plus l'actionnariat salarié ce n'est pas que des actions de l'entreprise ou les salariés travaillent .Generalement ils ont le choix entre 5 ou 6 FCPE et les actions de l'entreprise ne sont qu'un seul de ces FCPE .Ce n'est pas parce que l'on achete des actions de son entreprise que l'argent ira dans ses caisses pour qu'elle puisse investir.Acheter des actions c'est seulement changer de propriétaire .L'état a privatisé partiellement pas mal d'entreprises depuis 20 ans mais l'argent obtenu a été dans les caisses de l'état, et non dans celui des entreprises .Le seul cas ou les entreprises recuperent de l'argent c'est dans le cas d'une augmentation de capital par émission d'actions procédé peu courant .Quand à favoriser l'actionnariat dans les PME ,encore faudrait il qu'elles distribuent des dividendes, que ce soit des entreprises par actions ce qui n'est pas le cas pour la plupart d'entre elles ,et qu'elles puissent abonder l'achat des salariés pour rendre l'operation attirante et verser regulierement des dividendes ce qui n'est pas le cas des 3/4 des PME françaises bien trop petites .Avant tout il serrait intéressent que les salariés savent exactement la situation des leurs entreprises comme cela se fait dans les grandes boites ou il y a un CE et une commission économique .Cette commission économique se fait donner par la direction out les elements comptables de son fonctionnement et les salariés ont une vision juste de ses possibilités financieres
Réponse de le 25/04/2015 à 16:17 :
Bravo ! Comme est concret et aisé à comprendre ce commentaire. Il remet les pieds sur terre à quiconque rêverait aux théories "macroniques. Le métier dit hier de haut de Bilan a été bradé à la cavalerie financière débridée des banquiers qui se défaussent sur le marché d'enchères de casino. C'est le capitalisme des flux et liquidités : des quantités de milliards de fausse monnaie ou de dérivés saumâtres des marécages bancaires.
a écrit le 25/04/2015 à 11:42 :
Tant que l'on n'aura pas réduit le nombre de fonctionnaires et la dépense publique, il n'y a aucun espoir envisageable. Ces socialistes ont voulu ce type de société. Nous l'avons. On en crève doucement mais sûrement. Tant que ce pays ne sombre pas dans la violence redoutée par ces gens aux commandes, on a de la chance mais ça craquera parce c'est non viable et corrompu. La révolte viendra et l'économie s'effondrera.
Réponse de le 25/04/2015 à 12:04 :
On peut très facilement réduire le nombre de fonctionnaires, il suffit de les faire travailler sous un autre statut.

Mais cela coutera exactement la même chose à l'Etat!

Vous en avez d'autres des grandes idées?
a écrit le 25/04/2015 à 11:39 :
Le cancer qui empêche la France de se réindustrialiser, ce sont
toutes ces agences nationales régionales départementales agglomérationales métropolationales toutes plus blas blas banquets ruineuses contreproductives inutiles
et
tous ces faux centres de tout et n'importe quoi squattés par de faux experts autoproclamés parfaitement incompétents inutiles contreproductifs
et
BPI ex Oseo ex Anvar sans cesse rebaptisée pour cacher la misère les échecs successifs avec toujours les mêmes fonctionnaires piètres comédiens inutiles ruineux, fêtards invétérés.
Réponse de le 25/04/2015 à 12:09 :
Une fois qu'on les aura supprimés vous pensez que ca ira mieux?

Quand j'étais banquier, j'ai fait passer un nombre incalculable de dossiers de financement grâce à ces organismes qui acceptaient de prendre le risque.

Mais vous avez raison, il fait cesser cet assistanat des entrepreneurs français qui vivent au crochet de l'Etat!
Réponse de le 25/04/2015 à 15:06 :
In finé, toutes ces envahissantes innombrables structures parapubliques inutiles et ruineuses agissent telles des métastases ;

La France se doit à elle même de s’amputer de ces métastases pour s'éviter de mourir dans les plus grandes douleurs, le mal la ronge déjà tellement.
a écrit le 25/04/2015 à 11:31 :
Investissez mes amis, mais au 1er dividende vous serez taxés comme des bandits!!
Réponse de le 25/04/2015 à 12:12 :
Non, comme sur les revenus du travail!

Et pourtant je trouve l'argent gagné par mon travail bien plus légitime que celui gagné par la rente.

La quasi totalités des philosophies et des religions pensent ainsi, voire condamnent l'usure... Cela vous choque?
Réponse de le 25/04/2015 à 13:33 :
Complètement d'accord, Gingo. Sauf pour les religions qui ne vivent que sur la crédulité pour se faire de l'argent. (les 7 péchés capitaux qui ne sont que : faites ce que je dis, pas ce que je fais..) Regardez napoléon, dictateur n'aimant pas le peuple, mais détestant encore plus les usuriers. Son Code nous a protégé jusqu'à l'arrivée des lois rothschild en France... (1973 et 93 avec balladur)
Réponse de le 25/04/2015 à 14:17 :
cher gingo, vous avez votre virement de salaire (de la fonction publique) tous les mois contrepartie de vos 35 heuren et jamais un virement negatif ou pas de virement du tout! si vous investissez dans une boite par contre vous pouvez tout perdre; cela s'appel le risque; mais vous avez du arracher la page du dictionnaire ou ce mot figure!
Réponse de le 25/04/2015 à 17:33 :
le risque ?
celui d'attendre au chaud que les dividendes du cac40 tombent bien gentiment, les dirigeants saignant leurs entreprises pour les verser coûte que coûte, vous me faites bien rire pauvre petit risqueur :)
Réponse de le 25/04/2015 à 18:12 :
Allez faire un tour a cuba : le paradis communiste, pas de boites privee, pas d'actionnaires, pas de dividendes a verser, pas de cac 40.que des fonctionnaires (comme vous?) je vous achete un AS
Réponse de le 25/04/2015 à 22:44 :
Cuba "communiste"... ha ha ha ha.. Meilleure blague du jour. Merci aclem. Sortez de votre propagande, de temps en temps...
Réponse de le 26/04/2015 à 12:35 :
C'est vrai que les castros sont des dirigeant vraiment liberaux ...
Réponse de le 27/04/2015 à 9:09 :
le dividende n a rien à voir avec une rente. Une rente c'est un loyer ou une pension de retraite par exemple. Le dividende est le meilleur moyen pour un entrepreneur comme moi de se rémunérer, car j'attends d'avoir tout payer pour prendre du revenu, donc je garanti la trésorerie et la viabilité de ma boite. C'est une aberration de charger de la même façon que le travail, le capital n'a pas d'accident de travail, ne part pas en retraite, n'est pas malade et ne fait pas d'enfant. On payait déjà de la CSG et CRDS c'était déjà pas mal.
Notre pays ne s'en sortira jamais sans investissement et pour se faire il faut des gens qui prennent des risques: je ne connais personne qui soient prêts à le faire sans espérance de gains et si ils ont un meilleur espoir ailleurs ben ils vont ailleurs, logique. Enfin pour les petites boites comme la mienne, ça pousse à laisser le minimum en résultat donc plus payer d'IS et moins pour l'"investissement? C'est donc une imbécillité qui nuit à l'intérêt général, qui devrait pourtant être l'objectif unique de nos politiques.
Réponse de le 01/05/2015 à 15:51 :
Le risque aujourd'hui, les salariés le payent tous les jours en étant licenciés de plus en plus rapidement.
Franchement, même en CDI, on est loin d'être payé pour le risque, et pourtant on s'investit dans l'entreprise.
Alors pourquoi le payer le risque des investissements financiers?
a écrit le 25/04/2015 à 11:11 :
les oreilles de Montebourde qui n'avait que le mot Etat a la bouche doivent siffler!
a écrit le 25/04/2015 à 10:33 :
Quelqu'un pourrait-il lui dire que ça théorie a déjà été mise en oeuvre: en Union Soviétique?
Et que les résultats ont été éclatants...
Réponse de le 25/04/2015 à 12:13 :
Je crois que vous n'avez pas compris le texte, relisez le.
a écrit le 25/04/2015 à 10:14 :
POUR CEUX QUI ON UN TRAVAIL ET QUI PEUVENT ACHETEZ DES ACTIONS ? YAKA? MAIS POUR LES AUTRES 8 MILLIONS DE PAUVRES QUE COMPTE FAIRE NOTRE ANCIEN BANQUIER???
a écrit le 25/04/2015 à 9:37 :
C'est juste un nouvel avatar du colbertisme, un peu paternaliste et idéalement social, façon SFIO. Un truc d'adolescent attardé, plein de bonnes intentions, complètement détaché des réalités du monde, par la forme, la taille et la puissance, face aux défis de l'international. Donc, c'est de la com. pour rassurer l'aile gauche rêveuse du Ps, comme la transition énergétique d'illeurs, qui n'en n'a que le nom, alors qu'aucune invention décisive n'est apparue pouvant justifier ce vocable. Les mots ne remplacent pas les actes ni les percées technologiques permettant de les accomplir.
a écrit le 25/04/2015 à 9:14 :
Les salariés sont déjà actionnaires des sociétés pour lesquelles ils travaillent. Par leur contrat de travail, équivalent à un titre d'action, ils lient leur vie à celle de leur entreprise. Si le marché que défend Macron ne donnent pas d'argent aux entreprises Française, c'est que l'économie de marché qu'il défend ne marche pas. Il défend aussi la mondialisation, mais veut forcer les salariés Français à investir dans des entreprises Françaises : paradoxale. Politique de Macron : les investissements locaux à perte pour les salariés qui devront payer pour "L'évolution du capitalisme français", et les investissements juteux Asiatiques pour les financiers institutionnels.
Réponse de le 25/04/2015 à 13:28 :
"Par leur contrat de travail, équivalent à un titre d'action" J'ai deviné votre "métier" : rentier.
a écrit le 25/04/2015 à 8:24 :
Aujourd'hui, le problème c'est que la classe moyenne ne peut plus consommer du tout.
Pas possible d'acheter de voiture neuve.
Pas possible de faire des travaux sur la maison.
Plus possible de partir en vacances.

ça manque de pouvoir d'achat. Et sans pouvoir d'achat, pas de consommation.
Ils peuvent essayer de faire de la relance par les entreprises, ça ne marchera pas.
La relance doit se faire par les salaires!

Voilà mon problème. J'ai un boulot qui me sert uniquement à payer mon logement et consommer le minimum vital. Je n'arrive même plus à économiser pour changer de voiture, ce qui est obligatoire pour moi car déjà endetté à 30%.

Donc, avant de relancer ma consommation, il va se passer encore beaucoup de temps si les salaires ne grimpent pas de 20%. Où alors, on supprime la tranche à 14% des impôts, mais ça je n'y crois pas du tout.

2000€ net par mois, et ne plus pouvoir vivre comme on le souhaite. C'est dommage!
Réponse de le 25/04/2015 à 9:29 :
Le problème ce sont les augmentations d'impôt qui ont appauvri la classe moyenne. Augmentation pour payer les 5,4 millions de fonctionnaires dont 1/3 sont inutiles. Le problème en France c'est que l'on confond qualité et quantité.
Réponse de le 25/04/2015 à 10:28 :
Les fonctionnaires sont responsables de tous les maux?! Que dire alors de la 1ere tranche non imposable? De l optimisation fiscale des grands groupes? De la fraude fiscale et du travail au noir?
Cessons de toujours taper sur les mêmes !!
Réponse de le 25/04/2015 à 11:01 :
@@ Les fonctionnaires ne sont pas responsables de tous les maux, mais la mauvaise organisation d'une sphère publique pléthorique est responsable de beaucoup de maux de ce pays. Le nier c'est se voiler la face. C'est cette mauvaise organisation et cette suradministration typiquement française qui fait que l'on arrive à avoir l'une des Éducation nationale comptant le plus de fonctionnaires au monde, tout en manquant de profs ! Il y a trop de gratte-papiers dans la fonction publique française et trop peu de personnes sur le terrain.
Réponse de le 25/04/2015 à 18:34 :
j'assume : trop de fonctionnaires n'en foute pas une (absentéisme injustifié delirant) . c'est un fait!

Normal, c'est le système qui décourage ceux qui veulent bosser.
Réponse de le 25/04/2015 à 20:27 :
Le cout du logement pour les allemands est 25% moins cher que pour les francais. Un véritable avantage compétitif. La France a préféré avantager le rentier au détriment du travail.
a écrit le 25/04/2015 à 7:43 :
Que l'Etat soir capable de lancer une activité (Elf, Airbus etc) stratégique, sans doute possible et on a déjà vu des succès.
Que l'Etat apporte une valeur ajoutée au développement de l'entreprise en siegeant dans des Conseils d'administration peut rester moins sûr au vu d'exemples?
a écrit le 25/04/2015 à 7:42 :
De bonnes idées pour sortir du socialisme et de l'étatisme qui nous plombe, mais pour retrouver la confiance ce gouvernement doit arrêter son matraquage fiscal avec la suppression de l'ISF la réduction des droits de succession un vrai challenge
Réponse de le 25/04/2015 à 8:53 :
Tout à fait exact. Cela serait bénéfique et aiderait grandement à relancer le pays. Tous les autres pays l'ont fait et ont réussi. Mais cela va contre l'idéologie "à la française " du nivellement par le bas avec un état obèse et tout puissant. Et ceux qui y sont ne veulent pas perdre le moindre avantage! Alors l'avenir du pays leur importe peu...
Réponse de le 25/04/2015 à 13:19 :
Clair : prenons exemple sur les US avec leurs 50 millions de milliardaires aux food-stamps...
Réponse de le 26/04/2015 à 12:38 :
Les food stamps ne sont pas des etalages, mais plutot un organisme qui aide les personnes en difficulites en offrant des aides financieres dedies a la nourriture.
L'equivalent francais serait la : RSA.
Combien touchent la RSA en France ?
a écrit le 24/04/2015 à 23:29 :
Le souci de l'actionnariat en France, est que vu les droits de succession et autres joyeusetés inventés par notre état gourmand, personne n'est capable de conserver une entreprise, alors il est effectivement plus rassurant de répartir la charge sur de nombreux actionnaires, les salariés en l'occurrence, pour que la supercherie continue !
a écrit le 24/04/2015 à 22:42 :
Macron représente enfin l'état moderne que la France a besoin. C'est un technicien dont les décisions ne sont pas prises par idéologie comme le FN, ou par sa position dans les sondages comme a l'UMP.
Réponse de le 25/04/2015 à 9:40 :
vous jugez les politiques avec les sondage on comprend mieux pourquoi la France va dans le mur. Que des girouettes.
Réponse de le 25/04/2015 à 20:19 :
@@Patriot9 : Je viens de dire le contraire. Macron et Hollande ne tiennent pas compte des sondages comme le faisait Sarkosy avec son budget sondage ahurissant.
a écrit le 24/04/2015 à 22:14 :
Suite : Le capitalisme est tout sauf naïf. Les monétaristes y ont fait reine, la loi du market to market qui régit les enchères spéculatives immédiates en guise de valeur. Personne n'a voulu de refondation du capitalisme sur ses valeurs vertueuses.
Rien que du pipot pour niais est un tel discours invraisemblable.
a écrit le 24/04/2015 à 21:24 :
N'écoutez pas M. Macron Il est en train de nous enfumer, le capitalisme sur le long terme?
quand leur iplacementt arrivera à terme, les investisseurs constateront qu'il ne reste plus rien. N'oubliez pas, un banquier Rotchild ne travaille que pour le profit des banques et paupérise le peuple....
a écrit le 24/04/2015 à 21:20 :
"À la française"???? Il veut dire avec des fonctionnaires pour contraindre et des impôts pour payer les fonctionnaires? Jamais de la vie !!!!! La France sera libérale et capitaliste ou elle sombrera dans le sous développement. Le socialisme doit être éradiqué, expurgé et anéanti. Je ne crois pas le système français capable de se remettre en question donc la France continuera sa descente aux enfers...
Réponse de le 25/04/2015 à 11:30 :
ce commentaire est limite, non ? S'il suffisait de libéraliser pour réussir ça se saurait non ? les subprimes une défaite du socialisme ?
a écrit le 24/04/2015 à 19:50 :
Merci Macron, pas un grand communiquant, mais l'une des personnes les plus censées de droite et de gauche. Hormis les c.o.n.s tout le monde sait que c est le model de développement le plus sain pour les employés et les entreprises sur le long terme.
Responsabilisons tout le monde.

Et ceux qui se plaignent sérieusement vos gueules, oui on peut toujours faire mieux. Mais procédons par incrémentation, sinon rien ne changera comme depuis 30 ans.

Réponse de le 24/04/2015 à 21:34 :
Le souci est que depuis 30 ans, on a eu l'Avènement de Lehman. Un truc que vous avez certainement loupé... Bonne crise à vous.
Réponse de le 25/04/2015 à 9:43 :
enfin un commentaire censé il y a encore qui croit aux bisounours.
a écrit le 24/04/2015 à 19:26 :
"l'actionnariat salarié" ... hypocrisie maximale. Mais bon, un commercial, en dernier recours... Le baroud d'honneur, j'en ai trop vu.
a écrit le 24/04/2015 à 18:22 :
Je pense aussi qu'il faut développer l'actionnariat salarié, ce thème, souvent issu du gaullisme social, a été un des grands échecs de la présidence Sarkozy.
Une part croissante de revenus d'un salarié doit provenir non du salaire fixe mais du salaire variable provenant d'une meilleure répartition des bénéfices, cela permet à l'entreprise de modifier ses prix sans négociations sociales ni casse sociale.
Réponse de le 24/04/2015 à 18:51 :
notre entreprise cristallier vient d'etre repris nouveau contrat de travail 670 euros mois poste + part variable environ 370 euros mensuel ,nous sommes tous heureux
Réponse de le 24/04/2015 à 20:14 :
La part variable, oui à condition que ça reste un + par rapport à notre salaire actuel. Donc, ça existe surement déjà dans certaines entreprises.

On pourrait appeler ça "prime au chiffre d'affaire".
Réponse de le 25/04/2015 à 8:14 :
Il faut basculer sur la consommation les prélèvements effectués sur la production.
Réponse de le 25/04/2015 à 9:34 :
Oui, mais si les prix montent dans les magasins, alors les salaires doivent monter aussi pour pouvoir acheter les produits.
Réponse de le 25/04/2015 à 17:13 :
Les prix diminueront parce que le cout du travail va diminuer; et cela améliorera la compétitivité.
Réponse de le 25/04/2015 à 20:35 :
Ah bon, alors pourquoi les prix alimentaires ne baissent pas en magasin alors que les prix des matières premières (blé et lait) ont chuté? Moi je ne crois pas à la baisse des prix en magasin, donc la hausse des salaires sera inévitable pour éviter la chute de pouvoir d'achat des ménages.

D'ailleurs, le prix des bouteilles d'eau non plus n'ont pas chuté, alors que le pétrole à fortement chuté. Le plastique étant fait à partir du pétrole, ne croyez vous pas que tout ce qui est en plastique aurait du chuter en magasin?

Je ne vois jamais rien baisser, alors pourquoi vos prix baisseraient?
Réponse de le 26/04/2015 à 7:01 :
Pour les produits alimentaires, le cout du travail est prépondérant. Une baisse du cout du travail serait favorable.
Réponse de le 01/05/2015 à 15:45 :
N'importe quoi!
Le prix du blé a baissé, mais pas le pain, ni les pates.
C'est pas normal.

De plus, dans l'alimentaire, c'est la bourse qui décide du prix des matières première, pas l'agriculteur. Ce qui fait qu'il est souvent à perte. Alors si vous croyez qu'il diminuera encore ses prix, vous rêvez.

Essayer de demander à DANONE de baissez leurs prix, vous verrez comment ils pratiquent.
a écrit le 24/04/2015 à 18:17 :
Surtout investissez, prenez le risque de tout perdre. Et si vous gagnez un peu, l'état vous en reprendra aussitôt 60%! Le jeu en vaut-il la chandelle?
Réponse de le 24/04/2015 à 20:02 :
Qu'on commence par supprimer l'alignement de la fiscalité du capital sur celle du travail et dans la foulée, retirer le principe de précaution de la Constitution, véritable machine à éloigner les français de toute prise de risque. Pour rappel, dans une économie normale, le dividende et le taux d'intérêt rémunère une prise de risque. En ce moment, on est en pleine science fiction avec les T%<0, donc pas valable.
Réponse de le 24/04/2015 à 20:27 :
bonsoir,
vaste fumisterie que ce projet: pourquoi?
Mon épouse actionnaire de ma société a touche 850€ de dividendes outre la CSG de 15% plus les impôts sur le revenu la cerise sur le gâteaux est le courrier reçu ce jour de la part de la RSI qui lui réclame 911€ et oui vous lisez bien 911€ pour 850€ - la CSG et les impôts.
Donc pour faire court nous sommes à 150% d'imposition....donc des esclaves.... donc elle va porté plainte contre l'état Français pour despotisme et esclavagisme.
il faut que les salaries a qui l'on propose une participation le sachent: ils vont devoir payer plus qu'ils ne vont recevoir.
Réponse de le 25/04/2015 à 8:20 :
Personne ne peut penser sérieusement que l'on s'oriente vers une épargne de risque type actionnariale. Devant le problème insoluble du poids de la dette, l'Etat dispose d'un trésor au travers du fort taux d'épargne en France. Cette épargne essentiellement investie en assurance vie, qui est le principal acheteur des obligations d'Etat (pour les 40% détenues par des investisseurs français). L'assurance vie est doublement utile pour l'Etat qui trouve un débouché pour ses obligations et une porte de sortie pour le désendettement car il passera par une spoliation des créanciers: si l'Etat fait main basse sur 10% des avoirs placés en obligation, il revient à son niveau d'endettement 7 à 8 ans en arrière.
a écrit le 24/04/2015 à 17:53 :
une porte peut être fermée ou ouverte ou vis versa dirait La Palisse.
a écrit le 24/04/2015 à 17:51 :
Il oublie l'essentiel, c'est à dire l'énergie; l'énergie remplace le travail et permet d'utiliser l'outillage (le capital). Qui en parlera?
Réponse de le 25/04/2015 à 8:41 :
Impôt, impôt et encore impôt
N'est ce pas Gépé ????
Réponse de le 25/04/2015 à 17:10 :
Il ne s'agit pas d'un impot, mais d'une répartition différente des prélèvements sociaux. Faute de comprendre, cela nous amène progressivement à la catastrophe.

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