Emploi des seniors : le rapport qui tire la sonnette d'alarme

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Des manifestants déguisés protestent contre la réforme des retraites à Strasbourg, le 23 septembre 2010.
Des manifestants déguisés protestent contre la réforme des retraites à Strasbourg, le 23 septembre 2010. (Crédits : Reuters)
Chômage de longue durée, emplois précaires, manque de formation professionnelle... dans un récent rapport, deux sénateurs dressent un tableau inquiétant de la situation des seniors confrontés à la perte d'emploi alors que le gouvernement s'attaque à une réforme des retraites explosive.

Âge de départ, pénibilité, régimes spéciaux... Alors que les signes d'inquiétude se multiplient chez les Français quant à l'avenir de leur retraite, le chef de l'État a précisé les contours de la réforme portée par l'exécutif en fin de semaine dernière devant un public composé d'abonnés du journal local La dépêche. Le président, qui veut mettre fin aux 42 régimes spéciaux, s'engage dans une réforme hautement explosive.

Accompagné du haut commissaire Jean-Paul Delevoye, le chef de l'État a expliqué que "l'âge légal de départ "en dessous duquel il n'est pas possible de partir" (hors carrières longues) sera maintenu à 62 ans. Mais il y aura aussi "un âge, que dans le débat, on doit définir", qui donnera droit à une retraite complète, sans décote.

De nombreuses professions ont commencé à battre le pavé au mois de septembre et les appels se multiplient pour la journée du 8 octobre. En parallèle, deux sénateurs, René Paul Savary ( Les Républicains)  et Monique Lubin (Parti socialiste) viennent de brosser un tableau alarmant de la situation des seniors sur le marché du travail dans un rapport. Pour la majorité au pouvoir, le chômage de longue durée des personnes les plus âgées reste un point noir du marché du travail français.

Des réformes pour inciter à travailler plus longtemps

La multiplication des réformes depuis 25 ans a abouti à un allongement de la durée de cotisation pour bénéficier d'un taux plein. La loi de 2003 a introduit notamment un système "incitatif" pour travailler au-delà de l'âge légal avec la surcote ou la décote qui permet de majorer ou minore une pension. La réforme de 2010, menée sous Nicolas Sarkozy, a mis en place un recul de l'âge de départ à la retraite de deux ans passant de 60 à 62 ans. Ces différentes mesures ont eu des répercussions sur l'âge de départ effectif des seniors à la retraites. "Alors qu'il était de 61 ans en 2005, l'âge effectif moyen de départ à la retraite est de 62,5 ans en 2017 pour l'ensemble des régimes. Ce niveau rejoint celui du début des années 1980", expliquent les deux élus.  Dans le même temps, les différentes réformes ont également contribué à mettre fin à des dispositifs de préretraite et des exemptions de recherche d'emploi.

Un chômage de longue durée plus marqué

Les seniors sont particulièrement frappés par le chômage de longue durée (au delà d'un an). En 2018, 37,8% des demandeurs d'emploi ayant plus de 50 ans étaient inscrits à Pôle emploi depuis plus de deux ans contre 22,3% pour l'ensemble des inscrits. Les plus de 50 ans rencontrent de grandes difficultés pour sortir des listes de l'opérateur public. Ainsi, la proportion de personnes qui sortaient de Pôle emploi chez les plus de 50 ans était de seulement 1,6% contre 3,8% pour les 25-49 ans.

Plus de seniors dans le "halo du chômage"

La trajectoire des seniors sur le marché du travail est parfois marquée par de multiples obstacles. La perte d'un emploi peut les mener dans des situations très chaotiques "avec une exclusion de l'emploi souvent définitive". Pour illustrer ce propos, les sénateurs ont rappelé que, dans le parcours des demandeurs d'emploi, les seniors étaient particulièrement concernés par le "halo du chômage"Cette notion, souvent mal connue, regroupe les personnes qui ne sont même plus inscrites à Pôle emploi, soit parce qu'elles ne recherchent pas d'emploi par découragement, soit parce qu'ils ne sont pas disponibles rapidement pour travailler ou n'y trouvent pas un intérêt financier.

Des freins à l'emploi toujours pesants

L'accès et le maintien dans l'emploi des catégories les plus âgées représentent parfois un calvaire. L'un des arguments avancés par les deux membres de la commission des affaires sociales au palais du Luxembourg est que les prétentions salariales seraient trop élevées, "en décalage avec ce que les employeurs sont disposés à proposer". Outre la question du salaire, ils soulignent également le poids des représentations chez les recruteurs et les dirigeants à l'égard de cette catégorie d'actifs.

"La France est particulièrement touchée par la défiance vis-vis des seniors, en particulier chez les managers."

Un recours plus rare à la formation professionnelle

Les difficultés des seniors sur le marché du travail peuvent s'expliquer par un plus faible recours à la formation professionnelle chez les 55-64 ans. Pour cette dernière catégorie, le ratio des personnes ayant suivi une formation professionnelle au cours des 12 derniers mois a atteint 35%, selon de récentes chiffres de l'Insee. À titre de comparaison, cette proportion s'élève à 60% chez les 25-34 ans, 59% chez les 35-44 ans et 50% chez les 45-54 ans.

"Dans un contexte d'évolution rapide des technologies et des organisations productives, l'accès à la formation professionnelle continue apparaît de plus en plus comme une condition du maintien de l'employabilité", indiquent les deux auteurs.

Une explosion de la durée moyenne des arrêts maladie

La durée des arrêts maladie augmente fortement avec l'âge. D'après les statistiques présentées dans le document parlementaire, la durée moyenne des arrêts maladie est de 75 jours chez les plus de 60 ans alors que la moyenne, toutes catégories confondues, est de 35 jours. Surtout, il y a un écart considérable (19 points) entre la catégorie de 55-59 ans et celle des plus de 60 ans (75%). Tous ces éléments ne devraient pas faciliter la tâche de l'exécutif qui tente de défendre sa réforme coûte que coûte face à une opinion parfois hostile.

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a écrit le 09/10/2019 à 11:26 :
La retraite a60 ans pour tous le monde et que seul caisse de retraite pour le privé et le public. Il y a de l'argent dans les caisses retraite. Mais l'état se sert dedans pour payé les dégâts des gilet jaune
a écrit le 09/10/2019 à 0:00 :
Si j’étais président : ce que je ferais :

1) pré- retraite à 55 ans pour tous et toutes avec examen médical gratuit général pour prise en charge des personnes malades.
2) retraite à 60 pour tous et toutes( pour les femmes avec majoration enfants)
3) arrêt d’indemnisation de retraite à 75 ans pour tous et toutes
4) allocation vieillesse de 75 à la mort pour tous et toutes.
Réponse de le 19/10/2019 à 8:55 :
intéressant ! Ou comme dans le nord de l'europe, pour la retraite d'état, vous avez tous la même retraite, ensuite cela se fait sur la cotisation a une caisse qui modélisera son rendement en fonction de règles précises.

C'est un choix, ce qui oblige donc a avoir une retraite décente pour tous!!
Cela permettrai de sécuriser les gens sur l'avenir, sachant qu'actuellement la rente de l'immobilier ne produit pas de développement, sauf au chiffre d'affaire. Et de fait la valorisation du centre reprendrai sens puisque les enjeux pour les personnes avec la déclinaison que vous avez, permettrait de s'assurer des revenus qui y compris pour la décentralisation permettrai d'amener des paradigmes de vies que la technologie permettra du coup de faire sens.

Actuellement la logique de la retrait est l'indexation non au contrat que l'on a fait, mais a la variation économique mondiale.

La centralisation des pouvoirs financiers qui est en train d'être fait dans le pays par macron, sachant que pour les 30 milliards qu'a pu être gagné en un an par une personne, dit de ce qu'est l'objectif a venir.

On ne peut pas faire augmenter le CICE de 20% et de même de l'autre côté baisser les aides a l'embauche, ce qui est un choix au détriment du chômage et qui pèsera lourd dans l'avenir. En sachant donner de l'argent a une entreprise pour attendre un retour?

La ou les développement sont question de mobilité, d'environnement, voila, tout cela est devant.

Du coup les jeunes ne peuvent qu'être anxiogène sur la situation !
a écrit le 08/10/2019 à 23:50 :
Pourquoi ne pas, pénaliser les entreprises qui se séparent de leurs seniors par des ruptures conventionnelles par des indemnités nettement supérieures à celles imposées par M Macron ! Cela découragerait certains salariés ou employeurs de se reposer sur l'état providence ou de se substituer à la, responsabilité des uns et des autres ?!
a écrit le 08/10/2019 à 11:47 :
75% des jeunes veulent rentrés dans la fonction publique et territoriale pour la sécurité de l'emploi, avec des salaires supérieurs au privé surtout pour la catégorie C pour une faible productivité avec pour seul objectif annuel : se plaindre en longueur d'année, faire le maximum de grèves et l'absentéisme culturel non sanctionné. Il suffit de voir depuis le début de l'année 2019: Pompier, CHU, Police, RATP, Cheminot, Enseignants publics EDF... toujours les mèmes à pleurnicher et cela dure depuis 60 ans (Jupiter Macron devait aligner cette caste sur le droit privé et sur les mêmes conditions que le privé pour mettre fin à cette mascarade des fonctionnaires !) Pourquoi ne pas interdire la fonction publique territoriale aux jeunes comme le suggérer Sarkozy avec ses 5 ans dans le privé avant d'embrasser une carrière publique territoriale. PUISQUE LE SECTEUR MARCHAND NE VEUT PLUS DE SENIOR APRÈS 45 ANS RESSERVONS LES EMPLOIS PUBLIQUES POUR LES LES SENIORS QUI APPORTERAIENT COMPÉTENCES, EXPÉRIENCES, PRODUCTIVITÉS EFFICACITÉS DYNAMISMES... TOUT BENEFICES POUR L,ÉTAT !!! Regardez côté clinique, enseignants du privé, transport par rail du fret ou transport de personnes,etc. Aucun problèmes avec les salariés du privé !
Réponse de le 08/10/2019 à 13:47 :
" Aucun problèmes avec les salariés du privé ! "

Logique ,ils n'ont plus aucun droit ,sauf de se taire.c'est pour cela que plus personne ne veut y aller.Seul, les cadres dans le privé s'en sortent pour les autres catégories comme les non-cadres c'est la galère.Horaires, condition de travail, salaire etc..
Le privé est devenu une usine géante à créer des chômeurs.
Réponse de le 19/10/2019 à 8:45 :
Il est vrai que le monde qu'on donne ne porte pas a l'espérance.

Car il faut noter que le marché de l'emploi est comme celui du logement, du coup la confiance ne se construit pas avec des paradoxes.

Si l'on ajoute la retrait, le retour d'expérience sur la période des 20 dernières années a plutôt déstabilise l'édifice.

Et si j'ajoute ma propre patte, pour le peu d'activités qui était censé être le don du financement des générations passées, (les nouvelles technologies, j'ai eu l'occasion de lutter pour conserver les outils que vous avez dans la poche ici, mais faut croire que la logique actuelle du tout marché, de la concurrence déloyale entre pays européens, le transfert des capitaux sociaux vers le marché, disons qu'il me semble difficile de ne pas penser ainsi.

A 14 ans vous devez savoir quel métier vous avez, ce qui vous condamne de facto au fait qu'il faut avoir des parents dans le système pour bénéficier de la chose.

Il est aussi facile de trouver un stage qu'un emploi (je l'ai testé avec quelqu'un de ma famille, avec un nom d'origine étrangère. C'est violent!!!

Et pour le tout économique, je ne considère pas que le management soit dans l'idée de l'expérience et la compétence pour que l'on puisse le dire.

J'ajoute que des bac + 5 font potiche dans les salons de voiture etc....

Si l'on y ajoute la différence que nous pouvions avoir il y a 30 sur le marché, il ne me semble pas que nous étions en souffrance.

Rien que le prix d'un appart a Paris, dit l’indicible !

Du coup l'individualisme sans l'art qu'on les anglo saxons du risque.

Elles sont ou les idées pour insérer les personnes sur la technologie?!
Ou sont les perspectives scolaires des plus doués, ou le code de la culture ne donne pas l'intelligence, elle le suppose. A société scolaire qui reproduit , votre vision ne tient pas en compte cet ensemble d'éléments qui font la réalité d'aujourd'hui.

Du coup ne reste souvent que le vide de perspective et de sens qui nous donne tout ces mouvements, d'ou une corrélation qui me semble tout a fait correspondre a ce que je disais en musique il y a une décade.

Alors tout cela mérité le sens !!
a écrit le 08/10/2019 à 9:40 :
Que les grandes sociétés et leurs DRH arrêtent de virer les plus de 50 ans parce qu'ils sont vieux : c'est un gâchis dégueulasse.
Et que les plus de 50 ans acceptent éventuellement d'en faire un peu moins, et d'être un peu moins payés.
On doit pouvoir s'arranger, finalement.
a écrit le 08/10/2019 à 9:39 :
Je pense que le problème est sociologique, probablement une spécificité française induite par différentes lois qui se sont succédé depuis l'ère Mitterrand et les différentes périodes de socialisme de la période. On a laissé croire que demain nous entrerions dans une société de loisirs. (Ministère du temps libre, 35h, retraite à 60 ans, congés parentaux et j'en passe). Toute ceci est très bien, mais on ne s'est jamais posé la question de la soutenabilité financière de tout ceci, et de l'imprégnation collective induite, qui fait que le Français moyen n'a plus vraiment envie de bosser....
Notre système social est un des plus coûteux au monde en grande partie financé par de la dette, la responsabilité des politiques est patente, et j'ajouterai, que les marchés financiers, par leur complaisance à nous prêter pour financer notre propension à ne rien faire, ne sont pas en reste. Parfois je me dis vivement que les taux remontent à 5% et là la cigale sentira la bise....
a écrit le 08/10/2019 à 8:53 :
Qu'ont ils besoin de bosser à 55 piges: sun sea sex c'est le paradis, non?
Réponse de le 19/10/2019 à 8:32 :
Procrastination pour tous !
a écrit le 07/10/2019 à 21:10 :
Franchement il suffit d'aller a pole emploi pour le voir ! Chez les cadres c'est tout aussi visible !!! J'ai eu l'occasion de constater une fois dans " un hub" informatique une rencontre ou c'était des jeunes de 25 30 ans faire une réunion d'information avec que des vieux commençant vers 45 ans !!! c'était tellement suréaliste que je dois dire que le rapport disons est tardif, si ce n'est pas une idéologie et des pratiques essentiellement ne tenant compte de la valeur de l'expérience, mais bref le fait était la.

Ce qui par ailleurs a mis l'ensemble des interlocuteurs mal a l'aise. Si l'on ajoute a ce que les "vieux" se devait d'accepter des modalités de fonctionnement en mode " start up", mais sans le up !!!

Bref par la suite dans un salon international, j'ai compris que d'autres pays ont compris ce qui se passait et ont eu une communication pour justement pour profiter de disons le présent que l'ignorance et l'idéologie a produit.

A présent, le constat ne changera pas ceux et celles qui sont dans ces situations et qui expliquera sans doute aussi une puissante destructuration de la société a venir.....
a écrit le 07/10/2019 à 19:28 :
Sous Chirac , il existait un truc très bien : Un senior licencié à 57 ans et demi était payé par polemploi jusqu'à l'age de la retraite QUEL QU IL SOIT ; donc ça pouvait durer 8 ans Et le mec était dispensé de recherche active d'emploi !
Avantage pour l'état : ces gens n'étaient pas comptabilisés comme chomeurs , mais il y en avait quand meme près de 500 000 .
Sarkozy , se croyant plus intelligent que Chirac a supprimé le dispositif . Depuis personne n'a eu le courage de le recréer d'ou le drame du chomage des seniors : vieux,chers , dépassés , personne n'en veut .
quel
Réponse de le 07/10/2019 à 20:49 :
Comme vous dîtes, c'était super, mettre 8 ans une personne valide au placard en la payant à ne rien faire, ça c'est une bonne gestion. Résultat depuis Miterrand qui avait commencé la mode des pré-retraites, les Français ont dans l'idée qu'ils arrêteront de travailler à 55 ans et qu'ensuite, ils seront à la charge de la société qui se doit de leur payer des vacances à l'étranger ou l'Ehpad selon leur état de santé.
Réponse de le 08/10/2019 à 9:28 :
Ce que vous décrivez existe toujours, par le biais de la rupture conventionnelle. Si à 62 ans vous pouvez prétendre à la retraite à taux plein vous signez une rupture conventionnelle à 59 ans qui vous donne droit aux assedic pendant 3 ans vous vous payez une pré-retraite sur le dos de la société. Et j'en connais un paquet dans ce cas...
a écrit le 07/10/2019 à 18:39 :
le chomage des seniors concernant le prive n est pas une nouveaute l on savait que r ajouter deux ans suplementaire au senior mettait en peril une precarite des seniors en fin de droit qui attendent peniblement leur retraite en tirant la langue .
a écrit le 07/10/2019 à 17:35 :
"Dans le même temps, les différentes réformes ont également contribué à mettre fin à des dispositifs de préretraite et des exemptions de recherche d'emploi".

Le dispositif de préretraite a été remplacé aussitôt pour continuer de faire partir les salariés seniors dans la plupart des grand groupes par des ruptures conventionnelles,départs collectifs, plans de restructuration, départs négociés,mise en disponibilité anticipé,dispense d'activités,départs anticipés en Congés de Fin de Carrière etc...
a écrit le 07/10/2019 à 17:31 :
Macron n'aime pas les seniors ni ceux qui peinent au chômage ni les retraités.
Place au ruissellement et au business.
Réponse de le 07/10/2019 à 19:21 :
C'est vrai qu'il est plus attiré par les cartes vermeilles...
Réponse de le 07/10/2019 à 19:46 :
Tout à fait vrai. Ce jeunisme est détestable. Mais macron sera vieux un jour
Réponse de le 08/10/2019 à 13:01 :
... et lui aussi sera au chômage !!
a écrit le 07/10/2019 à 17:19 :
Allez sur le site de l'insee, cliquez sur le chomage a 8.5% et telecharchez les données complementaires

Dans le tableau 1 on a le taux d'activité
15/24 ans 30.3% 3.03 années
25/49 ans 81.5% 20.375 années
50/64 ans 62.8% 9.42%

3.03+20.375+9.42= 32.825 soit 32 ans et presque 10 mois.

Actuellement sur 50 ans, de 15 a 64 ans le la français(e) moyen(ne) bosse 32 ans et 10 mois (riches heritier(e)s oisifs(ives) compris(es) il est vrai) . Demander plus de 42 ou 43 ans en repoussant la date de "liberation" me semble compliqué.

Bon c'est une moyenne, mais c'est a se demander si ça vaut encore le coup passé 50 berges d'être "inséré" quand on a pas un boulot "plaisir".
a écrit le 07/10/2019 à 17:13 :
"Ce niveau rejoint celui du début des années 1980"

Pour la retraite, c'est donc le retour a l'ancien monde.
Réponse de le 08/10/2019 à 13:05 :
... comme dans de plus en plus de domaines, hélas !!
Réponse de le 09/10/2019 à 8:05 :
@lachose

La comparaison est intéressante, en 80, avant que ça ne passe a 60 ans, les cotisations regime general et arrco, pour l'employé de base, salarial et patronal c'etait 17.3% du brut pendant 37.5 ans Fin 2017, rg arrco agff, 27.5% pendant 42 a 43 ans. Delevoye parle de 28.12%
L'effort a fournir n'est pas du tout le même, et l'esperance de qu'on nous promet, hum hum.
Il y a quelques jours il y a eu une polemique sur une pauvre femme de 60 ans morte dans son lit a mulhouse, d'une crise cardiaque. Faire un infarctus au repos faut vraiment être fatigué de vivre. 60 ans, ça fait née en 1959, si elle a commencé sa carriere a 18 ans, c'etait en 1977 avec le premier plan Barre pour l'emploi des jeunes. On entre dans la generation qui n'a connu que la crise. Et vraiment pas sur qu'on vive aussi viieux que ça. Les conditions de travail, de chomage de precarité, l'exposition a de nouveaux polluants, les canicules... Mzeme pas besoin de reformer, ça va se reéquilibrer tout seul. La nature est bien faite finalement
a écrit le 07/10/2019 à 17:08 :
Cette article montre bien la nécessité de distribuer des points de retraite gratuits aux chômeurs âgés de longue durée. On va bien en distribuer en grande quantité aux députés pour leurs carrières courtes. Ce serait aussi intéressant de créer un marché des points de retraite: ceux qui en ont trop pourraient ainsi les revendre à ceux qui n'en ont pas assez.
a écrit le 07/10/2019 à 16:37 :
il n'y a pas assez de job en France tous partis en europe de l'est ou à moindre coût sauf à demander de faire aux chômeurs français qui sont qualifiés de faire l’esclave des temps modernes dans les champs agricoles, viticulture que font les Bulgare, Roumains ou l'aide à domicile pour des salaires de misères. La baisse du chômage est surement liée aux nombres de chômeurs qui se désinscrivent par découragement comme les séniors. les statiques sur la création des emplois et du recul du chômage du gouvernement c'est simplement PIPO !
Réponse de le 07/10/2019 à 19:35 :
FAUX .
J'en connais plein , diplomés , partis ailleurs dans le Monde et heureux d'y vivre , ou leurs compétences sont recherchées et bien mieux payées qu'en France pays de pauvres hélas ..
Réponse de le 08/10/2019 à 6:37 :
@ Leon.
Ca c'est bien vrai....
a écrit le 07/10/2019 à 16:32 :
Enfin un article qui parle de la plus grande des discriminations qui existe : malheureusement les Tribunaux l'ignorent complétement, il n'y a AUCUNE jurisprudence sur la discrimination lié à l'age ! ....Alors quand j'entends certains chefs d'entreprise se plaindre de difficulté à recruter ...cela me fait doucement rigoler ( jaune )....
On a beau se maintenir en forme, se tenir au courant du monde, avoir des compétences techniques dans l'entreprise, de l’expérience internationale, parler des langues, rester jeune dans sa tête....pffff : rien. Des petites jeunes aux service RH qui vous balancent dès le début de l'interview : " mais comment expliquez vous ne pas trouver de travail.... qu'est ce qui va pas chez vous ?".
Pour moi, beaucoup trop de chefs d'entreprise ou de service, de RH, sont tout simplement irresponsables socialement.
Réponse de le 07/10/2019 à 16:58 :
parfaitement !!!!!!
le RH c'est scandaleux
Réponse de le 08/10/2019 à 8:27 :
Des jeunes femmes dans les salons qui recrutent, titualire d'un master en RH acheté dans une école à diplomes, qui n'ont jamais travaillé en dehors d'un stage de 6 mois, vous envoie bouler: "l'entretien s'arrête là après 30 secondes de présentaion".
a écrit le 07/10/2019 à 16:27 :
Il est parfaitement évident depuis le début que le choix de faire reposer le financement des retraites quasi exclusivement sur l'augmentation massive de la durée de cotisation n'est pas pris dans l'espoir d'augmenter les cotisations pour servir des retraites correctes, mais bien pour réduire les pensions via une décote massive. L'espérance de vie en bonne santé en France ne dépasse pas 63 ans, et contrairement à l'espérance de vie (tout court), elle n'augmente pas. En d'autres termes, les entreprises savent bien qu'après 60 ans, la santé décline et les pépins de santé et les affections chroniques se multiplient. Donc elles se séparent en masse de leurs seniors et n'en embauchent aucun: c'est un secret de polichinelle. Au-dela de 55 ans, les statistiques de Pôle Emploi sont formelles : la probabilité de retrouver un emploi salarié (même sous-qualifié) est.. inférieure à 1%. Autant dire que sauf à créer son propre emploi, c'est mort. Et 40% des demandes de liquidation de retraite proviennent de personnes sans activité. Autant dire que dans le privé, la plupart des actifs entrent à la retraite en etant au chomage (la plupart du temps non indemnisé). Donc le principal intérêt d'élever l'âge de départ à taux plein au delà de 67 ou 68 ans est bien, surtout dans le privé, de laminer le niveau de pension grâce aux colossales décotes pour trimestres non cotisés. Et ça tombe bien, la France est le pays qui applique les décote les plus élevées d'Europe...
a écrit le 07/10/2019 à 16:25 :
En gros l'idée c'est d'alléger les comptes des caisses de retraite et d'alourdir celle de Pôle Emploi.
a écrit le 07/10/2019 à 16:10 :
Licenciement économique à 53 ans, cadre salarié du privé expérimenté, qualifié, maîtrise de l'informatique, mobile géographiquement avec une certaine modération salariale. Aujourd'hui 57 ans en très bonne santé malgré un divorce, l'allocation spécifique de solidarité, la précarité et toujours en recherche d'emplois 4 ans après des centaines de candidatures avec 98,99% sans réponse et 4 réponses négatives, 2 contacts téléphoniques sans suite. Une étude commandée par le conseil régional d'Occitanie sur l'âge des recrutements des entreprises en 2018/2019 résultat entre 27 et 38 ans. Je suis favorable au travail au-delà de 62 ans. Ma situation personnelle me fait dire que la réforme sur l'allongement sera un échec et enverra les plus de 43 ans dans la pauvreté dans notre pays.
Réponse de le 07/10/2019 à 18:23 :
Vous faites partie des sacrifiés du système. Pour vous, il est hélas à craindre que le problème du financement de la retraite ne se règle pas par une durée d'activité plus longue, mais par une sous activité jusqu'à la retraite et une pension minimale laminée par les décotes, malgré vos 30 et quelques années de cotisations à ce jour. Notez bien que je compatis sincèrement : j'ai un profil comparable au vôtre et votre tragédie me pend au nez.
Réponse de le 07/10/2019 à 20:23 :
La réforme des retraites Macron ne doit pas passer tant que le taux de chômage est si élevé car 8% ou 8,5% c'est un des taux les plus élevés de l'OCDE. En effet avec un taux de 5% par exemple ce sont de centaines de milliers de personnes qui cotiseraient à nouveau donc cela renflouera les caisses d'autant, alors pourquoi vouloir réformer dans l'immédiat tant que cet effort de faire baisser le chômage par le gouvernement n'est pas réalisé?! En tout cas, en 2022, Macron tu n'auras pas ma voix!
Réponse de le 08/10/2019 à 12:29 :
helas pour vous, il est probable qu un jeune fera le meme travail pour bien moins cher. donc pourquoi une entreprise embauchera quelqu un qu elle devra payer plus ?
Quand ma societe a coulé, j ai du rechercher du travail (a 39 ans). Rien trouve en France et je suis alle en RFA.

Juste pour info, le salaire max qu on me proposait en France etait 20 ou 30 % inferieur a mon salaire passé. Et j ai decouvert que le salaire d embauche d un jeune inge etait le meme que quand j etait sortit de l ecole 15 ans avant (et pourtant le cout de la vie (et surtout du logement) a explosé)

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