Emploi : les vraies raisons des vagues de départs des salariés français
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La plupart des grandes catégories de salariés du privé sont plus mobiles qu’avant la crise sanitaire, explique l'Insee.
Reuters
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La plupart des grandes catégories de salariés du privé sont plus mobiles qu’avant la crise sanitaire, explique l'Insee.
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Grande absente des débats lors des européennes et des législatives, la mobilité professionnelle est pourtant au coeur des préoccupations des salariés. Aux Etats-Unis, les flots massifs de démissions ont déferlé sur le marché professionnel au lendemain de la pandémie. Après les multiples confinements, des millions de salariés avaient claqué la porte de leur entreprise alors que le virus continuait de sévir dans le pays.
Outre Atlantique, les observateurs n'ont pas hésité à parler de « Grande Démission» («Big Quit »). Stupéfaits, les milieux patronaux ont tiré la sonnette d'alarme face au manque criant de main-d'oeuvre au moment où il fallait relancer l'économie américaine. En France, les entreprises du privé et du public ont également enregistré des vagues de départs ces dernières années. Certains commentateurs n'ont pas hésité à parler d'« épidémie de flemme ». Accusés de faire moins d'heures et d'être moins impliqués, les Français auraient subi « une perte de motivation » pour leur travail.
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Derrière ces mouvements brusques de salariés, il existe en réalité des raisons plus complexes à déchiffrer. Dans sa publication annuelle phare sur l'emploi dévoilée ce lundi 22 juillet, l'Insee et la Dares (le service statistique du ministère du Travail) ont passé au crible les motivations des salariés prêts à quitter leur entreprise et battent en brèche certaines idées reçues. « La mobilité des salariés par rapport à la période d'avant crise sanitaire a augmenté », explique à La Tribune, Vladimir Passeron, chef du département de l'Emploi à l'Insee. « L'année dernière, on avait vu qu'une plus grande part des salariés avaient changé d'entreprises. Un an plus tard, cela se confirme. La plus grande mobilité semble se pérenniser », complète-t-il. Pour résumé, le statisticien affirme que « ce n'est pas le big quit. C'est plutôt une grande rotation qu'une grande démission ».
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