En 2021, 650.000 contrats d'apprentissage ont été signés, la part des profils diplômés croît fortement
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Mettre les demandeurs d'emplois, et en particulier les jeunes, en formation. Tel est le choix fait par le gouvernement pour s'attaquer au fléau du chômage de masse et cela se traduit dans les chiffres : quelque 650.000 contrats d'apprentissage ont ainsi été enregistrés par le ministère du Travail à la mi-décembre, soit une hausse de 25% par rapport au nombre déjà record de 2020, a indiqué jeudi le ministère du Travail.
Mais, bémol apporté mardi par la Cour de comptes sur ce dispositif censé réduire la part importante du chômage chez les jeunes en France. D'ores et déjà, le taux d'activité chez les jeunes est 3 points au-dessus de son niveau d'avant-crise pour atteindre 41% à la fin du troisième trimestre 2021, note l'Insee. Mais les effets de l'apprentissage sont en réalité contrastés :
Accessible aux jeunes de 16 à 29 ans, l'apprentissage repose sur le principe de l'alternance entre enseignement théorique et formation au métier chez l'employeur avec lequel l'apprenti a signé son contrat.
De fait, si la progression en 2021 concerne tous les niveaux de diplôme, elle est plus forte dans l'enseignement supérieur, et particulièrement pour les niveaux supérieurs au bac+3 (Master).
Au contraire, défend-on au ministère, "cela correspond à une vraie professionnalisation de l'enseignement supérieur". L'apprentissage se développe "fortement dans le tertiaire (comptabilité, gestion, ressources humaines, communication...), un secteur où il est important que les formations soient en lien direct avec le monde de l'entreprise", souligne-t-on.
En 2020, en pleine crise Covid marquée par les confinements et les aides aux entreprises, la hausse des contrats avait été de plus de 42% avec au final 525.600 contrats recensés pour les secteurs privé et public.
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Ces aides exceptionnelles ont été prolongées jusqu'au 30 juin 2022. La prime - 5.000 euros pour un mineur, 8.000 pour un majeur - rend le coût de la première année quasi nul pour l'employeur.
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L'argent public dans l'apprentissage est aussi un investissement rentable selon une étude du cabinet Astérès. "Sur quatre années, l'apprentissage génère 425.000 emplois supplémentaires, 41 milliards d'euros de valeur ajoutée et rapporte 11 milliards d'euros aux finances publiques", notait-il récemment.
La hausse des contrats s'explique notamment par la réforme de 2018, qui a libéralisé l'apprentissage à la fois sur les conditions d'entrée et sur l'offre de formation.
Le chiffre définitif du ministère, qui sera connu courant janvier, sera encore plus élevé car des contrats conclus en décembre continueront d'être transmis en début d'année prochaine.
(Avec AFP)
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