En dépit du virus, Bercy tente d'accélérer le plan de relance
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Le ministère de l'Economie navigue en eaux troubles. Le dernier tour de vis annoncé par Jean Castex jeudi soir sur la généralisation d'un couvre-feu sur l'ensemble du territoire à 18 heures complique la tâche des fonctionnaires et agents en charge de la mise en oeuvre du plan de relance. Lors de la présentation du dernier rapport d'activité 2019/2020 de la direction générale des entreprises (DGE) ce vendredi 15 janvier, le haut-fonctionnaire et responsable Thomas Courbe a rappelé l'immense liste des tâches qui attend ses équipes après "une année 2020 hors norme".
Si le gouvernement maintient sa prévision de croissance à 6% en 2020, la Banque de France dans sa dernière note de conjoncture s'attend à une perte de PIB d'environ 7% pour le mois de janvier après un dernier trimestre 2020 en territoire négatif.
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La propagation du virus partout en Europe au début de l'année 2020 a précipité l'économie française dans une violente et durable crise. La persistance du virus oblige les autorités a prolongé sans cesse les mesures d'urgence dans le contexte de cette pandémie à rallonge. Si le début de la campagne de vaccination a donné des lueurs d'espoir dans les milieux économiques et financiers, le durcissement des mesures d'endiguement dans la plupart des pays européens et la saturation des services sanitaires dans les zones les plus affectées repoussent sans cesse le début d'un rebond économique durable et solide. Face à ces périls, la direction de Bercy a été fortement mobilisée pour gérer le fonds de solidarité. "Sur l'évolution du fonds de solidarité, nous cherchons dans une telle période à mieux couvrir les entreprises les plus touchées, et mieux les accompagner en sortie de crise" signale Thomas Courbe.